mardi 1 janvier 2013

Molester Man

Tout commença sur 2ch.
Il y a de cela un moment, un anonymous y créa un sujet de discussion dans lequel il racontait comment il avait été prit pour un stalker. Cette méprise entraîna une série de rencontre. Ces rencontres formèrent une histoire.
Cette histoire, Yoko, le talentueux auteur d'Onani Master Kurosawa, s'en empara et en fit un manga.

Et quel manga.



Titre  : Molester Man
Titre original : Chikan Otoko
Support : Manga (doujin)
Genre : Comedy, Drama, Romance, Seinen
Publication : 21 chapitres, série terminée.
Auteur : Yokota "Yoko" Takuma



Ainsi donc, nous autres lecteurs atterrissons dans les baskets d'un brave jeune homme de 20 ans qui, en suivant d'un peu trop près une charmante demoiselle, se verra offrir un aller-simple par la case garde-à-vue. Il faut dire que ladite demoiselle ayant par le passé eu affaire à un stalker récalcitrant, un rien la fait paniquer.
Mais à force de clamer son innocence, la méprise est finalement levée. Par ailleurs, les rencontres à répétition avec la charmante demoiselle sont l'occasion pour notre héros de nouer un début de relation...
... Et comme notre héros est un looser d'otaku pur jus, autant dire qu'il s'agit de la chance de sa vie !
Nous suivons donc l'évolution de cette relation naissante, au travers de ses rapports réguliers faits aux habitants de 2ch.

Si ce modus operandi vous est familier, c'est que vous avez sans doute fait le rapport avec L'homme du Train (Densha Otoko), dont le héros adoptait une manière similaire de raconter son histoire. Les personnages de Molester Man y font parfois directement référence et l'auteur Yoko réemploie le système des surnoms... en y ajoutant sa patte personnelle. Si les personnages principaux de L'homme du Train étaient désigné par des pseudonymes comme "Densha" ou "Hermès", ceux de Molester man ont droit à du "Molester" (le héros, donc), "Miss Understanding", "Kansai" ou même "Loli".
En fait le titre même Chikan Otoko peut sans problèmes passer pour une parodie de Densha Otoko.


Molester retrouvant Miss Understanding.


Autant vous prévenir de suite, si vous pensez pouvoir prédire la suite des opérations à partir du point de départ donné plus haut, vous vous trompez.
Assez tôt, l'histoire va connaître un tournant. Pas un virage soudain, mais une tranquille, naturelle rotation. Si la totale véracité de cette "histoire vraie" reste à confirmer, elle possède cet on ne sait quoi d'imprévisible et finalement "logique" (ou implacable, choisissez) qui caractérise la réalité. 
Le réalisme est un aspect important de l'histoire, mais ça ne l'empêche pas de s'abandonner à quelques délires de bon aloi dans lesquels Molester laisse ses pensées énergiques déborder sur toutes les cases.




En parlant de cases, passons rapidement sur l'aspect visuel : 
On reconnait sans mal la patte de l'auteur d'Onani Master Kurosawa, avec quelques années de maîtrise en moins toutefois, Molester Man étant paru avant OMK. Il ne faut pas beaucoup de doigts pour compter le nombre de décor que Yoko aura dessiné. Mais dans la mesure ou le récit est extrêmement focalisé sur les personnages, leurs discussions et/ou leurs échanges de mails, la simplicité du trait est totalement dépassable. De toute façon, tout ce que l'on est en droit d'exiger est que les personnages soient expressifs. C'est le cas. Foutrement le cas. Donc bon.

Le récit est ainsi majoritairement composé de discussions et de longs échanges de mails (surtout dans la première moitié). Un autre auteur que Yoko aurait rapidement fait tourner ces échanges en quelque chose de super laborieux et lourd à suivre. Mais ici, on a rien de moins affaire qu'à du développement de personnage at his finest. Ce n'est pas toujours passionnant, ça n'a pas vocation à l'être, mais ce n'est jamais rébarbatif, c'est simplement la parfaite illustration du procédé qui consiste à laisser des personnages discuter, de tout, de rien,  en se balançant une petite vanne de-ci de-là, jusqu'à la fin de la discussion. Et ce n'est qu'une fois cette discussion terminée que l'on réalise l'évolution, subtile, qui a eu lieu entre les deux personnages.

C'est juste de la fucking maîtrise ça mes enfants.
21 chapitres de fucking maîtrise.

En terme de rythme, n'ayons pas peur de parler d'un début lent... comme tous les grands huit, si vous voyez ce que je veux dire. Parce que niveau loopings émotionnels, je met mon Seal of Approval, mon Quality Award et mon Satisfait ou Remboursé d'office. Mais vraiment, hein.

Je n'aime pas donner le moindre détail sur le déroulement global d'un truc que je recommande, je ne voudrais pas gâcher la moindre impression, alors je vous dirais simplement que Molester Man fait partie de ces courtes oeuvre qui ne demandent pas plus d'une grosse soirée de lecture. Mais au terme de cette soirée, vous devriez vous sentir comme si vous veniez de conclure un périple qui aura duré plusieurs années. Et avec un peu de chance, vous aurez l'impression d'être un peu différent du moment où vous l'avez commencé.
Différent et meilleur.







Si vous avez lu et apprécié Onani Master Kurosawa, jetez-vous sur Molester Man sans hésitation, il ne fait que confirmer la maîtrise de Yoko pour des sujets tels que la remise en question, les relations, qu'elles soient amicales ou amoureuses et la maturité (même si pour Molester Man, je dirais que c'est un chouïa plus compliqué). 
Et si vous n'avez pas lu Onani Master Kurosawa... vous avez ces deux mangas de Yoko  à rajouter d'urgence à votre liste.

Pourquoi ?
Parce qu'ils font partis de ces œuvres qui peuvent rendre meilleurs.



Franchement, ce serait ballot de s'en priver, hein ?

samedi 30 juin 2012

Avant-première Les Enfants Loups, Ame & Yuki.


Lundi soir, c’était l’avant-première mondiale à Paris du dernier film de Mamoru Hosoda, Ookami Kodomo no Ame to Yuki, traduit Les Enfants Loups de par chez nous.
J’y étais.

Je m’en suis pas encore remit.


Et je sens que ça va prendre longtemps, loooongtemps, avant que je puisse penser à ce film sans avoir les tripes qui se serrent.
Pour la faire courte, j’ai rarement (jamais ?) été autant bouleversé par un film.
Je veux dire… tel que vous me lisez, je viens tout juste de cliquer sur le lien qui confirme ma précommande du cd single de l’ending du film.

Je n’achète jamais de cd.
Jamais.

… Et là, je viens d’acheter un cd audio d’un ending que j’ai entendu qu’une seule fois et dont je ne me souviens même pas de l’air.
Et le meilleur ?
Envoie Fedex. 17€.
Pour un CD audio avec deux musiques dessus.


…… Vous commencez à le visualiser, le niveau du coup de cœur ?
Okay, reprenons.


Fuck Yeah!


Lundi 25 Juin 2012, donc, avant-première mondiale des Enfants Loups, un mois avant le Japon. Dans le genre exclu de ouf… Si je devais rationnaliser ça, je dirais que l’extraordinaire avant-première de Summer Wars il y a deux ans a dû pas mal aider.

Summer Wars, reparlons-en.
Mon article de l’époque vous confirmera que j’en garde un souvenir du CHARISME. Voilà un film qui, avec l’ambiance incroyable qui régnait dans la salle, vous foutait une oméga-pèche de tous les diables. Avec ce film, Mamoru Hosoda me tenait par les couilles, et serré.
Je ne parlerais même pas de la séance de dédicace un rien improvisée qui s’en est suivit, où une trentaine de quidams avait pu tailler le bout de gras avec le Monsieur (fort sympathique) puis repartir avec un zoli dessin de la main du Maître.

S’en est logiquement suivit pour moi le visionnage de La Traversée du Temps, son précédent et premier grand film, et je dois dire que ce fut… mitigé.
De base, je suis excessivement tatillon sur la question des voyages temporels, j’ai globalement trouvé le film assez mou, bref… la pression sur mes couilles s’était pas mal adoucie.

Et me voici, le jour de l’avant-première, quelque peu circonspect. Les différents trailers sur Les Enfants Loups laissait présager une ambiance plus proche de La Traversée du Temps que de celle survoltée de Summer Wars. Du coup, j’étais un peu…
Non, l’un comme l’autre, j’étais certain que j’allais voir un bon film.
Parce que hey, avec une affiche pareil, impossible de se planter.

Mon optimisme s’était déjà vu donner un fameux coup de pompe au derche un peu avant la séance, lors de la séance de dédicace organisée au dernier bar avant la fin du monde.
Une fois encore, c’est un Mamoru Hosoda souriant au possible qui a offert son petit dessin à chacun des 40-50 fans qui avaient fait le déplacement.


Celui-là, je veux me faire incinérer avec.



Et donc, le film.

Joli, vraiment, avec quelques plans superbes. Une animation pas extraordinaire en soi, mais très, très correcte.
J’ai entendu des gens débattre de la présence ou non de prises de vue réelles et de l’usage fréquent ou pas d’éléments 3D.
Perso, je m’en branle. Des deux mains.
Une bande-son agréable, avec une fois encore de belles pièces dans le lot. Mais je garde assez peu de souvenirs des bande-son en règle générales, donc je ne suis pas le mieux placé pour juger.
Bon, et l’ending je m’en souviens pas vraiment, si ce n’est que je l’ai adoré.


Et l’histoire.

*Profond soupir*
Comment vous dire…
Je me demandais si j’aurais droit au style Traversée du temps, au fun en barre de Summer Wars…
Au final, j’ai eu ce que je pouvais espérer de mieux : un truc auquel je ne m’attendais pas.

Nous suivront donc sur plus d'une dizaine d'année la vie d'Hana, une jeune fille qui tombe amoureuse d’un homme-loup, lequel lui donnera deux enfants… « métisses ».
Mais le père décède tragiquement peu de temps après leur naissance et Hana doit élever ses enfants seule.
Face au danger que représente un environnement trop peuplé pour ses enfants, elle décide de les emmener vivre à la campagne…

Comprenons-nous.
Je suis victime de ce qu’on appelle un coup de cœur. Tel que vous me lisez, je suis l’antithèse de l’objectivité.
Objectivement, le film n’est pas aussi puissant que je m’apprête à vous le dire. Y a des défauts dans la narration et l’évolution que moi-même je garde en mémoire, entre autre.
Mais, hey, objectivement, je m’en fous.
J’ai pris ce film dans la gueule.

Donc.
Si je devais décrire le film rapidement, je dirais qu’il est… émouvant. Pas juste « émouvant », vraiment… émouvant.
Parce qu’il est juste.
L’histoire est menée avec justesse.
Les personnages, pour la plupart, sont écrits avec justesse.
Les thèmes de la parentalité, de l’éducation ou simplement des différentes phases de la vie des enfants sont introduits avec justesse.
Je veux dire… des films sur des parents ou simplement des mères du charisme, j’en ai vu quelques uns. Mais pour la première fois, par le biais d’Hana, maman déterminée et d’un dévouement total et néanmoins naturel pour ses enfants (un aspect naturel qui m’a particulièrement marqué, surtout mit en contraste avec un autre personnage qui apparait vite fait), j’ai réellement eu un fragment, un bout d’aperçu de ce que ça pouvait faire d’être parent.
Et ça me colle une angoisse monstrueuse.
Alors qu’à moins d’un gros pépin, c’est pas demain la veille que j’aurais un gosse, hein.
Mais quand même.

Je m’abstiendrais d’en dire trop, bien sûr, simplement après avoir vu ce film, vous regarderez d’un autre œil les mères apeurée en voyant leur shônen de fils quitter la maison pour aller sauver le monde.
Mais vraiment.

Alors non, je  ne trouve pas ce film parfait. Certains personnages m’ont paru maladroitement négociés, certains trop peu intéressants, certains passages n’ont pas la force qu’ils auraient mérité d’avoir…

Mais voilà.
Les Enfants Loups est un film magnifique qui m’a profondément bouleversé et qu’il faut que vous voyez.
Y a des chances que vous ne soyez pas aussi marqué que moi, c’est même très probable.
Mais que ça ne vous empêche pas de payer votre ticket pour aller le voir quand il sortira le 29 août.
Objectivement ou pas, vous passerez un bon moment.
Promis.


En tout cas, je remercie Kaze et Eurozoom pour cette avant-première du charisme.
Et bien sûr, je remercie Mamoru Hosoda parce qu’il est sympa et surtout parce qu’il m’a remué les tripes deux fois de suite et d’une manière totalement différente à chaque fois.

Ça fait bizarre, mais je regrette pas.


Vivement la prochaine fois.






Et tant que vous y êtes, passez faire un tour à l'expo dédié au film à la galerie Arludik.
Et on me chuchote dans l'oreillette qu'il y aura des goodies du film trouvable à la Japan Expo.
J'aime ce film, je vous l'ai dit?


mercredi 27 juillet 2011

Pourquoi personne n'a le droit de vivre sans avoir lu The Lucifer and Biscuit Hammer... Bordel!







On le sait tous, l’un des plus grands plaisirs du geek est le partage. 
Oui, oui.

Discuter d'une série, débattre de son contenu, s'en émerveiller ou troller dessus comme un porc sont de ces activités qui comme les orgies ne peuvent s'effectuer qu'à plusieurs et peu de choses sont aussi gratifiantes que de d’aiguiller par la force un proche vers une œuvre appréciée pour alors procéder à un échange d’avis. Il conviendra ensuite de s'en féliciter si votre engouement est identique, ou bien de salader ledit proche à coups de pelle si celui-ci émettait un avis négatif sur l'œuvre si généreusement proposé.
En effet, il arrive que l’on se trouve marqué par un manga, un anime, un film, une recette de cuisine ou une position du Kamasutra dont on n’avait pas ou peu entendu parler auparavant et qui atteint à nos yeux le statut de perle. Mais lorsque l'on réalise être le seul quidam parmi son cercle de connaissances à avoir jamais posé les yeux sur cette fameuse perle, c’est le drame. Vos proches sont alors condamnez à vous apparaître comme de malheureux incultes tandis que vous vous retrouvez à ruminer des critiques mentales enthousiastes dont personne ne profitera jamais.
C’est ce qui m’est arrivé (et continue de m’arriver) avec un manga de haute qualitay qui demeure inconnu d’une trop grande portion de l’otakisme français… et ça me fait chier.

Pourquoi ça me fait chier ?

Parce que le manga en question est juste BIEN.
Pas juste bien.
Juste BIEN.

LE BIEN.

THE BIEN.

DAH SCHON, MERDE !

Et que les gens autour de vous ne soient pas au courant… enfin, vous savez ce que c’est quoi. Cet intense, lancinant, hauuuuutement désagréable sentiment de supériorité que votre modestie naturelle vous pousse à détester. Cette impression de savoir quelque chose d’extraordinaire qui vous octroie à coup sûr une longueur d’avance sur le reste de l’humanité... c'est si pesant.
Vous n’avez alors qu’une seule pensée en tête, qui vous obsède, vous taraude sans répits…

« Ce manga est BIEN. Il faut le faire savoir… »


… Heureusement pour nous, j’ai un blog.

Et comme diraient mes amis imaginaires : « Si tu veux éduquer les masses, écris un article, bordel ! ».
Par ailleurs, depuis les sorties dans nos contrées de The World God Only Knows, Deadman Wonderland et Kara no Kyoukai, preuve est faite que l’ensemble des éditeurs français sont des lecteurs assidus du Grimanoir qui n’attendent qu’un mot de ma part pour déceler les perles que la japanime a à nous offrir !
En plus, l’air de rien, ce sera mon premier article publié sur Nanami. S’agit de mettre les bouchées doubles !
Je vais donc de ce pas et sous vos yeux accomplir mon devoir de blogogeek en distillant la bonne parole… mais en y mettant les formes.
Car à tout seigneur, tout honneur et quitte à vouloir transmettre l’intégralité de sa PASSION, autant y aller FRANCO.
Je n’ai qu’un objectif : vous CONVAINCRE. Une seule ligne éditoriale : vous VENDRE DU RÊVE. Alors OUBLIEZ tout ce que vous avez bien pu lire de pertinent sur l’art de la critique ou l’objectivité en dix leçons.
La joie va transpirer, la PASSION couler à flot et les superlatifs tomber aussi drus qu’une pluie normande un jour d’automne toute l’année.
A partir de TOUT DE SUITE, c’est le fanboy qui parle et ça va CHIER, alors...




Oh ouais.






"Un matin, quand je me suis réveillé, il y avait un lézard sur mon lit.
Nous nous sommes regardés lui et moi, et le premier à briser le silence...
... fut lui.

 Je suis le chevalier Sir Noi Crezant. La Princesse protège cette planète, toutefois un grand nombre de sorciers maléfiques est apparu. Je suis venu solliciter vos nobles services dans l'espoir de sauver le monde de la destruction.


... Dehors, il faisait beau."

Et ce n'est qu'un début.





Titre  qui déglingue : THE LUCIFER AND BISCUIT HAMMER
Titre original moins clinquant mais qui poutre quand même : Hoshi no Samidare
Support : Manga uniquement (Mais que fait Gainax ?!)
Genre : Comédie/aventure/romance/perfection !
Publication : 10 tomes de pure awesomeness, série finie avec classe et style fin 2010.
Auteur charismatique : MIZUKAMI Satoshi



The Lucifer and Biscuit Hammer, donc, que j’appellerais THE LUCIFER tout au long de l’article par commodité et surtout parce que ça suinte le RESPECT.
Selon l’un des trop rares articles français sur le manga, écrit par Sirius, celui-ci indique que le « Biscuit Hammer » aurait un rapport avec la chanson éponyme du groupe The Pillows.
Je veux bien le croire, la chanson déboîte.

Ce détail réglé, penchons-nous maintenant sur…





DAH STORY ! 

Si les premières lignes du récit rapportées au-dessus ne vous ont pas suffit, voici l’AWESOME résumé de l’AWESOME histoire qui vous attend dans l’AWESOME THE LUCIFER.

Yuuhi Amamiya, avisé et pragmatique étudiant de 18 balais, se réveil un matin avec un visiteur écailleux sur ses draps. Lorsque ce dernier lui confie une mission de la plus haute importance impliquant la survie de la planète elle-même, Yuuhi n’hésite pas.



Parce que Yuuhi, la survie du monde, c’est pas qu’il s’en branle des deux mains, mais un peu quand même.
La faute à un passé pas simple qui en a fait un garçon un tantinet amer.



Seulement voilà, ces raclures de forces du mal ne lui demandent pas son avis et ce n’est que de justesse que Yuuhi échappe à une mort certaine, grâce à l’intervention d’une charmante jeune fille d’un prototype de la surpuissance : Samidare « Sami » Asahina, 16 ans et fameuse princesse à la tête des défenseurs de la Terre.

Tu la sens ma surpuissance?

Ainsi, Yuuhi, Sami, Noi et les autres chevaliers – les Beast Knights – aidés de leurs animaux respectifs vont devoir se sortir les doigts du cul et unir leurs forces pour sauver la Terre des hordes de Golems, du mage maléfique et de son terrrrrifiant Biscuit Hammer prêt à défoncer la planète d’un seul coup !

DAH BISCUIT HAMMER, on vous dit!

Si le pitch vous semble déjà raisonnablement barré… c’est que vous êtes facilement impressionnable et un rien crédule.
Un jeune héros qui se range du côté de la justice ? Une princesse déterminée à protéger la Terre ? Et pourquoi pas une troupe de chevaliers dévoués à leur cause possédant chacun un animal totem, avec éventuellement une armure qui brille et une tendance à l’homo-érotisme freudien ?






ER-REEUUUUUUUUUUUUR !


Malgré l’envie, je m’abstiendrais de spoiler les véritables motivations de Sami et la réaction de Yuuhi qui font là une grosse partie du sel de la série, et permet de progresser dans l’histoire avec constamment un deuxième niveau d’intrigue. L’auteur cumule ainsi détournements sur détournements des codes du genre et fait monter la sauce jusqu’au dénouement parfaitement EPIQUE.
Pas moyen de s’ennuyer. TOUT est intéressant et rondement mené de A à Z (et pas sur un AZERTY) au fil des dix tomes, qui paraît avec le recul un excellent format. On sent que l’auteur a conduit son histoire là où il voulait en suivant les meilleurs chemins. C’est clair, net et concis tout en prenant son temps, qualités qu’on ne trouvera généralement jamais dans un grand shōnen populaire pour d’évidentes raisons (que Bakuman nous a récemment expliqué de manière très lolesque, au passage). Notez que je ne me fais pas d’illusions, monsieur Mizukami n’a sans doute pas fait son manga libre de toutes contraintes… sauf que ça se voit carrément pas~. Le mec s’est fait plaisir et nous aussi.

Bref, la personnalité du duo principal, leur relation, leur évolution et plus généralement celle de chacun des personnages de la série est indéniablement le point fort de THE LUCIFER, ce qui m’amène à embrailler de suite sur…



LES GOD DAMN PERSONNAGES !!

C’est simple : pas UN perso n’est à jeté dans l’ensemble du casting (Plus d’une trentaine si on compte les animaux), un pur sans faute de PGM, un perfect de warrior, un chuck-norrisme à l’état brut.
Entre le charismatique martialiste de la justice, le rival sympa mais glauque… mais sympa, le jeune-vieux pas très à cheval qui aimerait bien l’être, le fameux mage démoniaque ou même toute la clique des Beast Knights, on ne tape que dans la qualitay. Sans être approfondis outre-mesure, chaque personnage dispose d’une personnalité notable et attachante. On trouve bien sûr des stéréotypes, mais ceux-ci sont maniés avec adresse, pour donner des caractères à la fois familiers, crédibles et, d’une certaine façon, vivants.

Tu vas le sentir passer, mon gros charisme.

Pour faire bonne mesure, les Beast Knights disposent tous d’une habilité spéciale dérivée de leur pouvoir, le « Domain Control ». C’est un peu casse-couille à décrire, alors vous vous ferez votre idée. Une habilité souvent très basique qui demande à son utilisateur de faire preuve d’astuce s’il veut se sortir d’une embûche en moins de deux morceaux. Ce qui permet des scènes d’une badasserie décapante. Il est d’ailleurs amusant de constater que dans un manga, plus le pouvoir de base obtenu au début par le héros est pourri, plus celui-ci sera amené à devenir un Dieu (si t’en est que l’auteur soit un minimum doué), Luffy témoignera, je pense.

Le background, l’évolution, la caractérisation de chaque personnage est dosée en fonction de son degré d’implication dans l’histoire. On en sait toujours assez, pas tout, mais suffisamment pour apprécier les interventions de tout le monde. Une fois de plus, l’auteur a géré sa mère.


A côté de ça, THE LUCIFER et ses personnages savent porter fièrement le statut de comédie de la série, donnant de leur personne pour accomplir des gags misant sur l’humour à froid et les comportements un rien décalé (Yuuhi est sans doute l’un des pervers les plus DIGNES de la création).

Non, je n'ai pas trafiqué cette image (et non, ce n'est pas Yuuhi).


Mais ne croyez pas que tout ce petit monde va se contenter de rigoler pendant dix volumes.
C’est une guerre.
Et la guerre, c’est moche, c’est sale et ça tue.
Il y aura des morts, du sang, des larmes, des cris, des genoux écorchés, des chemises chiffonnées, des gros mots et même des bobos au doigt.
Vous êtes prévenus, venez pas pleurer.

Semée d’embûches, la route de ces Beast Knights sera l’occasion pour eux d’évoluer. L’exemple le plus éloquent étant bien sûr Yuuhi, qui se trouvera complètement métamorphosé par cette aventure parfois dure mais chaque fois enrichissante.



DI GROSSEUH CONCLUZIONNE ! ACH!

Je vous avais prévenu et ça ne vous aura de toute façon pas échappé, j’ai laissé l’objectivité au placard pour cet article. Cela m’a par exemple permit d’éluder la question des graphismes parfois inégaux… parce que c’est pas qu’on s’en branle, mais beaucoup quand même. D’autant que récemment, surtout en sortie de ciné, j’ai trop souvent eu des pensées connes du genre « Le scénario pêche mais c’est vrai que graphiquement c’est très joli ! Haha~ »… Alors je dis FUCK ! Et je dis VENGEANCE !


J’ai également pris grand soin de ne finalement presque rien dévoiler du scénario. Je pense que THE LUCIFER ne peut se savourer pleinement que si l’on découvre soi-même toute l’aventure en allant de surprises en surprises.
Et des surprises, il y en a.

Je vous certifie donc sur l’honneur que THE LUCIFER vous fera passer un excellentAWESOME moment de lecture. Armé de ses réflexions adultes et de son ton résolument décomplexé, envahi de personnages tous plus dégoulinants de JOUISSIVITUDE (et là on part sur les termes qui veulent rien dire) les uns que les autres et apothéosé par un final qui vous fera vous sentir INVINCIBLE, vous surkifferez.



Oui mes amis, comme moi, vous surkifferez.




Parce que ce manga est BIEN.












Comme point final, je comptais mettre un joli fanart pour exprimer en une image (vous savez, le truc qui vaut plus que mille mots) tout le bien que je pense de THE LUCIFER. Mais je n’en ai pas trouvé une qui me satisfasse vraiment.
Alors j’ai écouté mes amis imaginaires :
« Si t’es pas content, fais un fanart toi-même, bordel ! »

Donc voilà :



 Oui, je suis dessineux à mes heures et non, il n'y a pas de petit profit. 
En tout cas je pense que ça transmet assez bien le fond de ma pensée et l'ampleur de ma PASSION.



Une prochaine fois, je vous dirais pourquoi personne ne devrait être autorisé à mourir avant d’avoir lu DOROHEDORO.
Bien à vous!

mercredi 16 mars 2011

Comic Live in Paris : Bienvenue au Comipa!

*Passe un coup de balais*
...Voilà, voilà. On vire la poussière et on s'y met, dans la joie et la bonne humeur!


Elle pète pas la classe cette typo, sans déconner? Vive la France, mouahahaha!!


L'air de rien, les conventions en rapport ou dédiées à la japanime ont le vent en poupe dans notre hexagone. Alors certes, le succès n'est pas nécessairement au rendez-vous mais il fait néanmoins plaisir de voir des petits évènements se créer et grandir ci et dans le pays.

Le dernier en date (en vrai j'ai aucune idée de si c'est le dernier en date mais je vais pas me priver d'un petit effet de style) n'est pas des moindres. Il s'agit en effet de l'évènement Comic Live, un des plus grands salons du fanzine au Japon qui débarque le 26 mars à Paris.
Vu que le fanzina, c'est le BIEN, ça fait plaisir de voir un tel event arriver jusque chez nous. Car si le milieu amateur n'est pas tellement mit en valeur dans nos plus massives conventions, il sait se doter de bons coups de pied aux fesses pour redresser le niveau.

Donc pour résumer : de bô fanzines fançais et japonais, des dédicaces, une expo, une conférence sur le dessin manga, des goodies en vrac, du matos de dessin pour dessineux et surtout, de la PASSION!





Et puisque j'ai l'occasion de faire un peu de pub, je vous annonce que je serais moi-même à cet évènement pour y présenter un recueil d'illustrations réalisé en collaboration avec Sedeto et Baka-saru, avec le soutien de la Brigade SOS francophone.
Ce recueil baptisé "SwapZone" sera dédié au Genderswap. Avec une quasi-intégralité d'illustrations en couleur, fleurant bon la classe, le moe et les filles sexy! (Parce qu'il n'est pas question de laisser les yaoïstes se tailler la part du lion, hein les mecs! (et même certaines filles...)).
Alors viola, ça pèse une trentaine de pages, ça va de Mushishi à Umineko en passant par Code Geass, c'est fait avec PASSION et ça n'attend plus que vous!






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Concernant l'avenir du Grimanoir, cet article n'est pas là pour annoncer une grosse reprise des activités dans l'immédiat, mais pour confirmer que le coin est loin d'être laissé à l'abandon. Il se pourrait en effet que j'ai besoin de la place comme avant-poste dans quelques temps.
Car il se passe des choses en coulisse. Des choses dont vous n'avez pas idée...



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J'en profite pour adresser tout mon soutien au peuple japonais face à la situation qu'il doit affronter.
Tenez le coup, les gens!

vendredi 25 juin 2010

Viva VN : Saya no Uta en français.

Dans la lignée de Narcissu, True Remembrance et Katawa Shoujo par Kawa Soft, ainsi que Le Sanglot des Cigales par pbsaffran, une nouvelle traduction de visual novel en bon français vient de faire son apparition. Il s'agit du si spécial Saya no Uta, fermement déconseillé aux moins de dix-huit ans mais fortement recommandé à tous les autres (en tout cas tous les autres qui s'en sentent les tripes, et qui n'ont pas peur d'en voir un gros tas).
Saya no Uta nous narre les déboire d'un jeune homme ayant survécu à un grave accident, mais qui a gardé de son opération de la dernière chance des séquelles pour le moins particulières et glauque... En parallèle à ça, il fait la rencontre d'une mystérieuse et bien jolie jeune fille : Saya...

C'est à Nnuuu~~~ que l'on doit le résultat. Alors on dit bravo, et on dit merci.


lundi 24 mai 2010

Strip Time


Je ferais sans doute d'autres 4koma ou autres strips à l'avenir, c'est bon pour la narration y paraît, alors autant s'organiser.

Et pendant ce temps-là, je me tâte pour me faire une place sur Deviantart. Moi et mes questions existentielles...

mardi 4 mai 2010

Une pelletée pour la route.


En ce moment, j'ai beaucoup de temps libre. Enfin, façon de parler parce qu'avec toutes les choses que j'ai prévu de faire durant mon temps libre, j'ai plus une seconde pour souffler. Et parmi toutes ces choses, il y a la sortie de léthargie de ce blog qui, mine de rien, commencerais vaguement à prendre la poussière.
Donc, comme j'ai découvert pas mal de mangas intéressant ces derniers mois, je vais gagner du temps et des articles en vous concoctant un petit listing accompagné d'impressions, vous en ferez ce que vous voulez.

Let's LagoonPar Okazaki Takeshi

Yamada est un de ces bons vieux lycéens standards, blasé de tout, indifférent à son avenir et affublé d'une coupe de cheveux improbablement hérissée. Son seul soucis dans la vie, c'est de s'être réveillé sur île déserte avec une solide amnésie. Infoutu de se souvenir comment il a atterris dans ce pétrin, il déduit des objets qu'il trouve autour de lui qu'il faisait parti d'un voyage scolaire qui a vraisemblablement mal tourné. Qu'à cela ne tienne, subsistant grâce à des rations de survies, il entreprend de construire un bateau avec les troncs d'arbres qui jonchent son île. Quatre jours après son réveil, il surprend une jeune fille occupée à piller sa nourriture...

A
vec 9 chapitres de sortis au jour où j'écris cet article, difficile de croire que la trame a beaucoup bougé depuis son départ, et cela même si on parle ici de chapitres mensuels. Que nenni! Il s'en est passé des choses en 9 chapitres. Car si tout commence agréablement comme le récit de la vie de tous les jours sur une île déserte entre deux adolescents dans la fleur de l'âge (le temps de s'attacher aux personnages), une suite d'évènement viendra orienter l'histoire dans une toute autre direction, pour le moins surprenante et assez soudaine. Sans trop en dire, j'ajouterais simplement que tout amateur de Lost ne manquera pas d'esquisser un sourire amusé. Y a du mystère, et pas du petit (Le genre qui vous fait dire : "Mais...! Mais merde! Mais... zut, 'tain, mais quoi?", à peu de choses près).

En ce qui me concerne je suivrais assidument la suite, pour savoir de quelle manière l'auteur viendra démêler ses paradoxes. J'en profite pour préciser qu'il s'agit d'un seinen. Ce qui peut avoir son importance concernant le signe sous lequel sera placé la fin...




Sankarea
Par Hattori Mitsuru

Oui, oui, c'est bien le même mec qui a fait Umisho.
Maintenant qu'on a enfoncé la porte ouverte de Captain Obvious, lorgnons le topo :
Furuya est un de ces bons vieux lycéens standards, blasé de tout, indifférent à son avenir et affublé d'une coupe de cheveux improbablement hérissée. Sa seule passion dans la vie, c'est les zombies.
Les zombies...
Boarf, ça ou autre chose...
Sévèrement parti dans son trip, Furuya passe donc son temps entre les films de zombie, la concoction de mixtures déconseillées et le rêve de rencontrer un jour une jolie fille zombie avec laquelle il pourra couler des jours heureux et décomposés. C'est une nuit où il tente de mettre au point une potion de résurrection pour son chat momentanément décédé que Furuya rencontre la belle Sankarea, lycéenne de son état qui fait battre bien des cœurs. De cette rencontre naîtra une relation s'annonçant sous les meilleurs hospices, jusqu'au jour où...

Le point fort de ce manga, c'est sans doute son pitch parfaitement improbable qui attise immanquablement la curiosité, et cela même si la trame est prévisible à cent-lieux (une petite amie zombie, sans déconner, fallait la creuser celle-là...) 4 chapitres à ce jour, c'est encore très peu, mais ça rempli bien son rôle : je continuerais à suivre.




Deus ex Machina
Par Wataru Karasuma

Non, rien à voir avec le corniaud de Miraï Nikki.
Machina est une de ces bonnes vieilles lycéennes standards, blasée de tout, indifférente à son avenir et affublée d'une coupe de chev... Ah non, merde.
Je recommence :

Les "Mécanismes", des androïdes de combat crées par les hommes, sont devenus une menace depuis la fin de la guerre qu'ils ont eu à mener. Certains sont entre les mains d'opportunistes qui se servent d'eux comme gardes du corps ou assassins, d'autres errent sur les terres arides, attaquant tout voyageur.
Afin de remédier à ce chaos, une organisation, l'AMC, envoie différents agents sur le terrain pour éliminer les Mécanismes renégats. L'un d'entre eux, Machina, une jeune fille au caractère exécrable, s'aventure ainsi dans différents villages accompagnée de son Mécanisme, Deus.

Prenez une copie conforme de la princesse vampire de Dance in the Vampire bund, virez le côté fleur bleu et ajoutez-lui une surdose de sadisme et d'égoïsme, mélangez à un arrière-goût de Fullmetal Alchemist, saupoudrez de quelques seconds rôles plaisants et servez avec une identité propre qui se dégage lentement mais sûrement.
La seule chose qui fait suer c'est le gosse pleurnichard qui s'est mit en tête de coller aux basques de Machina, m'enfin c'est bien peu de chose.



Sinon pour les retardataires qui comme moi n'avaient pas calculé que la publication de Gantz avait reprit depuis belle lurette, vous avez 15 chapitres transcendants à rattraper. Sans déconner, en matière de guerre totale on touche au paroxysme.

Sur ce, je m'en retourne dessiner.