lundi 18 août 2008

Fanfiction : Le monde de Suzumiya Haruhi / Prologue

Et voici le prologue de ma fanfiction dédiée à la déesse, bonne lecture!



Le monde de Suzumiya Haruhi

Prologue





« La vie n’est pas un long fleuve tranquille », parait-il… inutile de dire que je soupçonnai l’auteur de cette citation d’avoir un jour navigué sur le Titanic.
Néanmoins, j’avais déjà eu la désagréable possibilité de constater par moi-même que cette fatalité représentait relativement bien la globalité de mon existence, en tout les cas, de mon existence ayant suivie mon intégration au sein de l’atypique brigade SOS…
Car si je devais être un des passager du Titanic, fringuant jeune homme ayant débuté son périple vers la fin du lycée avec un certain optimisme, je me plaisais à comparer Nagato à la mer glacée de l’Atlantique Nord : excessivement froide, impénétrable mais à bien y regarder omniprésente. Le rôle du canot de sauvetage, seul et mince rayon d’espoir dans mon destin tragique, revenait de droit à la douce et rayonnante Asahina Mikuru. Quant à Koizumi…
… il n’avait qu’à faire Dicaprio…
Cela étant, il paraissait désormais désespérément logique que le poste de cet ô combien irritable iceberg responsable du naufrage pur et simple de ma petite vie tranquille, rationnelle et délicieusement banale était attribuée à la seule, l’unique et désespérante d’exubérance, j’ai nommé : Suzumiya Haruhi, le diable…
… même si certains individus composant désormais mon proche entourage préféraient l'appeler plus humblement : « Dieu ».
Suite à cette mémorable collision avec cette misanthrope en puissance, il ne faisait aucun doute que mon Titanic allait couler et toucher le fond pour ne plus jamais espérer revoir un jour la lumière du soleil… triste sort.

Perdu quelque part entre le 36ème sous-sol et six pieds sous terre, je ressassai cette version édulcorée de ce monument du cinéma en essayant de trouver le moyen d’y caser voyages dans le temps, pouvoirs psioniques et ovnis tout en disputant de loin une partie d’échec trainante en longueur avec l’autre et son impérissable sourire… avant de me rendre compte que le monument en question, je ne l’avais jamais regardé en entier…
« Dicaprio, tu meurs à la fin ou pas ? » fis-je d’une voix lointaine en jetant un regard vague vers Koizumi.
Clignant légèrement des yeux, celui-ci me répondit avec son immortelle gaité :
« Je te demande pardon ? »
Me rendant soudainement compte de ce que cette oisiveté prolongée avait finit par me faire dire, je murmurais passivement :
« Non, rien… »
Son sourire fixé à son visage avec de la super-glue, Koizumi retourna à l’observation prolongée de ses pièces, et moi à celle des mouches au plafond…

A l’intérieur du local du club de littérature annexé par un envahisseur au serre-tête jaune, le calme régnait… et s’étalait de tout son long en prenant bien soin de m’écraser au passage. Entre moi et Koizumi, qui semblait bien parti pour battre le record du plus long tour d’échec, Nagato qu’on entendait même pas tourner les pages de son livre et Mikuru qui préparait avec attention son thé revigorant… on ne pouvait pas vraiment affirmer que nous étions entrain "d'apporter le fun dans le monde"
Pourtant, je me devais d’observer le bon côté de la chose… car un tel silence de mort n’avait qu’une seule signification : l’absence de Haruhi.
A mesure que le temps passait, il paraissait d’ailleurs de plus en plus probable qu’elle ne viendrait plus aujourd’hui… du coup, je me demandais de plus en plus sérieusement ce que je fichais à rester ici, à contempler mollement une chaise dans un coin de la pièce…
Mais l’odeur du thé juste à côté de moi me rappela soudainement la raison de cette inattendue persévérance…
Le sourire étincelant et salvateur de la seule déesse que je reconnaissais m’apparut alors, et Mikuru déposa délicatement la tasse pleine du liquide fumant sur la table, avant d’apporter la sienne à Koizumi… c’était court, mais ça valait bien tout ce temps perdu à ne rien faire…
Je bu lentement mon thé par petite gorgées, avant de me replonger dans mes réflexions peut-être légèrement moins lumineuses que le sourire de Mikuru…

Ma tête se tourna lentement vers la quatrième et sûrement la plus invisible des personnes occupants cette pièce…
Nagato était comme de juste plongée dans ce qui ressemblait plus à un dictionnaire qu’à un roman, le regard insondable…
Comme je n’avais réellement rien de plus intéressant à faire dans l’instant, je restais là à regarder l’extraterrestre tourner sobrement les pages du bouquin, me demandant à quoi pourrait bien ressembler une mer violette…
Ça aurait pu continuer comme ça encore de looongues minutes… mais sans que je ne parvienne à le saisir, il se passa alors quelque chose…
... quelque chose d’assez effrayant.

D’une seconde à l’autre, presque instantanément, Nagato était entrain de me regarder, droit dans les yeux. C’était comme dans ces vieux films de série B se prétendant d’horreur, lorsqu’un protagoniste que l’on sait suspect détourne soudainement la tête vers la caméra en lui jetant un regard glaçant, avec en fond sonore une soudaine montée suraigu de violon… c’en était presque… irréel.
Son visage resta tout aussi inexpressif qu’à l’accoutumé, et pourtant, elle avait quelque chose de différent dans ses yeux…
Autour de moi, c’était difficile à expliquer… mais j’avais en cet instant une impression totale de vide, plus de thé de la chaleureuse Mikuru, pas même de sourire réconfortant -quand il n'était pas agaçant- de Koizumi, de Titanic ou de collision… à ce moment, il y avait juste moi, et le regard à la fois vide et perçant de Nagato.

« Réveillez-vous »

Je clignais des yeux... et tout revint en un instant.
La chaleur de la tasse entre mes mains, le bruit mat d’un pion que Koizumi venait de manipuler… et Nagato, aussi absorbée par son livre qu’avant…

… mais avant quoi ?
« Nagato… tu as dit quelque chose ? »
Sans même remuer un cil, elle me répondit sans détacher les yeux de son livre :
« Non », fit-elle simplement.
« Ah… »
C’était plutôt clair comme réponse…
Cependant, malgré les regards quelques peu interrogateurs de Koizumi et de Mikuru, je me permis d’insister :
« Tu en es… certaine ? »
« Oui. »

Le silence… long… vraiment…
… pesant…
Réellement intrigué par cela, et bien décidé à ne pas envisager la possibilité que je sois devenu aussi marteau que notre respectable capitaine de brigade, je fus tenté de demander à haute voix aux trois agaçantes menaces de cette belle chose qu’est la logique -devenue très rare dernièrement- si l’un d’entre eux était télépathe…
Plus mené par l’irritation que par la prudence, j’allais entrouvrir la bouche…

Mais à cette seconde très précise, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour l’en empêcher, le monde s’écroula…



… et Haruhi pénétra en trombe dans la salle du club, le regard flamboyant, usant de sa voix magistrale d’enquiquineuse mondiale pour venir achever de planter un tranchoir dans mon cœur déjà pas mal meurtris par les bêtises à répétition orchestrées par la jeune fille :
« Chers membres de la grandiose brigade SOS ! J’ai une grande nouvelle ! »
« Tu dissous le groupe ? » tentais-je avec espoir.
M’ignorant superbement, Haruhi poursuivit :
« Le moment est enfin arrivé ! L’heure de gloire ! La reconnaissance éternelle dans tous les livres d’histoires ! »
Et sûrement la fin abrupte et douloureuse de ma triste vie…
« L’objectif final de la brigade est en phase de débuter, l’accomplissement de tous nos succès, l’aboutissement de toutes nos victoires ! »
Victoires ? Succès ? Ce pitoyable regroupement d’êtres surnaturels n’a jamais fait qu’arpenter les rues de la ville à la recherche vaine d’évènements paranormaux !
« Dites-nous tout, Capitaine », glissa soigneusement le lèche-botte de service…
Cessant de se faire prier, Haruhi se dirigea d’un pas rapide vers son bureau, où elle grimpa pour se tenir au-dessus de nous, comme si nous faire de l’ombre constituait son plus savoureux plaisir dans l’existence…
Ce fut à ce moment que je remarquais que l’inscription sur son bandeau rouge avait été remplacée dans une écriture approximative et un pseudo-anglais par « World Boss »… oh mon dieu, puissiez-vous ne pas être cette folle…
Levant le poing au plafond, son sourire refusant de décroitre, Haruhi acheva dans une atmosphère où la tension était à son comble :
« Nous ! La légendaire brigade SOS, dans le but éternel de surcharger le monde de fun, allons désormais mettre en place le « plan final » ! »
Le quoi ?
« … la conquête du monde ! »



… …



La quoi?!



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"Réveillez-vous"



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Et voilà, ayant d'autres obligations, les premiers chapitres seront sans doute un peu longuets à venir, mais j'essayerais de maintenir un rythme acceptable.
C'est tout, et si vous avez un commentaire, n'hésitez pas.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Super l'histoire, surtout avec la comparaison avec Titanic et DiCaprio !
J'ai hâte de lire la suite !