dimanche 28 septembre 2008

Top 10 des cooderes.

La mode en ce moment, c'est les top 10.
Alors entre les psychos, les souvenirs, les mechas, les jumeaux et les trucs hors-propos, j'ai décidé de faire le miens.
Le sujet... les cooderes!

(Bien entendu, ce top est totalement personnel)



10 - Aono Morimiya
Malgré une apparence assez fragile, Aono cache beaucoup de choses... la fragilité, la pureté et le mystère... n'est-ce pas tout ce que l'on attend d'une coodere digne de ce nom?



9 - Tamaki Kawazoe

Une coodere otaku, impossible? Que nenni!
Tama-chan, où comment ne pas déballer plus de deux phrases par épisodes tout en distribuant les gnons à répétition.



8 - Hazuki Sakurazaka

Nouvelle venue dans la famille, cette maid maniant avec brio la tronçonneuse peut se montrer sans pitié lorsque la situation l'exige... tout en prenant soin de son Eric adoré.



7 - Mai Kawasumi

C'est en écrivant que je me rend compte à quel point les cooderes sont polyvalentes : une maid, une kendoka et maintenant une épéiste légèrement schizophrène qui danse comme une déesse... Attention à ne pas abuser de la gourmandise...


6 - Minami Iwasaki

Bien que je ne la connaisse que depuis très peu de temps, il émane de cette androgyne une aura de coodereisme qui lui donne tout d'une grande... hem...


5 - Tabatha

Une magicienne maintenant, je disais pas polyvalentes il y a peu?
Malgré cette hécatombe que fut la saison 3 de Zero no Tsukaima, les fanboys de Tabatha auront au moins trouvé leur compte. Mais finalement, je suis un peu déçu qu'elle soit devenu une simple prétendante parmi toutes ces vaches et leurs tours de poitrine de plus en plus surréels...


4 - Kotomi Ichinose

On attaque les choses sérieuses! Véritable coup de coeur en ce qui me concerne, la violoniste pieds nus (Ou serial-killeuse musicale) pourfendeuse de livres reste mon personnage préféré de Clannad (Juste avant Tomoyo)...
... Et cet After-Story qui se fait toujours attendre...


3 - Shiki Ryôgi

Malgré qu'elle ne soit pas une coodere pur jus, Shiki démontre d'indéniable qualité en matière de silence et de réclusion envers le reste de la société. Et comme elle dégage une putain de classe monumentale de mes deux, l'ouverture du podium lui revenait de droit. Armée de son cure-dent et revêtant son yukata avec son plus beau blouson, la demoiselle est loin de se montrer accessible au premier venue... une vraie coodere, vous dis-je!


2 - Yuki Nagato

Logique diront certains... maintenant, la question est de savoir si vous faites partie de ces (très très très) nombreuses personnes qui ont déjà deviné qui allait occuper la première place...
Mais bref, en bonne interface humanoïde, Yuki reste de marbre en toute circonstance (Percez-vous la main avec un couteau de chasse en restant de marbre et vous gagnerez une once de mon respect), une paire de lunettes en moins, une partie d'alerte rouge sur PC et ça repart!


1 - Rei Ayanami

...
Franchement... regardez-moi dans les yeux et réflechissez à cette question : what else?
Fondatrice de cette noble et vierge branche des anime girls, ambassadrice de la pureté et de la beauté innocente... "looooooong soupir"... Rei passe son temps à se faire peloter par tout ce qui bouge (Pour le plus grand bonheur des dessinateurs de doujins) et à mourir salement à chaque fois qu'elle ouvre la bouche... comme quoi une fille est toujours plus appréciable lorsqu'elle se tait (Outch...).


mardi 23 septembre 2008

C'est Touhou rien!

Et pourtant, dieu sait que j'en ai fait des jeux de mots vaseux...

Mais bref, comme c'est pas les sujets qui manquent, parlons fourre-tout.
En premier lieux, vous tous autant que vous êtes, vous êtes tenus de vous rendre illico (Enfin pas trop vite quand même, finissez de lire déjà) sur Meido-rando pour les poules 5 à 6.
Et comme ça m'a tout l'air d'être une mode persistante, je me dois de vous faire part des consignes : votez Nadia... et que Louise aille se faire mettre son fouet et sa cravache là où on ne range pas habituellement son fouet et sa cravache... tout au fond...

Je peux désormais attendre sereinement les massives contre-attaques des fanboys en rut...

Parlons politique maintenant, le dernier épisode de Code Geass paraîtra en fin de semaine... autant dire que nous arrivons au terme d'une WTF d'époque, qui consistera à esquiver tous ces spoiler de merdes qui se propagent déjà comme une crise financière...
Pleurons ensemble mes frères, pour le dernier round de Lelouch et sa guilde d'anorexiques!
All Hail PIZZA HUT!!

A part ça, et comme le dit si bien l'adage : quand on s'ennuie, on traduit! (Tout le monde utilise cette phrase, même moi je l'utilise, c'est vous dire...)
C'est dans l'optique de cette noble philosophie que je poste au passage ce (très) court doujinshi (No hentai) sur Touhou, traduit par mes bons soins.
Il se peut que j'en fasse d'autres si l'occasion se présente.

Et yop

C'est tout pour cette fois, lecteur!

(Cette image n'a rien à voir avec cet article... mais c'est pas comme si c'était important...)

dimanche 21 septembre 2008

Fanfiction : Le Monde de Suzumiya Haruhi / Chapitre 3

Et un chapitre 3, un! Enfin trois, enfin...
Bah bonne lecture...



Le monde de Suzumiya Haruhi

Chapitre 3





Pour tout dire, je ne me sentais pas très à l’aise.
Et pourtant, lorsqu’une charmante jeune fille vous invitait à l’attendre sagement dans une salle de classe déserte à la fin des cours, il était de bon ton de ressentir une joie tout à fait justifiée… à moins bien sûr qu’un tel évènement n’ait déjà eut lieu par le passé, et qu’il se soit soldé –en lieu et place de la déclaration d’amour enflammée et du baisé de rigueur en de pareille circonstances- par une tentative de meurtre sur ma personne et un affrontement au sommet entre deux toutes aussi ravissantes interfaces humanoïdes envoyée sur Terre par je ne sais plus quelle entité pensante d’intégration des données…
Aussi ne pouvais-je m’empêcher de jeter de brefs regards à droite et à gauche, soupçonnant tour à tour une chaise, une craie ou une mouche d’attenter à ma vie, dans le but obscur de faire réagir Haruhi… alors qu’il suffisait de reproduire en face d’elle toute les bizarreries dont étaient capables nos amis d’outre-espace pour que l’univers entier de ce plan temporel ou d’un autre ne se décide à m’accorder un répit d’une longueur raisonnable…
… ou en tout cas assez long pour que je puisse m’exiler dans un monde parallèle inconnu des aliens, des psions, du futur… et où Haruhi se décidera enfin à démontrer qu’elle possède quelque part une once de bon sens.
Absorbé que j’étais par mes profondes réflexions, je n’entendis pas la porte de la classe s’ouvrir…
« Kyon ? »
« Aaah ! »
Sursautant au contact d’une main pourtant emplie de douceur sur mon épaule, j’exécutais un impressionnant pas de côté pour échapper à cet intrus ayant abusivement violé mon espace vital sans même m’en informer préalablement…
Je jetais alors un regard au responsable de ce coup de sang, ce qui valut à ma rétine de finir noyée sous une cascade de rousseur…
« Ah, c’est toi Asahina… »
Et là… ce fut le drame.
Oh, c’était bien Mikuru qui se trouvait devant moi, la mine encore légèrement surprise par ma réaction un peu exagérée, mais pourtant… comment dire…
« Asahina, le fait que tu prennes 3 centimètres en 1 jour peut encore passer pour Haruhi, mais… tu ne crois pas que tant de bouleversements en une demi-journée risqueraient par finir de lui mettre la puce à l’oreille ? »
Comprenant ce à quoi je faisais allusion, Mikuru me répondit de son magnifique sourire :
« Bonjour Kyon, je suis ravie de te revoir. »
Ça plus le reste, il n’y avait pas besoin d’être dieu pour comprendre ce que tout cela signifiait…
« Tu es… l’Asahina adulte qui est déjà venue me voir. »
« C’est bien cela », me confirma-t-elle sans fioriture.
Toute vêtue de son –devrais-je dire « habituelle »- jupe excessivement trop courte et de sa chemise indécemment trop ouverte, la Mikuru adulte que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer se tenait à nouveau devant moi, somptueusement illuminée d’un rougeoyant halo prodigué par les quelques rayons du soleil couchant s’immisçant dans la pièce…
… C’était d’un poétique…
« Et que me vaut ce plaisir ? »
Evoquer le motif de sa venue sembla refroidir légèrement le sourire de la voyageuse temporelle.
« Je crois que nous devrions nous asseoir, il se peut que ça soit assez long », me dit-elle simplement.
Acquiesçant docilement, je la suivis et nous nous installâmes tous deux autour d’un bureau, face à face. A la façon qu’elle avait de pousser de légers soupirs et de remuer sensiblement ses épaules, Mikuru ne semblait pas pressé de commencer cet entretien… et de mon côté je n’étais pas pressé qu’il se termine.
« Est-ce que la Asahina plus jeune va se joindre à nous ? »
Comme si je venais de la ramener à la dure réalité du présent, la jeune femme plongea son regard plein de charmes dans le miens…
« Nous avons convenu qu’il valait mieux que je sois celle qui devait te parler… mon moi passé ne va donc pas intervenir. »
« D’accord… »
Un calme plat s’installa à nouveau entre nous… preuve que les révélations –quelles qu’elles soient- que s’apprêtait à me faire Mikuru n’étaient pas spécialement du genre à l’enchanter…
« Très bien. »
Une minute complète venait de s’achever dans ce même état d’esprit… et la belle rousse semblait s’être finalement décidée.
Inutile de dire que toutes ces hésitations et ce suspens ne m’aidaient pas du tout à atteindre ce degré de tranquillité que pouvait posséder une marmotte en pleine hibernation…
« Comme Koizumi Itsuki te l’a sans doute déjà expliqué, un évènement qui n’était pas prévu s’est déroulé récemment, dans ton présent. »
« Oui, ce soi-disant plan de domination du monde… »
« Suite à cela, mon moi passé fut rappelé dans son plan temporel initial, afin de faire son rapport et recevoir de nouvelles instructions. »
« J’imagine que ça a pris plus de temps que prévu ? »
« En effet… »
Au fil de ses mots, la mine de la jeune femme s’assombrie de plus en plus…
« Après des mois de discussions sans fin, seuls quelques minces éléments ont pu être isolés. »
Au même titre qu’un psion incertain, une population de gens du futur incapables de trouver la réponse à un problème n’inspirait aucune confiance…
« J’imagine que ce n’est pas très rassurant. »
Mikuru me fit un petit sourire compatissant.
« Toujours est-il qu’il fut décidé en haut lieu de renvoyer mon moi passé dans ton présent, afin de poursuivre sa mission… de plus… »
La jeune femme eut beaucoup de mal à poursuivre sa phrase…
« De plus, au vue de la nature exceptionnelle de la situation, elle devait te faire… certaines révélations. »
Je ne croyais pas accorder encore plus d’intérêt à ses paroles que d’ordinaire.
« Mais je dois te prévenir qu’il a finalement été entendu qu’il était préférable que je me charge de cette tâche… la moi passé n’ayant pas assez d’assurance pour en prendre la responsabilité. »
C’était bizarre à entendre venant de sa part… mais à l’évidence tellement vrai…
« Je comprends mais… de quel genre de révélations s’agit-il ? »
La belle rousse prit une grande inspiration :
« Kyon… tout ce que je m’apprête à te dire… n’aurais jamais dû être porté à ta connaissance. »
« A ce point là ? », demandais-je en sentant les dernières onces de joie de vivre fuirent loin de mon corps.
Mikuru acquiesça gravement.
« Alors, je vais t’exposer point par point ce que tu as besoin de savoir… et je te demanderais de ne pas m’interrompre et de ne pas me poser de question… parce que je ne serais de toute façon pas autorisé à y répondre. »
Je voyais bien à quel point cet exercice la mettait mal à l’aise… alors il valait mieux ne pas l’indisposer d’avantage.
« C’est entendu. »
Ma réponse sembla la rassurer un peu… juste un petit peu.
Alors, de sa voix suave et mélodieuse, la jeune femme commença son récit :
« Ce que tu dois comprendre avant toute chose, c’est le niveau de gravité de la situation. Dans le futur, la totalité des faits et gestes de Suzumiya Haruhi sont connus et scrupuleusement répertoriés, il en va bien entendu de même pour tout ce qui concerne… les gens qui composent son entourage. »
En gros : moi aussi… c’est ce que ça voulait dire…
« Et ce depuis le début de toute cette histoire, il y a trois ans… »
Elle n’avait pas pris le temps de finir sa phrase qu’elle s’interrompit brusquement, une main sur ses lèvres et les yeux légèrement écarquillés… je reconnaissais sans mal cette expression : c’était celle qu’elle arborait lorsqu’elle abordait un sujet qui n’était pas censé m’être fait partager…
« Ce que je veux dire », bafouilla la jeune femme en s’emmêlant les pinceaux, « c’est que dans le futur d’où je viens… Suzumiya Haruhi n’a jamais détruit ou remplacé ce monde-ci par un autre et par conséquent… on peut considérer que toutes les mesures unilatérales qui ont été prises ont portées leurs fruits. »
Si j’en croyais mes dons de détective : unilatérale = extraterrestre + voyageurs du temps + organisations d’espers.
« De la même façon, Kyon… cela signifiait que tu avais parfaitement rempli ton rôle. »
« Mon rôle ? », ne pouvais-je pas m’empêcher de relever.
Mikuru se mordilla la lèvre…
Puis, sans tenir compte de mon interruption et bien que je constatai à quel point cela la chagrinais, elle poursuivit :
« Sois attentif, s’il-te-plaît. Comme tu le sais déjà, lorsque l’humanité fut en mesure d’effectuer des sauts temporels, elle commença à remonter le cours du temps aussi loin que possible… avant de parvenir à la limite : un espace temps situé trois années à partir de maintenant. »
Jusque là, pas de problème…
« A partir de là, il nous fut facile d’isoler Suzumiya Haruhi comme source probable de cette incohérence… et nous en vînmes à l’étudier. »
Haruhi analysée comme un pauvre cobaye de laboratoire… d’une manière tout à fait immorale, cette perspective me mit du baume au cœur…
« Progressivement, nous établîmes un plan très détaillé des prochaines années de sa vie, au jour le jour, heure par heure… un plan auquel nous devions absolument nous conformer. »
« Comment ça ? »
M’apercevant que je venais une fois de plus d’outrepasser sa demande de ne pas l’interrompre, je posai mon index contre ma bouche, lui faisant signe que l’on ne m’y reprendrait pas. La jeune femme parut amusée de ce geste.
« Ce que je veux dire… c’est qu’en suivant le cours temporel trois ans plus loin, jusqu’à parvenir à cette époque actuelle, les observateurs se sont aperçus de quelque chose d’étrange… »
Devant mon air interrogateur, Mikuru mit fin au suspens :
« Une jeune fille rousse prétendant venir du futur venait d’aborder un lycéen, voisin de classe de Suzumiya Haruhi, et se trouvait en train de lui transmettre des informations classées top-secrète. »
… quoi ?
Continuant rapidement sur sa lancée, Mikuru enchaîna :
« Après de rapides expertises, il fut découvert que cette jeune fille n’appartenait pas au plan temporel du garçon… et d’autres recherches plus tard, l’on découvrit qu’elle faisait partie de la même époque que les observateurs. »
Plus que jamais, je sentais que la suite allait beaucoup m’intéresser.
« Cette jeune fille fut localisée puis amenée au centre du PEO… je veux dire au… au… au centre, voilà, le centre », se corrigea-t-elle précipitamment avec un sourire gêné.
PEO… je me demandais ce que ça voulait bien pouvoir dire… un sigle ? Une partie d’un mot ? Mh, je verrais ça plus tard…
« Cette jeune fille, tu dois t’en douter, s’appelait Asahina Mikuru. »
Parce qu’il existait d’autres jeunes filles rousses dans l’Histoire ?
« Une théorie fut alors établie : si nous voulions avoir l’assurance que le futur ne subisse pas une perturbation, voir une annihilation, à cause d’un saut d’humeur de Suzumiya Haruhi dans le passé, il nous fallait nous conformer au plan… et envoyer Asahina Mikuru dans le passé pour accomplir sa mission. Un entraînement accéléré lui fut alors prodigué... »
« J’avoue que… je ne comprend pas très bien ce raisonnement. »
A ma grande surprise, Mikuru oublia momentanément ses directives et répondit sur le ton de la conversation :
« D’une façon ou d’une autre, les humains du futurs devaient envoyer Asahina Mikuru dans le passé pour que l’histoire ne soit pas modifiée. En d’autres termes : il était prévu que cela arrive, c’était le plan. »
« … o… ok. »
Mikuru reprit une grande inspiration :
« As-tu déjà été briefé sur les mondes parallèles ? »
« Euh… vaguement… »
« Bien… tu sais donc qu’une modification quelconque du passé entraînerait la création d’un, voir de plusieurs mondes alternatifs au sort tout à fait aléatoire… destruction totale, monde chaotiques… »
Alors ce que me disait Koizumi la dernière fois n’avais pas été inventé pour me faire peur… il y avait vraiment un risque que Haruhi fasse tout cramer !
« Mais alors, si je comprends bien, modifier le passé n’occasionnerais aucun changement sur votre futur, non ? »
La jeune femme baissa légèrement la tête.
« C’est vrai… néanmoins, nous portons dans nos actions une immense responsabilité. Il n’est absolument pas envisageable de négliger cette mission… sous peine d’offrir un futur sombre à toute la population terrestre de ce présent. »
La belle rousse effectua une courte pause.
« Bien qu’il ne soit pas parfait, nous considérons notre futur comme… une solution préférable à un destin tout à fait aléatoire. La guerre n’existe plus à notre époque, la famine… a été radicalement réduite. La population parapsychique est connue et acceptée de tous… de plus, nos progrès fulgurants dans l’aérospatiale ont permit d’établir de solides relations avec les extraterrestres. »
« Effectivement, comparé à l’annihilation totale… »
Je devais admettre que tout cela était fort passionnant et instructif… mais où diable voulait-elle en venir ?
« Et il y a autre chose… »
« C'est-à-dire ? »
« Si une bifurcation venait à être créée dans le flot temporel… il deviendrait alors impossible pour nous de suivre le cours de ce nouvel espace temps. Nous n’aurions alors aucun moyen d’exercer une quelconque influence sur ce nouveau futur… ou d’apporter notre aide en cas de danger. »
« Je visualise à peu près mais… »
Mais ?! Un instant… ça voulait dire…
« Ça veut dire que si vous ne pouvez plus euh… accéder à ce flot, ce… bref, j’imagine que retourner vers ton futur idéal deviendrais… »
« Tu as compris, Kyon, si une bifurcation venait à apparaître, nous ne pourrions tout simplement pas rapatrier la Mikuru du passée jusqu’à son plan temporel… la Terre se retrouverais donc prisonnière d’un flot temporel clos se dirigeant vers un avenir incertain, livré à lui-même et aux humeurs de Suzumiya Haruhi. ». »
On appelait ça l’enfer…
Je ne pu m’empêcher de me sentir mal pour la petite Mikuru… réquisitionnée du jour au lendemain, envoyée dans la fosse au lion sans une assurance viable de retour.
« Si… je comprend bien tout. Votre but en t’envoyant dans le présent… c’était de vous assurer que les actions de Haruhi correspondent à votre euh… plan ? »
« C’est à peu près ça. »
« Et donc, si je ne me trompe pas… ça a raté ? »
La vérité avait beau être cruelle, l’expression triste du visage d’Asahina me confirma qu’elle était parfaitement avérée…
« Nous n’en sommes… pas vraiment sûrs. »
« Tu dis ça parce que vous pouvez continuer de voyager dans le temps ? »
C’était fou ce que je pouvais deviner dès que je me mettais à cogiter sérieusement…
La jeune femme acquiesça une nouvelle fois :
« C’est maintenant que nous raccordons avec la situation actuelle… l’arrivée de Haruhi dans la salle du club hier soir, son discours, son projet… tous ces évènements n’auraient en fait… jamais dû avoir lieu. »
Sans rire, je commençais franchement à me demander ce qu’ils avaient tous à faire une fixation sur la dernière preuve en date de la mégalomanie de Haruhi.
« Et vous ne savez pas d’où ça peut bien provenir ? »
Mikuru se contenta de hocher négativement de la tête d’un air triste.
« Mais ce n’est qu’une… c’est juste une discussion bidon, un projet voué à l’échec. Je doute franchement que ce simple détail puisse avoir une réelle répercussion sur… »
« Ça a déjà commencé. »
« … C… comment ça ? »
« Hier, vingt minutes sur 24 heures étaient différentes du plan… aujourd’hui, c’est 5 heures de cette journée qui sont en décalage totale avec ce qui était prévu initialement, et qui sait ce qu’il se passera demain… »
« Euh… »
« Il est entrain de se produire un effet boule-de-neige que nous ne pouvons absolument pas maîtriser…aussi infime que puisse être la différence initiale avec le plan, ce n’est qu’une question de jour avant qu’une véritable ramification ne naisse… avec tout ce que ça implique. »
Un silence pesant tomba sur la salle de classe, sombrant progressivement dans l’obscurité…
« Mais… », tentais-je pour briser la glace, « j’imagine que vous avez… prit le temps de réfléchir à une solution ? »
Les quelques secondes qui s’écoulèrent alors avant la réponse de Mikuru semblèrent les plus longues de ma vie…
« En fait… il s’agit de la véritable raison de ma présence ici. »
Le nœud qui venait de se former dans mon estomac semblait quintupler de volume à chaque syllabe sortant de sa bouche… autrement dit : j’étais à deux doigts de m’évanouir sous la pression ambiante.
Avalant ma salive non sans difficulté, je guettais l’instant probablement très proche où le monde allait s’écrouler autour de moi…
« La solution la plus… ou disons la moins dangereuse, serait d’intervenir directement et arbitrairement sur les actions de Suzumiya Haruhi afin de la… ramener dans le droit chemin. »
« Et… comment comptez-vous faire ça ? »
« Pour y arriver, nous devons… nous avons conclu que… »
« … que ? »
C’était comme si nous en arrivions précisément au point de la conversation que Mikuru ne voulait absolument pas aborder… tout du moins c’était ce que son teint devenu subitement livide laissait entendre…
Au final, je remarquais que le temps filait… et que le silence aussi. Devant l’inactivité soudaine de cette conversation, je décidais de prendre une mesure drastique :
« Courage, Mikuru. »
En fait, je ne pensais pas sérieusement que ça servirait à quelque chose… mais je ne sais pas si c’était le ton compatissant, l’obscurité, le fait que je l’appelle par son prénom ou l’envie pressante qu’elle avait de se débarrasser de ce fardeau… toujours est-il que la jeune fille se mit à déballer son sac en temps record :
« Nous avons conclu que nous devions nous reposer sur toi pour assurer à l’humanité un avenir idéal et de te laisser porter sur tes épaules le futur de milliards de personnes en te chargeant d’une mission spéciale à l’importance cruciale ! »
« … »
« … »
« … euh… »
Réalisant ce qu’elle venait de faire, la belle rousse se reprit :
« Je… je suis vraiment désolé ! » fit-elle en s’inclinant bien bas.
« Ce… n’est pas bien grave », fis-je à la fois pour la rassurer elle et surtout pour me rassurer moi, « mais… ne s’agissait-il pas simplement de réguler les actions de Haruhi ? Ce n’est quand même pas si… »
« Kyon, pour se faire… j’ai été chargé de te révéler des informations classées niveau 6… »
Ça faisait beaucoup ça, 6… sans être expert et au vue de l’expression grave de Mikuru, ça avait l’air plutôt important… enfin, c’était bien ce qu’il semblait…
« En vérité, je suis sensé te décrire dans les grandes lignes l’avenir de Suzumiya Haruhi… afin que tu fasses tout ce qui est humainement possible pour qu’elle s’y conforme le mieux possible. »
« Son… avenir ? »
« Oui, Kyon… »
Je commençais à détester qu’elle m’appelle par ce surnom dans les instants graves…
Relevant légèrement son visage, ses grands yeux inquiets ne m’avaient jamais parus aussi captivants…
« Un avenir auquel tu es profondément relié… et qui te concerne sans doute autant que Suzumiya elle-même… »





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Et woilà, la suite... ben la prochaine fois!

jeudi 18 septembre 2008

Ce qu'on trouve parfois sur le net...

Y a de ces sites...

Mais bref, ayant très récemment découvert un site plutôt sympatoche sur le ouèb, l'idée m'en vint de vous le faire partager.
C'est donc sur Sankaku Complex que vous trouverez plusieurs galeries d'images plus ou moins douteuses, des news pas banaux (Pluriel de banal) et tout un tas de cochonneries japonaises que seul un otaku frustré pourra trouvé à son goût... jetez-vous dessus!

lundi 15 septembre 2008

Gundam 00 S2 : Vivement (que ça soit finit) !

Et oui! C'est le 5 Octobre 2008 que débarquera sur les écran japonais la suite de la magnifique(ment décevante) nouvelle série Gundam. Pour cette (très mauvaise) occasion, un nouveau trailer est disponible, et comme vous pouvez le constater, tout est fait pour nous faire attraper la plus proche corde pour se pendre à la plus proche poutre... en effet, ce trailer commet la terrible erreur de ne montrer aucune image de Ms. Wang (C'est vous dire si c'est la dèche...) et accessoirement, un personnage (Qui n'a absolument plus rien à foutre du tout dans cette putain de série fan-service de mes deux...) fait de toute évidence son retour...
Fucking life, comme dirait l'autre...





Hormis ça, l'animation a toujours l'air aussi monstrueusement impeccable...
... ben quoi? Puisque je compte de toute façon regarder, autant qu'il y ait au moins quelques points positifs...

Lecteur, you are prévenu.



PS : ceux qui n'ont pas de poutres peuvent essayer de se noyer dans leur verre d'eau... même si l'effet n'est pas toujours garantie...



Source : Mecha Zero

vendredi 12 septembre 2008

Tiens, j'ai retrouvé mes clés!

C'est désormais quasiment officiel, Kingdom Hearts Re : Chain of Memories devrait sortir aux USA... et en Europe!
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, KH RE est le remake de la version GBA se déroulant entre le premier et le deuxième épisode de la PS2, avec à la clé de nombreux bonus et des graphismes à la hauteur.
Aucune date de sortie précise pour le moment, mais le jeu ne devrait pas pointer le bout de son nez sur le vieux continent avant 2009.
En attendant le TGS et un hypothétique Kingdom Hearts 3, il s'agit là d'une excellente nouvelle pour tout fan qui se respecte... je vais d'ailleurs allez boire un coup pour fêter ça...


Lecteur, te voilà prévenu!


Source : FFdream

lundi 8 septembre 2008

Fanfiction : Le Monde de Suzumiya Haruhi / Chapitre 2

Bon bah... chapitre 2 comme on dit...
Bonne lecture!



Le monde de Suzumiya Haruhi

Chapitre 2




La lumière au bout du tunnel… la salvation…

… Mikuru.

« Je suis… vraiment, vraiment désolé ! »
S’inclinant plus bas que le sol, la belle rousse semblait ressurgir d’entre les morts. Essoufflée comme si elle venait de battre le record du 100 mètres, le teint pâle, c’est pourtant bien en chair et en poitrine que la voyageuse temporelle venait de passer l’embrasure de la porte, arborant un petit air désolé des plus adorables…
A l’opposé de la pièce, par un tour de magie relevant du tour de force, l’irritation de Haruhi venait de se métamorphoser en excitation de sauterelle.
« Mikuru ! Grouilles-toi de venir ici ! »
Et bonjour, c’est pour les chiens ?
Venant elle-même vers l’ange venu du futur, notre capitaine de brigade à la patience légendaire attrapa sa proie par le col avant de la traîner de force vers la réserve de costumes, ne lui offrant que la possibilité de lâcher de faibles cris apeurés que d’aucuns qualifieraient de très mignons…
« Vous tous, sortez ! »
Répétant un manège maintenant familier, seuls Koizumi et moi-même nous levâmes pour quitter la pièce, sous un concert de gémissements et de plaintes à l’efficacité relative…
Dans le couloir, un calme bienfaiteur m’accueillit à bras ouverts.
« Dis-moi, que penses-tu de cela ? »
Forcément…
« Que je penses quoi de qui ? »
« Oh, tu n’as pas remarqué… »
Itsuki Koizumi, ou comment signifier indirectement à une personne que vous êtes nettement plus intelligent, plus observateur et plus charmeur qu’elle.
« Je n’ai pas remarqué quoi ? »
« Que Asahina avait grandie. »

… …
Pardon ?
« C’est la vérité », assura-t-il dans un sourire, « j’estime la différence entre 2 et 3 centimètres. »
« Mais… depuis combien de temps n’était-elle pas ici… je veux dire, était-elle là-bas, enfin dans le futur… ? »
« Je ne saurais le dire avec précision… mais il semble que la situation soit encore plus complexe que prévu, si Asahina a été retenue aussi longtemps… »
« Mais… est-ce que ce n’est pas dangereux ? Haruhi pourrait se poser des questions quant à cette soudaine croissance. »
Koizumi me jeta alors un de ces regards qui veut dire : « Arrêtes de t’inquiéter comme ça tout est sous contrôle. »
« Penses-tu vraiment qu’elle le remarquerait ? »
« … »
« … »
« Non… aucun risque. »
« Je suis de ton avis », cru-t-il bon d’ajouter.
Un silence pour le moins gênant s’installa alors… sans que je ne réussisse à formuler clairement ce qui me trottait dans l’esprit.
« Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? »
Itsuki me regarda avec une certaine curiosité.
« Si toi, Asahina, Nagato ou qui que ce soit d’autre parvient à trouver ce qui a bousculer le… la… enfin ce qui a été bousculé, qu’est-ce qui se passera ? »
Koizumi parut alors beaucoup plus sérieux qu’à l’accoutumé… à un point que j’en regrettais son éternel sourire.
« Je n’en ais pas la moindre idée. »
« … tu dis ça pour me faire peur ? »
« Non, si j’avais voulu te faire peur, je t’aurais parlé du risque constant d’implosion moléculaire soumis au jugement de Haruhi, ou bien de la possibilité d’une désintégration planétaire totale dans le cas ou Haruhi serait… »
« Stop ! Tu as gagné, j’ai la trouille. »
Et surtout, je ne comprenais rien…
L’être psionique retrouva alors son air bienveillant habituel.
« Désolé, ce n’était pas mon intention. »
Menteur !
« Toujours est-il que… »
Tout en parlant, Itsuki croisa ses bras.
« … tout dépendras de la cause elle-même du bouleversement temporel. »
« Explique-moi. »
« Si il s’agit d’une chose que nous pouvons corriger afin de rendre au temps son cours normal, nous le ferons. »
« …et dans le cas contraire ? »
« Dans ce cas, tu dois te référer à ma réponse précédent ton avant-dernière question. »
« … c'est-à-dire ? »
« Je n’en ais pas la moindre idée. »
Ça… c’était embêtant, je trouvais…



« TADAAAA !! »
Quoi, tadaaaa ?
A peine étions-nous de retour dans la salle que notre énergique capitaine cru bon de me vriller mes derniers tympans n’ayant pas encore souffert d’inepties surnaturelles…
C’est après, lorsque je détournais le regard de la déesse qui s’ignorait que je la remarquais… la lueur divine…
Comme un poisson dans l’eau dans son costume de maid flambant neuf, Mikuru semblait pourtant un peu mal à l’aise en me voyant la dévisager ainsi. Elle détourna donc le regard, et ce fut sans doute à cet instant que la rousse remarqua enfin l’état de déshonneur notoire auquel avait été réduite une certaine représentante du troisième type. La dévisageant avec une certaine stupéfaction, je fus heureux de constater que Mikuru avait complètement oublié d’être gênée par son accoutrement, preuve que je n’étais pas le seul à me soucier du devenir de la dignité extraterrestre…
« Hmm, c’est bizarre, le costume est un peu trop petit… », constata Haruhi en inspectant en détail sa cosplayeuse préférée.
Je fus alors pris de sueurs froides, de même que la belle rousse, en redoutant que notre capitaine n’en vienne à se poser de gênantes questions sur cette croissance pour le moins fulgurante…
« Il a dû rétrécir au lavage… j’en trouverais un autre pour demain. »
La tension retomba comme un ballon crevé, tandis que Koizumi se permit un sourire qu'il ne sortait que pour les grandes occasions.
…Un instant, où est-ce qu’elle comptait trouver un costume de maid à la bonne taille en une journée ?
Ce mystère de la vie mis de côté, je m’approchais un peu de la voyageuse temporelle afin de me rendre compte moi-même des changements…
« Ah, Kyon, nous ne nous sommes pas encore dit bonjour. »
Tant de douceur en si peu de mots…
Effectivement, à bien y regarder il paraissait évident que Mikuru avait pris quelques centimètres. Tandis que Haruhi délaissait sa loli à dentelle pour retourner vers son bureau, j’en profitais pour murmurer discrètement :
« Est-ce que tu pourrais m’expliquer ce qui se pa… »
« Bon ! On a perdu assez de temps comme ça, rassemblement ! »
Tout en remarquant le petit geste d’excuse silencieux que me fit Mikuru, je me tournais en même temps que mes compagnons d’infortune vers une Haruhi ayant retrouvé sa pleine et entière -et agaçante- énergie.
« Je vais maintenant vous exposer les points essentiels du plan final ! », répéta-t-elle comme si elle n’avait jamais été interrompue.
Ô joie…

Et elle parlait… et elle parlait et elle continuait de parler sans répit, sans pause et sans pitié depuis maintenant près d’une demi-heure. Exposant à la suite un tas d’idées « révolutionnaires » et de desseins « grandioses » tous aussi tordus et décalés de la réalité que tous ce qu’elle avait bien pu fomenter d’improbable au cours de sa vie, tandis que je me souvenais par intermittence que la pause du midi allait bientôt s’achever… et qu’accessoirement, j’avais faim.
Ma concentration -envolée vers des cieux inaccessibles- n’était plus en mesure de suivre le discours surréaliste d’une lycéenne tout ce qu’il y avait de plus sérieuse pour asseoir son autorité sur un monde qui n’en avait de toute façon plus pour bien longtemps. Le débit ininterrompue d’ânerie ne semblant pas vouloir se tarir, ne serait-ce que pour me laisser le temps de simuler un arrêt cardiaque, je m’affalais sur la première chaise venue, m’étalant de tout mon long sur la table de la salle, le visage vaguement tourné vers une Haruhi apparemment persuadée que chacune des entités présentes ici l’écoutaient avec un intérêt sans borne… ce qui semblait approximativement le cas pour ce qui concernait Koizumi, Mikuru et…
Et…

… Nagato…
... où est-ce qu’elle était passé ?


Mon regard ancré sur la chaise vide supposée accueillir une extraterrestre en bunny girl, j’essayais de comprendre ce qu’il se passait lorsqu’un flou indescriptible sembla s’emparer de mon esprit… comme dans un rêve, lorsqu’on se retrouve incapable de bouger ou de réfléchir correctement…
Me retrouvant comme « bloqué » dans une seconde sans pouvoir en sortir, je me rendais compte peu à peu d’une autre absence…
Haruhi… elle ne parlait plus.

Et puis, d’un seul coup, le monde se remit en marche.

Emporté par ma soudaine volonté de bouger à n’importe quel prix, je me retrouvais par terre après un faux pas, le regard brumeux et les muscles endoloris.
Par réflexe, j’essayais immédiatement de me redresser, non sans difficulté. Mon sens de l’équilibre complètement déréglé, je cherchais à tâtons un quelconque bord de table susceptible de m’aider à me relever… et je cherchais encore… pendant plusieurs secondes…
Mais il fallait que je me rende à l’évidence : la table avait tout bonnement disparue.
Et si c’était seulement la table… les chaises, l’ordinateur, les costumes de Mikuru…
Je me trouvais désormais dans une pièce complètement vidée, que ce soit de ses meubles… ou de ses occupants.
« Haruhi ? »
Rien…
« Asahina ? Nagato ? »
Toujours rien…
Et bien que ça ne m’enchante guère, je tentais tout de même :
« … Koizumi ? »
… Raté… pour le coup, j’aurais presque été heureux d’entendre sa voix…
De retour sur mes deux jambes, je scrutais sur 360° cette salle de littérature devenue bien trop vide à mon goût. Décidant que tout ceci était loin d’être normal, je me dirigeais vers la fenêtre, histoire de voir si l’extérieur était aussi vide que l’intérieur… et c’est dans cette optique qu’une nouvelle surprise assez désagréable pointa le bout de son nez…
Car dehors… de l’autre côté de la fenêtre…
Il n’y avait tout simplement rien.
Hormis de la lumière, beaucoup, beaucoup de lumières d’une aveuglante intensité… il n’y avait rien à voir…
Comme si il n’y avait jamais eu que cette pièce dans l’univers… c’est tout du moins la première impression qui me venait à l’esprit.
Et tandis que je restais planté là, à observer dans le vide sans rien comprendre, j’en venais à regretter la compagnie d’un serre-tête jaune à mes côtés… ou même d’une grosse bestiole translucide et phosphorescente qui casserait tout sur son passage… d’une boule brillante qui voletteraient partout en distribuant la bonne parole… un ordinateur intelligent… une maid…


… Hmm… si ça se trouvait, je venais de mourir. Une crise cardiaque justement… ou une rupture d’anévrisme… ou j’étais dans le coma, entre la vie et la mort…
C'était assez problématique…

… parce que j’avais toujours faim.


C’était bizarre… cette sensation…
Une présence...
Comme si il y avait quelqu’un derrière vous…

Exécutant un magistral volte-face, mon doute se trouva confirmé… par un visage bien connu d’une désespérante neutralité.
« Na… gato ? »
Sortie de nulle part, l’extraterrestre trouvait à peine à un mètre de moi, me fixant de son regard si… si…



« Nagato… tu n’en as pas assez de porter ce costume de bunny ? »
Ce fut la seule chose que ma bouche était capable de prononcer…
Se gardant bien de me répondre, la jeune fille venue d’ailleurs ne remua pas un cil… ce qui n’empêchait pas ces satanées oreilles de s’agiter devant moi, annihilant toute tentative de concentration de ma part…
Les secondes s’écoulèrent de cette façon avec une lenteur de paresseux hémiplégique… elle me fixait comme un robot, moi je faisais pareil mais avec nettement moins d’assurance dans le regard…

« Réveillez-vous. »

Je clignais des yeux.
« Pardon ? »
Un court silence suivit… puis elle reprit :
« Vous devez vous réveiller, maintenant. »
« Parce que… je suis entrain de dormir, là ? »
« Non. »
A cet instant, l’interface humanoïde tourna les talons… et se dirigea vers la porte de sortie. La main sur la porte, elle me jeta un dernier regard… et m’adressa ces mots :
« Mais vous devez en prendre conscience. »
J’aurais bien voulu lui demander ce qu’elle voulait dire, lui demander d’attendre, de m’expliquer… mais à peine avais-je ouvert la bouche que Nagato ouvrit la porte. A cet instant, la lumière de l'extérieur s'engouffra dans la pièce, engloutissant Nagato avant de m'aveugler complètement...



« Kyon, tu as écouté ce que je viens de dire, au moins ? »
Un sentiment de réalité me tira du néant.
Comme si je me réveillais après… après un voyage de quelques minutes dans un monde parallèle uniquement composé d’un ex-local du club de littérature et d’une extraterrestre exhibitionniste se prenant soudainement de passion pour les devinettes… autant dire avec un sacré mal de crâne…
Jetant successivement un regard vers Mikuru qui m’observait d’un air inquiète, Koizumi qui souriait toujours, Nagato plongée dans son livre et Haruhi qui attendait une réponse de ma part… je semblais être le seul à avoir subi ce…
… ce…
« Absolument, j’ai tout compris. »
Haruhi fronça les sourcils, apparemment pas très convaincue… avant de lâcher :
« Parfait ! Ça suffira pour l’instant, soyez tous prêts pour la suite des opérations, maintenant… rooompez ! »
Comme de parfaits petits soldats, nous obéîmes à notre vénérée capitaine et quittâmes progressivement les lieux. Koizumi partit le premier, puis je laissais derrière moi Haruhi et Nagato, accompagné par une Mikuru venant tout juste de retrouver ses vêtements habituels.
Toujours un peu déboussolé par ma récente expérience, je ne dis pas un mot jusqu’à ce que nous soyons parvenus à un croisement. A ce moment, Mikuru se tourna vers moi et me murmura tout prêt…
« Pourrais-je te voir après le cours ? »
Et comment !
« Bien sûr, c’est au sujet de… ? »
Immédiatement, la belle rousse plaqua un doigt sur ses lèvres, m’intimant au silence.
« Nous en discuterons tout à l’heure… patientes jusque là, d’accord ? »
Tout ce que tu voulais...
Alors qu’elle se trouvait maintenant tout proche de moi, je constatais une nouvelle fois que la demoiselle était moins petite qu’avant… et par la même occasion, que la totalité de son anatomie avait bénéficié de cette… « augmentation ».
Nous nous sommes séparés sur ces mots… et une fois de plus, je me suis retrouvé seul…



Une Haruhi qui fait n’importe quoi n’importe quand…

Un Koizumi inquiet…

Une Mikuru qui me revient plus en forme que jamais…

Des hallucinations…

Une nouvelle bunny girl…



En fin de compte, en mettant tout cela bout à bout… il m’apparaissait désormais clairement que quelque chose, quoi que ça puisse être, allait arriver…



… à moins bien sûr que ça n’ait déjà commencé…





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Yop, j'en profite pour faire un peu de pub à Fanfiction.fr qui organise un concours de fanfic (Sans blague?) avec lots à la clé. Bonne chance aux valeureux participants et sur ce...

A la prochaine, lecteur.

dimanche 7 septembre 2008

Love & Collage

Genre: Shonen, humour, harem
Auteur: Kazurou Inoue
Support: manga uniquement
Editeurs VF : Kurokawa

Résumé:



Hachibe Maeda décide d'aller étudier à Tokyo et espère trouver la fille qui réunira les quatre conditions pour être parfaite, à savoir : des jambes fines, des seins fabuleux, un regard qui tue et une voix en or! Ce jeune adolescent de 15 ans n'est jamais tombé amoureux, la faute à sa manie de se focaliser sur certaines parties des filles au lieu de les considérer dans leur ensemble. Bien décidé à trouver la femme avec les morceaux idéaux, il monte à la capitale. Là suite à un incendie criminel, il se voit contraint d'intégrer le dortoir pour fille, où se trouvent les propriétaires des jambes parfaites, des seins fabuleux, un regard qui tue et une voix en or. Amoureux des 4 filles, il va devoir imaginer les stratagèmes les plus astucieux pour que ses camarades ne se doutent pas de son amour un peu "spécial"...


Si je me suis volontairement acheté le premier tome d’une série ne faisant à première vue pas dans l’originalité, plagiant honteusement Love Hina et ayant vu le jour sous la plume d’un type qui remplace la main droite d’un garçon par sa petite amie… c’est tout simplement parce que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas plongé dans un petit harem, que j’adore Love Hina… et que j’ai justement beaucoup apprécié Midori Days. CQFD
Et pourtant, à mesure que l’on suit les tribulations de Hachibe en compagnie de ses donzelles, le récit quitte peu à peu l’ombre protectrice mais résolument conventionnelle de Love Hina pour s’élever vers une identité propre et tout à fait jouissive, avec de l’humour en cascade et des protagonistes haut-en-couleur.

Mais reprenons : par un bienheureux coup du sort, ledit Hachibe intègre un dortoir pour fille où il doit faire face à une prof quelque peu alcoolique, une ninja qui a une dent contre lui, une timide aux gros seins et surtout à l’héroïne, une… rousse.
… bah ouais…
Et pourtant, mettant de côté les premiers chapitres, Love & Collage parvient à se détacher de sa source d’inspiration pour voler de ses propres ailes. Ainsi, on trouve en vrac un second couteau adorateur de maid, parce qu’il le vaut bien, une blonde au déhanché ravageur, des courses-poursuites haletantes dans le lycée, des lunettes déshabillantes, un fétichiste ultime sur le déclin, et même de la baston…
Car en cas de soucis, Hachibe ne tente pas imbécilement de régler la situation pacifiquement et avec prudence, comme le ferait n’importe quel haremiste classique. Là, il s’enrage, mord, griffe, pince et déchiquète salement pervers/incendiaires/voyous en bon protecteur de ces dames. Ajouté à cela quelques scènes tragicomiques à la Fullmetal Panic Fumoffu, un rythme qui va crescendo à chaque tome et on obtient de quoi passer un très agréable moment… après tout, n’est-ce pas ce que l’on attend d’un bon manga ?

Pour ce qui est de l’ecchi (Parce qu’il y en a.), il n’y en a à mon sens ni trop, ni pas assez, le trait net et plaisant de l’auteur ne gâchant rien par ailleurs…


A l’heure actuelle, 4 tomes sont sortis sur les 12 que compte la série… il ne reste plus qu’à espérer que l’auteur se soit surpassé pour la suite, parce que le rythme va être délicat à augmenter, ou même simplement à conserver.

jeudi 4 septembre 2008

mercredi 3 septembre 2008

Tout Touhou #3

En ces temps de calme plat et de rentrée des classes, on s'occupe comme on peu... on mange des frites, on fait ses premiers devoirs de l'année (Et oui, c'est le bac, fini de glander...), on remange des frites parce qu'on s'emmerde et quand on a plus de frites... on s'occupe enfin de son chez-soi virtuel. Pas bien ça, du nerf que diable!



Nom : Marisa Kirisame

Espèce : Humaine

Âge : Inconnu... mais plus ou moins le même âge que Reimu

Profession : Magicienne, chasseuse de Youkai à mi-temps, cambrioleuse...

Lieu de vie : Forêt de la magie




Selon Zun, Marisa est l'un des plus importants personnages secondaires de Touhou. D'un caractère assez désagréable, elle a tendance à ne faire confiance à personne. Apparue dans chaque épisode de la série, elle occupe soit le statut d'opposante soit d'allié de Reimu. Considérant cette dernière comme une rivale, elle se démène pour rattraper le niveau magique de Reimu, au contraire de la plupart des autres personnages humains, qui possèdent un don naturel ou une capacité spéciale qu'ils ne jugent pas utile de développer... ce qui lui vaut parfois quelques moqueries de la part de son entourage...

Personnage particulièrement apprécié des fans, Marisa a souvent démontré sa tendance à copier les attaques de ses adversaires et possède une manière bien à elle d'utiliser le "Spark", une attaque très puissante :



Bien que personne ne sache si il lui sert réellement à voler, on ne voit Marisa se déplacer qu'à califourchon sur son balais, en bonne sorcière qu'elle est.
A noter qu'elle est l'un des seuls personnages dont on sait qu'elle possède une vie de famille : étant fille unique du propriétaire d'un magasin d'occasion au village des humains. Elle s'est d'ailleurs spécialisée dans le vol de vieux livres, activité qu'elle semble préférer au reste de ses occupations...