lundi 8 septembre 2008

Fanfiction : Le Monde de Suzumiya Haruhi / Chapitre 2

Bon bah... chapitre 2 comme on dit...
Bonne lecture!



Le monde de Suzumiya Haruhi

Chapitre 2




La lumière au bout du tunnel… la salvation…

… Mikuru.

« Je suis… vraiment, vraiment désolé ! »
S’inclinant plus bas que le sol, la belle rousse semblait ressurgir d’entre les morts. Essoufflée comme si elle venait de battre le record du 100 mètres, le teint pâle, c’est pourtant bien en chair et en poitrine que la voyageuse temporelle venait de passer l’embrasure de la porte, arborant un petit air désolé des plus adorables…
A l’opposé de la pièce, par un tour de magie relevant du tour de force, l’irritation de Haruhi venait de se métamorphoser en excitation de sauterelle.
« Mikuru ! Grouilles-toi de venir ici ! »
Et bonjour, c’est pour les chiens ?
Venant elle-même vers l’ange venu du futur, notre capitaine de brigade à la patience légendaire attrapa sa proie par le col avant de la traîner de force vers la réserve de costumes, ne lui offrant que la possibilité de lâcher de faibles cris apeurés que d’aucuns qualifieraient de très mignons…
« Vous tous, sortez ! »
Répétant un manège maintenant familier, seuls Koizumi et moi-même nous levâmes pour quitter la pièce, sous un concert de gémissements et de plaintes à l’efficacité relative…
Dans le couloir, un calme bienfaiteur m’accueillit à bras ouverts.
« Dis-moi, que penses-tu de cela ? »
Forcément…
« Que je penses quoi de qui ? »
« Oh, tu n’as pas remarqué… »
Itsuki Koizumi, ou comment signifier indirectement à une personne que vous êtes nettement plus intelligent, plus observateur et plus charmeur qu’elle.
« Je n’ai pas remarqué quoi ? »
« Que Asahina avait grandie. »

… …
Pardon ?
« C’est la vérité », assura-t-il dans un sourire, « j’estime la différence entre 2 et 3 centimètres. »
« Mais… depuis combien de temps n’était-elle pas ici… je veux dire, était-elle là-bas, enfin dans le futur… ? »
« Je ne saurais le dire avec précision… mais il semble que la situation soit encore plus complexe que prévu, si Asahina a été retenue aussi longtemps… »
« Mais… est-ce que ce n’est pas dangereux ? Haruhi pourrait se poser des questions quant à cette soudaine croissance. »
Koizumi me jeta alors un de ces regards qui veut dire : « Arrêtes de t’inquiéter comme ça tout est sous contrôle. »
« Penses-tu vraiment qu’elle le remarquerait ? »
« … »
« … »
« Non… aucun risque. »
« Je suis de ton avis », cru-t-il bon d’ajouter.
Un silence pour le moins gênant s’installa alors… sans que je ne réussisse à formuler clairement ce qui me trottait dans l’esprit.
« Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? »
Itsuki me regarda avec une certaine curiosité.
« Si toi, Asahina, Nagato ou qui que ce soit d’autre parvient à trouver ce qui a bousculer le… la… enfin ce qui a été bousculé, qu’est-ce qui se passera ? »
Koizumi parut alors beaucoup plus sérieux qu’à l’accoutumé… à un point que j’en regrettais son éternel sourire.
« Je n’en ais pas la moindre idée. »
« … tu dis ça pour me faire peur ? »
« Non, si j’avais voulu te faire peur, je t’aurais parlé du risque constant d’implosion moléculaire soumis au jugement de Haruhi, ou bien de la possibilité d’une désintégration planétaire totale dans le cas ou Haruhi serait… »
« Stop ! Tu as gagné, j’ai la trouille. »
Et surtout, je ne comprenais rien…
L’être psionique retrouva alors son air bienveillant habituel.
« Désolé, ce n’était pas mon intention. »
Menteur !
« Toujours est-il que… »
Tout en parlant, Itsuki croisa ses bras.
« … tout dépendras de la cause elle-même du bouleversement temporel. »
« Explique-moi. »
« Si il s’agit d’une chose que nous pouvons corriger afin de rendre au temps son cours normal, nous le ferons. »
« …et dans le cas contraire ? »
« Dans ce cas, tu dois te référer à ma réponse précédent ton avant-dernière question. »
« … c'est-à-dire ? »
« Je n’en ais pas la moindre idée. »
Ça… c’était embêtant, je trouvais…



« TADAAAA !! »
Quoi, tadaaaa ?
A peine étions-nous de retour dans la salle que notre énergique capitaine cru bon de me vriller mes derniers tympans n’ayant pas encore souffert d’inepties surnaturelles…
C’est après, lorsque je détournais le regard de la déesse qui s’ignorait que je la remarquais… la lueur divine…
Comme un poisson dans l’eau dans son costume de maid flambant neuf, Mikuru semblait pourtant un peu mal à l’aise en me voyant la dévisager ainsi. Elle détourna donc le regard, et ce fut sans doute à cet instant que la rousse remarqua enfin l’état de déshonneur notoire auquel avait été réduite une certaine représentante du troisième type. La dévisageant avec une certaine stupéfaction, je fus heureux de constater que Mikuru avait complètement oublié d’être gênée par son accoutrement, preuve que je n’étais pas le seul à me soucier du devenir de la dignité extraterrestre…
« Hmm, c’est bizarre, le costume est un peu trop petit… », constata Haruhi en inspectant en détail sa cosplayeuse préférée.
Je fus alors pris de sueurs froides, de même que la belle rousse, en redoutant que notre capitaine n’en vienne à se poser de gênantes questions sur cette croissance pour le moins fulgurante…
« Il a dû rétrécir au lavage… j’en trouverais un autre pour demain. »
La tension retomba comme un ballon crevé, tandis que Koizumi se permit un sourire qu'il ne sortait que pour les grandes occasions.
…Un instant, où est-ce qu’elle comptait trouver un costume de maid à la bonne taille en une journée ?
Ce mystère de la vie mis de côté, je m’approchais un peu de la voyageuse temporelle afin de me rendre compte moi-même des changements…
« Ah, Kyon, nous ne nous sommes pas encore dit bonjour. »
Tant de douceur en si peu de mots…
Effectivement, à bien y regarder il paraissait évident que Mikuru avait pris quelques centimètres. Tandis que Haruhi délaissait sa loli à dentelle pour retourner vers son bureau, j’en profitais pour murmurer discrètement :
« Est-ce que tu pourrais m’expliquer ce qui se pa… »
« Bon ! On a perdu assez de temps comme ça, rassemblement ! »
Tout en remarquant le petit geste d’excuse silencieux que me fit Mikuru, je me tournais en même temps que mes compagnons d’infortune vers une Haruhi ayant retrouvé sa pleine et entière -et agaçante- énergie.
« Je vais maintenant vous exposer les points essentiels du plan final ! », répéta-t-elle comme si elle n’avait jamais été interrompue.
Ô joie…

Et elle parlait… et elle parlait et elle continuait de parler sans répit, sans pause et sans pitié depuis maintenant près d’une demi-heure. Exposant à la suite un tas d’idées « révolutionnaires » et de desseins « grandioses » tous aussi tordus et décalés de la réalité que tous ce qu’elle avait bien pu fomenter d’improbable au cours de sa vie, tandis que je me souvenais par intermittence que la pause du midi allait bientôt s’achever… et qu’accessoirement, j’avais faim.
Ma concentration -envolée vers des cieux inaccessibles- n’était plus en mesure de suivre le discours surréaliste d’une lycéenne tout ce qu’il y avait de plus sérieuse pour asseoir son autorité sur un monde qui n’en avait de toute façon plus pour bien longtemps. Le débit ininterrompue d’ânerie ne semblant pas vouloir se tarir, ne serait-ce que pour me laisser le temps de simuler un arrêt cardiaque, je m’affalais sur la première chaise venue, m’étalant de tout mon long sur la table de la salle, le visage vaguement tourné vers une Haruhi apparemment persuadée que chacune des entités présentes ici l’écoutaient avec un intérêt sans borne… ce qui semblait approximativement le cas pour ce qui concernait Koizumi, Mikuru et…
Et…

… Nagato…
... où est-ce qu’elle était passé ?


Mon regard ancré sur la chaise vide supposée accueillir une extraterrestre en bunny girl, j’essayais de comprendre ce qu’il se passait lorsqu’un flou indescriptible sembla s’emparer de mon esprit… comme dans un rêve, lorsqu’on se retrouve incapable de bouger ou de réfléchir correctement…
Me retrouvant comme « bloqué » dans une seconde sans pouvoir en sortir, je me rendais compte peu à peu d’une autre absence…
Haruhi… elle ne parlait plus.

Et puis, d’un seul coup, le monde se remit en marche.

Emporté par ma soudaine volonté de bouger à n’importe quel prix, je me retrouvais par terre après un faux pas, le regard brumeux et les muscles endoloris.
Par réflexe, j’essayais immédiatement de me redresser, non sans difficulté. Mon sens de l’équilibre complètement déréglé, je cherchais à tâtons un quelconque bord de table susceptible de m’aider à me relever… et je cherchais encore… pendant plusieurs secondes…
Mais il fallait que je me rende à l’évidence : la table avait tout bonnement disparue.
Et si c’était seulement la table… les chaises, l’ordinateur, les costumes de Mikuru…
Je me trouvais désormais dans une pièce complètement vidée, que ce soit de ses meubles… ou de ses occupants.
« Haruhi ? »
Rien…
« Asahina ? Nagato ? »
Toujours rien…
Et bien que ça ne m’enchante guère, je tentais tout de même :
« … Koizumi ? »
… Raté… pour le coup, j’aurais presque été heureux d’entendre sa voix…
De retour sur mes deux jambes, je scrutais sur 360° cette salle de littérature devenue bien trop vide à mon goût. Décidant que tout ceci était loin d’être normal, je me dirigeais vers la fenêtre, histoire de voir si l’extérieur était aussi vide que l’intérieur… et c’est dans cette optique qu’une nouvelle surprise assez désagréable pointa le bout de son nez…
Car dehors… de l’autre côté de la fenêtre…
Il n’y avait tout simplement rien.
Hormis de la lumière, beaucoup, beaucoup de lumières d’une aveuglante intensité… il n’y avait rien à voir…
Comme si il n’y avait jamais eu que cette pièce dans l’univers… c’est tout du moins la première impression qui me venait à l’esprit.
Et tandis que je restais planté là, à observer dans le vide sans rien comprendre, j’en venais à regretter la compagnie d’un serre-tête jaune à mes côtés… ou même d’une grosse bestiole translucide et phosphorescente qui casserait tout sur son passage… d’une boule brillante qui voletteraient partout en distribuant la bonne parole… un ordinateur intelligent… une maid…


… Hmm… si ça se trouvait, je venais de mourir. Une crise cardiaque justement… ou une rupture d’anévrisme… ou j’étais dans le coma, entre la vie et la mort…
C'était assez problématique…

… parce que j’avais toujours faim.


C’était bizarre… cette sensation…
Une présence...
Comme si il y avait quelqu’un derrière vous…

Exécutant un magistral volte-face, mon doute se trouva confirmé… par un visage bien connu d’une désespérante neutralité.
« Na… gato ? »
Sortie de nulle part, l’extraterrestre trouvait à peine à un mètre de moi, me fixant de son regard si… si…



« Nagato… tu n’en as pas assez de porter ce costume de bunny ? »
Ce fut la seule chose que ma bouche était capable de prononcer…
Se gardant bien de me répondre, la jeune fille venue d’ailleurs ne remua pas un cil… ce qui n’empêchait pas ces satanées oreilles de s’agiter devant moi, annihilant toute tentative de concentration de ma part…
Les secondes s’écoulèrent de cette façon avec une lenteur de paresseux hémiplégique… elle me fixait comme un robot, moi je faisais pareil mais avec nettement moins d’assurance dans le regard…

« Réveillez-vous. »

Je clignais des yeux.
« Pardon ? »
Un court silence suivit… puis elle reprit :
« Vous devez vous réveiller, maintenant. »
« Parce que… je suis entrain de dormir, là ? »
« Non. »
A cet instant, l’interface humanoïde tourna les talons… et se dirigea vers la porte de sortie. La main sur la porte, elle me jeta un dernier regard… et m’adressa ces mots :
« Mais vous devez en prendre conscience. »
J’aurais bien voulu lui demander ce qu’elle voulait dire, lui demander d’attendre, de m’expliquer… mais à peine avais-je ouvert la bouche que Nagato ouvrit la porte. A cet instant, la lumière de l'extérieur s'engouffra dans la pièce, engloutissant Nagato avant de m'aveugler complètement...



« Kyon, tu as écouté ce que je viens de dire, au moins ? »
Un sentiment de réalité me tira du néant.
Comme si je me réveillais après… après un voyage de quelques minutes dans un monde parallèle uniquement composé d’un ex-local du club de littérature et d’une extraterrestre exhibitionniste se prenant soudainement de passion pour les devinettes… autant dire avec un sacré mal de crâne…
Jetant successivement un regard vers Mikuru qui m’observait d’un air inquiète, Koizumi qui souriait toujours, Nagato plongée dans son livre et Haruhi qui attendait une réponse de ma part… je semblais être le seul à avoir subi ce…
… ce…
« Absolument, j’ai tout compris. »
Haruhi fronça les sourcils, apparemment pas très convaincue… avant de lâcher :
« Parfait ! Ça suffira pour l’instant, soyez tous prêts pour la suite des opérations, maintenant… rooompez ! »
Comme de parfaits petits soldats, nous obéîmes à notre vénérée capitaine et quittâmes progressivement les lieux. Koizumi partit le premier, puis je laissais derrière moi Haruhi et Nagato, accompagné par une Mikuru venant tout juste de retrouver ses vêtements habituels.
Toujours un peu déboussolé par ma récente expérience, je ne dis pas un mot jusqu’à ce que nous soyons parvenus à un croisement. A ce moment, Mikuru se tourna vers moi et me murmura tout prêt…
« Pourrais-je te voir après le cours ? »
Et comment !
« Bien sûr, c’est au sujet de… ? »
Immédiatement, la belle rousse plaqua un doigt sur ses lèvres, m’intimant au silence.
« Nous en discuterons tout à l’heure… patientes jusque là, d’accord ? »
Tout ce que tu voulais...
Alors qu’elle se trouvait maintenant tout proche de moi, je constatais une nouvelle fois que la demoiselle était moins petite qu’avant… et par la même occasion, que la totalité de son anatomie avait bénéficié de cette… « augmentation ».
Nous nous sommes séparés sur ces mots… et une fois de plus, je me suis retrouvé seul…



Une Haruhi qui fait n’importe quoi n’importe quand…

Un Koizumi inquiet…

Une Mikuru qui me revient plus en forme que jamais…

Des hallucinations…

Une nouvelle bunny girl…



En fin de compte, en mettant tout cela bout à bout… il m’apparaissait désormais clairement que quelque chose, quoi que ça puisse être, allait arriver…



… à moins bien sûr que ça n’ait déjà commencé…





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Yop, j'en profite pour faire un peu de pub à Fanfiction.fr qui organise un concours de fanfic (Sans blague?) avec lots à la clé. Bonne chance aux valeureux participants et sur ce...

A la prochaine, lecteur.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Vite ! Il faut que je lise le chapitre 3 !
PS : Toujours très interéssante cette fanfiction !