mardi 18 novembre 2008

Kara no Kyoukai

Code Geass, Kurogane no Linebarrel,Rental Magica, Naruto, HunterXHunter, ...

Le point commun de tous ces animes, ce n'est pas l'éternel débat pour savoir si il s'agit d'une innommable daube ou du coup de génie d'un auteur béni des dieux, mais les yeux de leurs héros. En effet il arrive que parfois, pour d'obscures et discutables raisons, lesdits héros voient leurs orifices oculaires s'éclairer subversivement sans qu'on ne sache vraiment d'où ça vienne, ce phénomène précédant par ailleurs une série de conséquences toutes plus bizarres les unes que les autres telles qu'une guerre mondiale, un robot qui tombe d'on ne sait où, une main qui lance des éclairs...
Tout cela pour vous dire que Kara no Kyoukai se pose comme la confirmation que les japonais sont au moins aussi complexés par leurs yeux que par leur couleur de cheveux.


Kara no Kyoukai : the Garden of Sinners

Studio : ufotable
Auteur : Kiniko Masu
Directeur :
Ei Aoki (Film 1), Takuya Nonaka (Film 2), Mitsuru Obunai (Film 3), ...
Musique : Yuki Kajiura
Année de diffusion : 2007, 2008, ...
Génériques :
- Ending Film 1 : "oblivious" de Kalafina - Ending Film 2 : "Kimi ga Hikari ni Kaete yuku" de Kalafina - Ending Film 3 : "Kizuato" de Kalafina


Résumé :

L'histoire démarre à la suite d'un incident : une jeune fille se jette du haut d'un building et s'écrase. L'image provoque un certain effroi, tant la jeune fille donne une impression de n'avoir été qu'un cadavre avant même de sauter. L'affaire est classée sans mobile, mais alors que l'enquête se poursuit néanmoins avec peu d'informations, d'autres "suicides" surviennent, les uns après les autres, de jeunes filles sautant du même bâtiment. C'est ainsi qu'une rumeur se déclare, prétendant l'existence d'un fantôme au sommet du fameux building. Kokuto Mikiya, employé travaillant au service de la société de construction d'Aozaki Tohko, a une amie plongée dans le coma durant 2 ans, Ryogi Shiki. Bien qu'ayant toujours les souvenirs antérieurs à cette période, elle les croit irréels et faux. Depuis le jour de son réveil, elle possède l'étrange don de pouvoir entrevoir "la mort des choses". Une jour, une discussion démarre entre les 3 protagonistes pour tenter d'élucider, ou du moins de comprendre, ce qui se passe dans cette affaire.



Série de 7 films toujours en cours de diffusion dans les salles de cinéma nippones, Kara no Kyoukai est en réalité adapté d'une série de romans éponymes écrits par Kinoko Nasu et illustrés par Takashi Takeushi, les bienheureux fondateurs de Type-Moon.
Comme vous le savez peut-être déjà, la totalité des œuvres de Type-Moon (Tsukihime, Fate/Stay Night, ...) se situent globalement dans la même époque et dans le même univers. KnK ne déroge pas la règle en se présentant comme un spin-off de Tsukihime.

Parlons de l'histoire... et ne nous embarrassons pas de détails : scénaristiquement, c'est de l'ordre du bordélique.
En clair, chaque film adapte l'un des sept chapitres du roman, mais dans le désordre. Ainsi à l'heure actuel, les films suivent le schéma chronologique suivant : 2, 4, 3, 1... autant dire que lorsque l'on commence comme tout le monde par le film 1, comme tout le monde on est un peu largué...
Néanmoins, après un petit revisionnage et 2 film plus tard, le scénario se révèle extrêmement prenant, en grande partie grâce à son héroïne oculo-luminescente, adepte du maniement de couteau de chasse et aux goûts vestimentaire à la fois avant-gardistes et traditionnels... en résumé, et comme on pouvait s'en douter pour un personnage principale féminin enfanté par Type-Moon, Shiki est ultra-charismatique. Ce qui n'est pas spécialement le cas des autres protagonistes, bien que Mikiya se situe bien au-delà du QI moyen d'un héros masculin de ce même Type-Moon... à noter tout de même une Aozaki Tohko qui en impose et qui pourrait se révèler encore plus intéressante par la suite.

Shiki, donc, une coodere en puissance au passif et même au présent très torturé, qui chasse le fantôme et le vampire dans un but encore obscure tout en affrontant en parallèle une adolescente un peu paumée accro à Mikiya et le sister-complex récalcitrant d'une petite soeur possessive comme les japonais les font si bien, tout ça entre deux gorgée de Volvic, bien entendu...
Cette jeune fille à la personnalité trouble et au couteau affuté s'est vue affublée d'une paire d'yeux recelant un pouvoir bien connu des fans de Type-Moon : la capacité de voir la mort de toute chose, déjà possédé par le protagoniste principal de Tsukihime. Le film 4 semble d'ailleurs faire la lumière sur les circonstances l'ayant amené à obtenir cette faculté.


Visuellement, c'est très correct, les décors pluvieux d'une ville plongée dans une nuit mystérieuse et menaçante, l'intérieur apaisant du bureau de Tohko, l'appartement immaculé de Shiki... tant d'endroits plaisant à l'écran. Puis, sans prévenir, une scène d'action commence et on se prend un déluge d'effets spéciaux au travers de la tronche, sur fond d'une bande-son à se pendre de bonheur. On a droit à de nombreuses giclures de sangs, néanmoins, des giclures qui ont un réel intérêt pour le récit, que ce soit pour rendre une scène réellement glauque ou même quelque peu poétique...
Quasiment chaque film a droit à un réalisateur différent, c'est peut-être un des éléments qui font de Kara no Kyoukai une adaptation réussi d'une œuvre de Type-Moon... à la différence des animes de Fate/Stay Night et de Tsukihime qui ont laissé des traces globalement très discutables.


Kara no Kyoukai est sans conteste une réussite au stade actuel de sa diffusion, grâce à des réalisations globalement impeccables, une OST enchanteresse, des seyuus de talent (Maaya Sakamoto pour Shiki et Takako Honda pour Tohko) et des personnages qui en ont encore beaucoup sous l'accélérateur. Gageons que les derniers films sauront confirmer le succès de la série.
Les DVD des films 4 et 5 devraient sortir au Japon le 17 décembre et le 28 janvier, en revanche aucune date n'est pour l'instant connue pour la sortie du sixième film au cinéma.

[EDIT]
Une date a finalement été lâchée : le sixième film sortira au cinéma le 20 décembre 2008 tandis que le septième et dernier volet sera diffusé au printemps 2009, voilà!

"Eat the damn ice cream. And then give me a hug."



En bonus track, l'organigramme de l'univers Type-Moon :

2 commentaires:

Machuu a dit…

Il m'a quasi-obligé a regarder ces trois films...

Bonne animation, personnages au design original ...

Sauf que personellement je n'ai pas aimé l'usage a outrance et quasi-constante de dark qui finit par donner une teinte dépressive à l'anime. Le premier film est teinté d'un concept philosophique sur l'opposition voler/planer qui nous amène à nous demander si les auteurs n'étaient en train de planer sur AirCanabis quand ils àont écrit le bouquin ...

Sans compter la demoiselle aux cheveux violets du troisième long-métrage, qui, bien qu'étant doublée par Mamiko Noto, me sort par les narines.

Donc, pour moi, KnK, c'est une belle forme, mais un fond qui m'assome à la longue ^^

Grimm a dit…

"Sans compter la demoiselle aux cheveux violets du troisième long-métrage, qui, bien qu'étant doublée par Mamiko Noto, me sort par les narines."

En glanant des avis autour de moi, je me suis rendu compte qu'il semblait s'agir de l'avis général de tous ceux ayant regardé le troisième film^^