vendredi 28 novembre 2008

Spice and Wolf : l'odyssée de l'espice.

Allez savoir si il s'agit d'une nouvelle mode, mais au même titre que des séries américaines telles que Dr House, Shark ou Dexter, on peut noter une certaine recrudescence des animes dont l'intrigue est basée à 99% et quelques poussières sur un seul personnage sans qui l'histoire ne serait rien (Mais vraiment rien du tout), dressant alors ce même personnage au rang de véritable star. Le récent Kannagi en est un très bon exemple.
Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à un de ces animes, dont l'héroïne aura su à elle seule marquer de son empreinte velue le cercle très fermé du Okamimi, permettant par ailleurs une expansion non négligeable de ce même cercle au reste de ce la communauté otake (Que l'on sait bien sûr avide de nouveautés).



Anime

Studio de production : IMAGIN
Directeur : Takeo Takahashi
Musique : Yuuji Yoshino
Année de diffusion : 2008
Opening : "Tabi no Tochū (旅の途) de Natsumi Kiyoura
Ending : "Ringo Hiyori (リンゴ日) de Rocky Chack


Light Novel

Auteur :
Isuna Hanekura

Illustrateur :
Ju Ayakura



Résumé :


Lawrence est un marchand ambulant qui vend de la fourrure et fait des échanges. En raison de son travail, il retourne dans le village de Pasroe au moment du festival de la moisson. Contrairement au reste du pays, les habitants sont païens et croient en une divinité loup : Horo. La légende raconte qu’un pacte entre les hommes et les loups a été conclut afin d’assurer le bon fauchage du blé quand celui-ci aurait atteint la maturité escomptée. Cependant, en raison des nouvelles méthodes inventées, les habitants du village n’ont plus aucune difficulté pour faucher le blé. Ils ont ainsi fini par ne plus prendre la légende au sérieux et ne plus réellement croire en l’existence d’Horo.
Alors qu’il s’apprête à quitter le village, Lawrence découvre à l’arrière de sa carriole une jeune femme possédant des oreilles et une queue de loup. Cette dernière se présente alors comme la divinité des lieux et, étant donné que les habitants ne semblent plus avoir besoin d’elle, demande à Lawrence de l’emmener avec lui. Un nouveau partenariat entre l’homme et le loup se forme alors permettant à ces deux caractères si différents de se comprendre mutuellement.

(Animeka)



Adaptée d'une série de Lights Novels bénéficiaire de nombreux prix au Japon (On parle d'une des meilleurs série jamais sortie.), Spice and Wolf s'est vue décliner en manga et en anime, rencontrant un succès non négligeable de par la simplicité de son histoire et le charisme de son héroïne.

Spice and Wolf est un Slice of Life un peu particulier de par de nombreux points.
Pour commencer, son contexte : l'histoire se déroule dans un décor occidental, section moyenâgeuse, durant lequel on assiste à un cours accéléré d'économie et de commerce entre villes et villages. En effet, ici nuls grands faits d'armes, nulles batailles mémorables (Ou si peu) entre deux armées menées par des héros légendaires, pendant 13 épisodes vous suivrez le voyage tranquille (Ou pas tant que ça) de Lawrence et de Horo vers le Grand Nord, dans une ambiance poétique, parfois digne d'un conte de fée (Une femme loup qui rencontre un jeune marchand ambulant avant d'entamer un voyage avec lui vers une destination assez floue, si c'est pas l'archétype du conte de fée basique, ça...), le tout saupoudré de crumble aux pommes.
En bon marchand ambitieux, il arrive parfois à Lawrence d'être plus préoccupé par le flouz au fond de sa poche que par la déesse à 10 centimètres de lui.
La déesse, justement...


Horo, donc...
Horo la Louve.
Horo la déesse des moissons.
Horo la Sage comme elle se complaît à le proclamer sur tous les tons.
Horo la star, toute puissante ambassadrice de l'Okamimi de par le monde.
Tant de titres et si peu si terra-octet sur les serveurs mondiaux pour décrire avec une précision suffisante tout ce qu'elle peut représenter aux yeux des otakes possédant suffisamment de cultures animesque (Catégorie dont tu ne fais pas partie si tu es arrivé à ce stade de l'article, désolé...).
Mais Horo est pourtant une déesse sur le déclin. Fort de son pouvoir grandissant, l'Eglise balaye peu à peu les vieilles légendes païennes, dont celle de Horo la Louve. Les nouvelles techniques agricoles rendant inutile un quelconque culte à une quelconque déesse (Et bien que mes doigts se révulsent d'eux-mêmes à désigner comme "quelconque" l'aspect divin de Horo...) la divinité de 600 ans d'âge se retrouve progressivement délaissée, errant dans la nature sans trop savoir que faire... jusqu'à sa rencontre avec un certain marchand au moins aussi errant qu'elle.
Il serait peu dire que d'affirmer que ces deux là se sont tout de même très bien trouvés. D'un côté du chariot un jeune homme ambitieux, près de ses sous et un peu bourru mais néanmoins sensible aux charmes féminins, de l'autre une déesse au chômage indéniablement séduisante, pleine de sagesse bien que témoignant souvent d'un caractère infantile et orgueilleux. Et lorsque deux esprits rongés par la fierté et l'orgueil se retrouvent à cohabiter, ça donne un couple aux échanges verbaux monopolisant 90% de l'intérêt de l'anime, vous savez, ce genre de couple qui se dévore des yeux sans jamais s'arrêter de s'envoyer des piques, mettant au supplice la horde de spectateur qui bave devant son écran, guettant l'ombre d'un signe d'un hypothétique témoignage d'affection tant attendu...


Mais revenons à un peu plus d'objectivité, parce que bon...
L'anime en lui-même possède quelques lacunes, notamment au niveau de l'animation qui pêche un peu par moments (Des gens m'ont parlés d'une poitrine "vachement raide"...), néanmoins et comme je l'ai déjà noté plus haut, l'ensemble dégage une indéniable poésie, surtout lorsqu'il s'agit de mettre Horo en valeur.
Poésie qui se trouve par ailleurs souligné par la bande-son et plus particulièrement par l'opening enchanteur, sur une mélodie très douce, ainsi que l'ending mettant un petit accent sur cet aspect féerique, un peu infantile, des plus plaisant.
C'est du Slice of Life, et en temps que tel, ça ne plaira de toute façon pas à tout le monde. La faute à un rythme tranquille, parfois même vraiment lent, heureusement rattrapés par quelques scènes nettement plus relevées. (Je parle pour les allergiques des animes sans action pure, les autres peuvent se jeter dans la vague en ouvrant la bouche.)


En vérité je vous le dit : Spice and Wolf est une petite bouffée de chaleur au milieu des productions plus tape-à-l'oeil, un anime sans prétentions qui se laisse déguster avec plaisir. en attendant une saison deux confirmée et diablement attendue...



"Horo ou comment IE ne fait définitivement plus le poids face à Firefox."

Aucun commentaire: