jeudi 29 janvier 2009

[Fragile : Farewell Ruins of the Moon] Attention, c'est fragile...

Le monde des jeux vidéos change, c'est un fait.
Les nouvelles licences se raréfies, les suites, les adaptations et les casual-games viennent remplacer l'inédit et la prise de risque. Là où les anciennes technologies privilégiaient le gameplay, les innovations et le scénario, l'ère de la HD ne jure que par les graphismes et les effets visuels. Est-ce forcément un mal? Après tout, les loisirs vidéoludiques sont passés du statut d'occupations solitaires aux horizons infinis du online, là où des millions de nouveaux joueurs peuvent former de solides communautés dans un univers en constante expansion, là où l'immersion du joueur au sein du virtuel ne cesse de s'amplifier. Car oui, le monde du jeu vidéo s'est ouvert au très grand public, oui le marché du jeu rapporte désormais plus que le marché du cinéma, oui le jeu vidéo n'est plus une affaire de passionnés, c'est devenu un business, un vrai gros et large business comme seule une consommation de masse peut en créer, et à dire vrai...
... je trouve ça un peu triste.
Parce que quand je vois un jeu de 360 taxé 70€ vanter ses seuls graphismes pour compenser une durée de vie de 7 heures en solo sans se presser et un scénario tenant sur un quart de demi ticket de métro, j'ai envie de me pendre.
Parce que quand je regarde les rayons de mon micromania en rupture de stock de Persona 3, je préfère rentrer chez moi faire tourner Ico sur ma PS2.
Parce que quand je vois que Metal Gear vient de tirer sa révérence (Encore que), je recommence à compter sur les doigts de ma main le nombre de héros charismatiques à l'histoire captivante qu'il reste sur PS3.
Et parce que quand je vois le temps qu'il reste avant la sortie des deux prochains FFXIII, je me dit que j'ai pas finis de me rependre...

Pourtant, j'ai beau avoir l'air pessimiste, j'ai constaté par moi-même qu'il subsistait quelques rayons d'espoir pour les joueurs désireux d'avoir une histoire avant une résolution de 1080x1920, avec des environnements qui pouvaient être beaux sans pour autant détailler les vers grouillants dans le cadavre d'un homme noyé dans son vomi, avec des jeux qui se payaient même le luxe d'être poétiques, si, si... poétique...


Il y a quelques jours de cela sortait au Japon le nouveau jeu de Tri-Crescendo: "Fragile : Farewell Ruins of the Moon". Et je peux vous dire que rien qu'au titre, ça sentait le coup de coeur. Alors cliquez sur ce lien, laissez la musique du site tourner en boucle et penchez-vous un peu sur cette petite bouffée d'air frais dans un monde de bolters lourds.


Dans un avenir proche, il ne reste qu'un monde post-apocalyptique ayant perdu sa lumière, et enveloppé d'un épais brouillard. La quasi-totalité de la population mondiale a disparue, ne laissant que des cités en ruine hantées par d'inquiétants démons. Seto, un jeune garçon, voyage seul à travers ce monde en ruine, à la recherche de survivants...


Bien que Fragile offre de nombreux rapprochements avec le schéma type d'un survival-horror (le héros seul dans le noir visitant des ruines et rencontrant ça et là quelques ennemis vicieux), le jeu est principalement tourné RPG, avec phases d'explorations. Dans sa quête de trouver la raison du cataclysme ayant touché le monde, Seto fera plusieurs rencontres (amicales ou vindicatives) afin de le faire progresser sur le chemin de la vérité.
Ainsi, la ville qu'il visite n'est pas si abandonné qu'elle en a l'air, puisque occupée par divers types d'esprits plutôt coriaces et pas toujours très conciliants.
Notre héros aura pour seules défenses sa lampe torche et un bâton, rapide mais peu efficace, avant de mettre la main par la suite sur d'autres objets sensiblement plus destructeurs, tels qu'une hache ou un marteau, quand il n'improvisera pas lui-même un arc bricolé à la va-vite ou même un club de golf récupéré dans la ville fantôme. Mais quand bien même Seto aurait réussi à se dégoter un canon à rampe, son arme la plus efficace contre les esprits restent son fidèle haut-parleur, contrôlé par la Wiimote.


Mais pour vous faire une meilleure idée du système de jeu, rien de tel qu'une ou deux bonnes vieilles vidéos live de gameplay:








Le haut-parleur/microphone est un élément important du jeu. Ainsi, il est possible en s'approchant des spectres d'amplifier leurs chuchotements et ainsi récupérer des indices pour progresser. Toujours concernant cette enquête, de nombreux graffitis sont visibles à différents endroits, une fois éclairés par la torche et recelant de précieuses indications. Par ailleurs il n'est pas rare de croiser quelques esprits d'humains à proximités, toujours prompt à vous apporter leur soutien, aussi mince soit-il.
L'aspect survival-horror du titre se révèle surtout lors des phases d'explorations, lorsque la moindre parcelle d'ombre est susceptible de dissimuler un démon peu fréquentable, qu'il vous faudra au besoin dénicher vous-même au moyen de votre lampe torche afin de le forcer à vous attaquer.
En soi, Fragile ne dispose pas d'un gameplay transcendant, mais il a le
mérite de ne pas transformer le héros en armurerie de gros calibres, à l'image d'un Ico pas très dégourdi perdu dans sa tour avec pour seule arme un bout de bois trop lourd pour lui. Il est d'ailleurs intéressant de noter quelques similitudes plutôt agréables entre Fragile et Ico : ainsi la mystérieuse Ren, pâle jeune fille au clair de lune et amie des chats n'est pas sans rappeler une certaine Yorda. D'autres personnages viendront également apporter leur touche personnelle à l'univers du jeu... Que ce soit Sai, l'esprit d'une jeune femme accompagnant occasionnellement Seto dans son périple à travers la ville, Crow, le garçon amnésique aux yeux de chat ou Sin, le scientifique un brin psychotique, tous viendront atténuer la solitude de Seto, en bien ou en mal...
L'aventure est ponctuée de plusieurs petites histoires rattachées à différents objets trouvés par Seto, et contenant les souvenirs de l'ancien habitant de la ville auquel il a appartenu. A ce sujet, un concours a été organisé par l'équipe de développement afin d'introduire de nouveaux objets contenant de nouvelles petites histoires proposés par les participants.

.
Comme l'on pouvait s'y attendre de la part de Tri-Crescendo et du successeur de Trusty Bell/Eternal Sonata, la bande-son du titre est une pure merveille. L'opening, une ballade des plus plaisantes baptisée "Hikari", est chanté par Aoi Teshima. La suite de l'OST n'est pas en reste et si vous avez bien ouvert le site du début de l'article, vous pouvez écouter depuis tout à l'heure le thème du jeu qui est, vous en conviendrez, d'une mélancolie à se pendre par les yeux (Ceux qui auraient déjà visionnés "Le tombeau des lucioles" savent de quel genre de mélancolie je parle...).
Et puisqu'il est question de mélancolie et de poésie, attaquons-nous au dernier point... les graphismes.
Bien évidemment, nous sommes sur Wii et bien évidemment, le rendu est définitivement moindre que sur une 360 ou une PS3... mais finalement, qu'est-ce qu'on s'en fout? A son niveau, Fragile parvient à être beau : des effets d'ombre et de lumière réussis, une certaines fluidité, des cinématique typées manga franchement mirifiques, un chara-design attachant, des démons tordus, des décors variés tels qu'un parc d'attraction, une station de métro, un hôtel, un sous-sol...
Oh et puis mince, regardez donc le dernier trailer ayant précédé la sortie du jeu, vous comprendrez peut-être ce que je veux dire quand je parle de poésie, de mélancolie et d'un bon moment passé avec une manette entre les mains:








Le titre n'est pas dénué de défaut, son score de 31/40 par Famitsu en fait un jeu honorable mais perfectible, j'en suis conscient. Pourtant, Fragile présente à mes yeux plus d'intérêt que les 5 derniers FPS next-gen réunis sortis à ce jour, que ce soit par la profondeur de son scénario, de son univers et de ses personnages, par sa bande-son... ou dans certains cas tout simplement pour son style graphique que n'importe quel amateur d'animation japonaise saura apprécier à sa juste valeur.

Le monde des jeux vidéos changent, mais certaines choses n'ont pas changé et ne sont pas près de le faire :
Les occidentaux excellent dans le bourrinage défoulant, et de leur côté du monde les japonais crées les RPG avec les plus belles histoires jamais polygonées.
CQFD





PS : Les otakes auront sans doute reconnus dans ce trailer quelques seyuus au timbre de voix qui ne leur est pas inconnu... et ils ont bien de la chance, car de mon côté je suis persuadé de reconnaître quelques voix mais pas moyen de me souvenir où j'ai bien pu les entendre...

samedi 24 janvier 2009

[My First Anime Harem] Puisque l'occasion se présente...

Comme nombre de mes compatriotes, j'avais à mes débuts posté un exemplaire de mon harem idéal, qui avec le recul me paraissait assez perfectible (Entre les goûts qui évoluent et les demoiselles que j'avais honteusement oublié...). Toujours est-il qu'au vue du retour en force de cette sympathique pratique, l'ambition m'est venue de procéder à quelques menus réajustements. Par ailleurs, depuis mon intégration à Blogchan, c'est une bonne occasion pour les lecteurs de se faire leur idée sur quel genre de gaillard ils sont tombés...


Sans plus attendre, je vous présente mon harem :




Et maintenant, le détail :

01 Rei Ayanami (Neon genesis Evangelion) : La seule, l'unique. Il n'était que justice de placer Rei en première place (Même si il n'y a pas spécialement de classement), en premier lieu parce que blue-haired + short-haired + coodere = Epic Win, et ensuite... parce que (Argument concis mais ô combien véridique). Bien qu'elle n'occupe pas de poste particulier au sein du harem, elle y est absolument indispensable. Ainsi, son aura apaisante (Je juge beaucoup à l'aura comme vous aurez l'occasion de le remarquer) suffira à me faire oublier les futiles problèmes de la vie de tous les jours, tandis que je la regarderais me préparer une tasse de thé... "soupiiiir"... (Je dis ça mais je peux pas blairer l'eau chaude)


02 Shiho Miyano (Detective Conan) : Si on exclut Dragon Ball, ma première expérience sérieuse en matière de série de manga s'est faite par le biais de Détective Conan (Qui m'aura quand j'y pense bouffé un pognon considérable...), série qui aura été pour moi l'occasion de faire la connaissance de Haibara Aï/Shiho Miyano, pour ainsi dire mon premier amour en matière de 2D monochromatique. La scientifique du groupe, idéale pour me confectionner un remède de cheval si je me retrouve cloué au lit, terrassé par un mal de bide du diable. Ajouté à cela une bonne dose de cynisme et vous obtiendrez celle qui m'a converti au short-haired, bien avant Rei... c'est dire à quel point elle a sa place au sein de mon harem.


03 Chane Laforêt (Baccano) : J'ai toujours eu un faible pour les filles en belles robes de soirées, épaules nues et décolleté plongeant. Enveloppe de rêve glaciale enfermant un cœur de guimauve, Chane est une haremette très coquette, toujours à porter de jolies robes. Elle est également très douée au combat au couteau (Qui est une caractéristique déterminante comme vous le verrez prochainement) et dotée d'un mutisme avéré (Une coodere à l'état pur, quoi). Bien plus accessible lorsqu'on lui déclare sa flamme, il faut cependant prendre garde à ne pas la faire sursauter, sous risque de finir avec deux ou trois doigts coupés.


04 : Shiki Ryôgi (Kara no Kyoukai) : Finalement très proche de Chane de par son maniement exemplaire du couteau, ses goûts vestimentaires forts plaisant et le combo short-haired + coodere, Shiki est en revanche beaucoup moins simple à approcher que Chane (Mais en même temps, c'est ce qui rend le challenge intéressant). Par ailleurs, je veille à ne plus jamais tomber en panne de Volvic et de Häagen-Dazs à la fraise, ça l'énerve. En sus, elle est fournit avec une double personnalité nettement plus sociable... ce qui n'est pas négligeable.


05 Horo (Spice and Wolf) : on attaque la deuxième moitié en beauté avec le combo déesse capricieuse + okamimimi (Imparable). Pour ainsi dire, la feignante du groupe avec option marchandage, section fourrure. Néanmoins, elle peut se montrer très câline quand on a réussi à l'apprivoiser... et le petit détail qui fait plaisir, c'est qu'elle sent bon la pomme...


06 Remilia Scarlet (Touhou) : Parmi toutes les demoiselles que compte Touhou (Au bas mot, une bonne cinquantaine), le choix fut rude, certaines prétendantes opposant à Mili des arguments de poids. Néanmoins, vu que je ne juge pas (uniquement) sur la taille des seins, j'ai rapidement préféré intégrer ma petite (C'est le cas de le dire) préférée à mon harem. Ses fonctions de haremettes sont très complémentaires : tout d'abord son statut de noble habitante d'un grand manoir lui permet de boire à ma place le thé préparé par Rei, sa nature de vampire me sera fort utile lorsque le coca que je n'arrête pas d'ingérer m'aura filé un taux de sucre alarmant dans mon sang, qu'elle prendra soin d'évacuer à sa manière, à noter son petit côté dominatrice qui ne se néglige pas... et pour finir... une louve et un vampire en même temps, ça promet d'être sauvage...


07 Kotomi Ichinose (Clannad) : De par sa douceur, sa voix, sa passivité relative et ses courbes plaisantes, Kotomi occupe le poste prestigieux de peluche communautaire, utilisable à volonté et très confortable. A la différence de Shiho qui est bien trop fière pour ça, Kotomi ne rechigne jamais à m'aider dans mes devoirs. Par ailleurs, ses petites habitudes en matière de méthodes de lectures ne sont pas du genre à me laisser de marbre...


08 Bikko (Romantic Fool since 1995) : D'une certaine façon, on peut dire que j'ai gardé le meilleur pour la fin. Le nom de Bikko ou de l'œuvre dont elle est tirée ne dira sans doute pas grand chose à 99% d'entre vous. Rien d'étonnant à cela, le manga en question est parfaitement introuvable, et les éléments relatifs à la demoiselle se comptent sur un quart de page Word. Ce qui me passionne dans ce personnage est qu'elle n'a justement aucun critère qui pourrait faire d'elle une héroïne de manga "standard" : amputée d'une jambe suite à un accident de voiture qui lui aura également coûté un œil, la jeune fille à pourtant su garder du haut de ses seize ans une intense joie de vivre, malgré un mode de vie particulièrement marginale et dépravé. Je serais sans doute amené à vous parler d'elle plus en détail une prochaine fois, toujours est-il que par la sympathie qu'elle m'inspire, l'aura unique qui se dégage d'elle et le simple fait qu'elle me serve d'avatar, il me semblait évident de l'intégrer à mon harem personnel, quitte à être obligé de boire une bière pour pouvoir prétendre à sa compagnie le temps d'une soirée au coin du feu.



C'est ainsi que se conclut mon harem, et si je fais le point, ça donne 4 cooderes, 2 flat-chested et 75% de short-haired... et seulement une aux seins qui peuvent être considérés comme "gros"... rien de bien surprenant en ce qui me concerne, je suis dans mes normes. Mais j'ai dû à contrecœur me séparer de Nagato, de Nadia, de Rena, ...
8 haremettes, c'est peu, mais je pense que ça reste un bon chiffre... après tout c'est un harem, pas une exploitation.

lundi 19 janvier 2009

Who is Mari?

Ça n'aura échappé à personne (En tout cas j'ose espérer), mais la célèbre et surexploitée licence Evangelion connaît en ce moment même une réadaptation sous forme de 4 films (Dont un déjà sorti au Japon et le deuxième qui se fait cruellement attendre), le tout baptisé Rebuilt of Evangelion. Si le premier film n'aura été qu'un sympathique remake tout de même un peu limité des 6 premiers épisodes, la suite des opération devrait laisser place (En théorie) à de nouveaux anges, de nouvelles Evas, de nouveaux persos, Rei, des révélations de malade mentale, des graphismes qui poutrent, Rei, une nouvelle fin "plus compréhensible" pour le commun des mortels, du fan-service, Rei, un pointe d'Asuka, de Misato, de Gendô et surtout... encore un peu de Rei. Autant dire que les attentes sont immenses, mais que l'ombre de la désillusion plane comme toujours dangereusement au-dessus de nos pauvres têtes de fans, trop souvent éprouvés par les frasques douteuses de certains réalisateurs suspectés de cocaïnomanie aiguë...


Mais ce qui nous intéresse présentement, c'est cette histoire de nouveaux persos. Car dans la vie, il y a certaines choses immuables : la mort, les impôts, le coca, les cooderes et Evangelion (Entre autres choses). Pour le cas d'Evangelion donc, on ne saurait imaginer qu'un engrenage aussi bien huilé (Ou aussi bordélique, tout dépend du gaillard interrogé) se voit modifier par l'arrivée, au milieux des relations déjà bien tendues entre les personnages, d'une nouvelle-venue. Surtout au milieu des véritables objets de culte (Et je pèse mes mots) que sont Rei et Asuka. Mais avant de creuser le sujet, il serait préférable que tout le monde ait pris le temps de mirer le trailer ci-après.


Si vous avez compris de qui je voulais parler, c'est bien, dans le cas contraire, c'est quand même moche pour vous. Ceci dit, ma légendaire magnanimité me chuchote de vous consentir un indice.


Dans un premier temps, il convient de mettre un nom sur ce charmant visage.
Aucun pseudonyme potable n'ayant été donné par les fans, il convient de se replier sur un autre support que les bas-fonds vermineux du net, et plus particulièrement sur Nintendo DS. Au cours du jeu vidéo Puchi Eva, le joueur doit collecter différents items à mesure qu'il passe les niveaux. Parvenue au dernier niveau, le joueur reçoit en prix final une petite image, représentant une certaine brune portant des lunettes :


Les non-japonisant seront sans doute heureux d'apprendre que les indications données se résument à un simple prénom : "Mari" et une vague description : "A mysterious girl. Probably can meet her in the cinema". C'est court, mais concis.
Indéniablement, cette jeune fille suscite une certaine curiosité parmi les fans, qui sont légitimement en droit de se demander comment une petite nouvelle pourrait côtoyer des persos devenus incontournables à l'image d'Asuka, Gendô, Shinji, Misato ou Rei sans passer pour un rajout inutile tout juste glissé là pour justifier un remake qui va rapporter une blinde à ses créateurs. Mais tentons de ne pas tomber dans le déni grossier et préoccupons-nous plutôt du personnage en lui-même, ainsi que de ce que nous en savons à l'heure actuelle.


Pour commencer, le trailer offre image plutôt sobre de cette Mari. Elle est seule dans une atmosphère froide, observant le ciel percé de ces croix violacées si familières et traversé par un vole de piafs. Il transparaît d'elle une nature calme, sérieuse (C'est les lunettes) mais néanmoins un peu inquiète. Est-elle un simple personnage secondaire? Une camarade de classe? Ou carrément un nouveau pilote? (Avec toutes ces nouvelles evas, y en aura bien une pour elle...)
Le mystère sur son rôle reste entier, mais on peut déjà deviner sans trop de risques qu'elle aura un passé torturé, un caractère psychologiquement instable, deux trois scènes de fan-service et des relations malsaines avec la moitié des autres protagonistes. En sus, le cadre éthéré de son apparition dans le trailer ou toute l'aura mystique autour de son prénom laisse supposer un emploi un peu plus "surnaturel" du personnage. Effectivement, les nombreuses symboliques religieuses présentent dans Evangelion laissent supposer que le prénom de Mari (Qui s'écrit bien ici sans "e" à la fin) n'a pas été choisi au hasard, et en terme de religion, il n'y a pas trente-six Mari qui nous viennent à l'esprit.
La vierge Marie donc, celle qui enfanta Jésus, symbole de la virginité éternelle (En tout cas dans le dogme Catholique et Orthodoxe), que le concile d'Ephèse reconnaîtra en 431 comme celle qui aura mis Dieu au monde, la "Mère de Dieu". Nul doute qu'il s'agit là d'un prénom bien difficile à porter dans un univers tel qu'Evangelion, l'avenir nous dira si il était vraiment justifié. Concernant son nom de famille, là encore on ne prendra pas beaucoup de risque à penser qu'elle portera un nom de bateau ou un nom en rapport avec la mer, à l'image de ses confrères Ayanami, Soryu, Katsuragi, ...


Poursuivons de ce que l'on peut tirer du caractère du personnage à partir des maigres indices à disposition... et plus particulièrement, de l'affiche officielle du second film : "You can (not) advance."
La première chose qui frappe, c'est que Mari n'est plus brune, elle est purple-haired (A moins que quelqu'un ait une meilleure appellation...). On remarquera qu'il s'agit de la seule personne véritablement en mouvement et qu'au contraire des autres personnages qui auraient tendances à stagner, Mari monte l'escalier et se dirige tout droit vers Shinji (Qui est assis avec la ferme intention de ne pas remuer d'un pouce... égale à lui-même dirons-nous). D'aucun diront qu'Asuka semble également en mouvement, mais au contraire de Mari, la rousse arrive dès le début tout en haut de l'escalier, elle n'a donc d'autre possibilité que de le descendre, au risque de se retrouver au fond du gouffre. Bref, il semblerait donc que Mari puisse avoir un rôle à jouer vis-à-vis de Shinji, bien que celui-ci reste parfaitement au centre de son périmètre de sécurité que nul, pas même Kaworu, ne semble pouvoir franchir. Quoi qu'il en soit, si Mari pouvait réussir l'exploit de bouger le roi des oreillers, il ne fait aucun doute que son charisme s'en trouverait sensiblement boosté. On remarque aussi qu'elle ne porte pas l'uniforme réglementaire des filles du collège de Tokyo-3, ce n'est peut-être que temporaire, toujours est-il que les motifs de sa jupe et la possibilité non-négligeable qu'elle puisse être une nouvelle étrangère me laisse à penser qu'elle soit anglaise (Avis parfaitement subjectif. Je ne sais pas, peut-être est-ce son petit côté sérieux et élégant...)
Par ailleurs, les plus observateurs ne seront sans doute pas passés à côté d'un petit détail "amusant" concernant la jambe droite de Tôji curieusement dissimulée à l'abris des regards... ça n'a rien à voir avec notre affaire mais ça suppose que le remake ne procèdera pas à de grands bouleversements de ce côté là...
Quoi que...


Ces quelques éléments en main, j'ai poursuivis ma petite enquête, en commençant par arpenter le net à la recherche d'éventuels fanarts qui donneraient une bonne image de l'impression que laisse Mari à l'heure actuelle. Je suis donc allé faire un petit tour du côté de danbooru...
Et suites à quelques coups dans l'eau, je suis finalement parvenu à ceci (Warning : not safe for work!)
Le fait est que Mari n'existe à ce jour tout simplement pas... mais alors, qui est cette Yamagishi Mayumi qui lui ressemble comme deux gouttes d'eaux? Est-ce son vrai nom?
Un petit tour sur googleesttonami.com plus tard et me voilà renseigné sur l'identité de cette Mayumi : il s'agirait ni plus ni moins que d'un personnage du jeu vidéo sur SEGA Saturn : Evangelion 2nd Impression, personnage que l'on a plus revu par la suite mais qui aurait eu un rapport privilégié avec Shinji de par son caractère calme et compréhensif. Et question passé torturé : la jeune aurait semble-t-il un core d'ange casé dans le bide, sans compter que sa mère se serait suicider durant son enfance...
Le soft n'ayant pas eut un succès retentissant et un autre personnage, Mana Kirishima issu du jeu Evangelion Iron Maiden (Qui est nettement plus populaire) ayant tôt fait de récupérer le titre de petite amie idéale pour Shinji, Mayumi tomba aux oubliettes... tout du moins jusqu'à aujourd'hui.
En raccordant les divers éléments, aussi bien les détails physiques que psychologiques entre eux, il semble évident que Mari et Mayumi entretiennent un lien étroit. Est-ce suffisant pour déclarer qu'il s'agit d'un seul et même personnage? Pas sûr...
Ainsi, suite à vérification, son nom de famille "Yamagishi" ne semble comporter aucun rapport de près ou de loin avec le nom d'un navire ou même d'un simple terme marin (Je ne suis certes pas expert en la matière, mais jusqu'ici mon dico ne m'a jamais fait défaut), ce qui serait tout de même une première pour un personnage important de la série. Entre autre, une information à vérifier laisserait entendre que les droits d'auteurs de Mayumi appartiendraient exclusivement à SEGA et qu'ainsi, le personnage ne serait pas propriété de la Gainax (Ce qui expliquerait la divergence à la règle des noms).
Je ne puis m'empêcher de trouver étrange la manœuvre de la Gainax, pourquoi utiliser le physique et semble-t-il le caractère d'un personnage oublié depuis des lustres?
Mon hypothèse (Je vous préviens, c'est pessimiste), serait que la Gainax compte justement sur l'aspect oublié de Mayumi Yamagishi pour réutiliser un personnage ayant déjà fait ses preuves en son temps (Et présentant de fait moins de risques à être utilisé pour un remake), sous un autre nom et en modifiant son rôle dans l'histoire afin de passer outre le copyright. En partant de là, c'est vrai que ça frôle le plagiat éhonté... mais je m'emporte.


Mais il est encore bien trop tôt pour se prononcer, cette petite analyse repose sur un trop grand nombre de paramètres hasardeux et revérifiables. J'espère néanmoins avoir pu vous éclairer un peu sur ce nouveau personnage qui entrera dans la mythologie Evangelion, d'ici quelques petits mois d'attente. L'avenir nous dira si Mari saura se montrer à la hauteur du mythe.

Wait and see comme dirait l'autre...



(Quoi? Je pouvais quand même pas faire un article sur Evangelion sans mettre une image convenable de Rei, faut pas déconner...)

dimanche 18 janvier 2009

Go Blogchan!

Et merde... on se retourne 5 minutes et v'là qu'on se retrouve sur Blogchan.
Schisme!


C'est donc avec une motivation débordante et tout de même quelques appréhensions que je passe le bonjour au reste de mes confrères agrégés, anciens ou nouveaux.
Mais qu'est-ce que cela va changer, me direz-vous? Hé bien pas grand chose en théorie, si ce n'est une volonté d'amélioration globale, tant littéraire qu'architecturale (Avec entre autre cette obscure histoire de pubs sauvages) et éventuellement un léger coup de pompe au cul du compteur de visite et des commentaires (Oh, mon dieu...).

Pour ceux qui découvriraient tout juste ce blog, je dirais simplement que vous y trouverez des news et des critiques sur les mangas, quelques fois sur les jeux vidéos et sur l'univers Touhou dans son ensemble, mais également des cooderes, du ecchi... et deux trois autres trucs en vrac pas forcément moralement très acceptables. Les plus observateurs d'entre vous auront peut-être aperçus une catégorie "Fanfiction" qui est actuellement en hiatus... jusqu'au prochain éclair d'inspiration. A moins d'un emploi du temps trop bourré, je m'efforce de garder un rythme de deux post par semaines.

Je pense que c'est tout pour l'instant (J'ai changé la bannière, je l'aime bien...), sur ce...


Lecteur, te voilà prévenu!


(Cette image n'a globalement rien à voir avec cet article, mais on dira que c'est pour fêter l'évènement... (Notez que je n'aime pas Rosario+Vampire, juste le personnage ci-dessus) et puis c'est pas comme si j'avais besoin d'une raison particulière...)

jeudi 15 janvier 2009

MAID GUITAR !!

Sans déconner, vous avez déjà vu un trap s'exciter en jouant de la guitare avec (Et j'insiste très lourdement sur le "avec") une maid?
Non? Z'êtes sûr?

Bah c'est l'occasion...





Maria+Holic ou un anime déjà coup de cœur dans la plus pure tradition SHAFT (Bourrins s'abstenir!) : du WTF que même Gundam et Code Geass réunis frôlent avec difficulté, des graphismes de qualités, un Op/Ed über epic win (La preuve juste au dessus), un trap blond, du yuri, du nosebleed et surtout... Matsurika...

Je vais éviter de troller tout de suite, contentez-vous de regarder le premier épisode!





Non mais sans blague...

lundi 5 janvier 2009

Macross Frontier, chronique d'une belle Decepticon.

Ma toute première confrontation avec la série Macross s'est faite sans même que je ne sois au courant. Effectivement, chaque fois que j'arpentais les rayons de mon Micromania à la recherche d'une bonne affaire PS2, je tombais constamment sur cette fameuse jaquette du jeu Robotech : Battlecry, dont apparemment personne ne voulait et que j'ai pourtant été tenté d'acheter à de nombreuses reprises (C'est sûr qu'après Zone of the Enders 2, on est susceptible de croire qu'il existe quelque part des jeux de shoot robotique presque aussi jouissifs... quelle naïveté...). Ce n'est que beaucoup, beaucoup plus tard que j'ai finalement fait le rapprochement entre Robotech et Macross.
Toujours est-il que les premiers avis collectés ci et là à propos de la série étaient sans appel et pouvaient se résumer ainsi : "Nettement mieux que Gundam".
Passé le choc d'apprendre que Gundam ait jamais eu un rival digne de ce nom (Et de fait que le titre fort contrariant de newbie me pendait dangereusement au-dessus de la tête), il me fallait faire un point. Je commençais tout juste à m'être forgé une connaissance acceptable de la mythologie Gundam (Avec dans l'ordre Gundam Wing, Seed, Seed Destiny (On ne rigole pas au fond!), The 08th MS Team, Zeta et quelques tomes de la série originale en manga...) que je considérais naïvement comme sans égal possible malgré les reproches évidents que l'on pourrait faire aux récentes séries... alors imaginer qu'il existait quelque chose de mieux, ça avait de quoi bousculer tous vos préavis... et cela demandait inévitablement confirmation.

(Attention, la suite de l'article sera ponctuée de comparaisons systématiques avec Gundam et de points de vue franchement subjectifs témoignant de mon indignation... car je suis indigné!)


Macross Frontier



Année de production : 2008
Studio : Satelight
Créateur : Shoji Kawamori
Réalisateur : Yasuhito Kikuchi
Scénariste : Hiroyuki Yoshino
Bande originale : Yoko Kanno
Ending Special Edition : Ai - Oboeteimasuka par Nakajima Megumi
Opening 1 : Triangular par Maaya Sakamato
Ending 1 : Aimo par Nakajima Megumi



Résumé :

Par le passé, l'humanité est rentré en guerre contre la race extraterrestre, Zentradi. Ce fut le premier contact avec une forme de vie extraterrestre et par conséquent la première guerre. La race humaine était au bord de l'extinction. Elle décida alors de se développer dans le cosmos, en partant à la recherche de nouveau monde. Nous somme en 2059, la 25ème flotte coloniale, Macross Frontier, se dirige au centre de la galaxie...





Ne tergiversons pas trois plombes, je n'ai pas aimé Macross Frontier. Pourtant, la série dispose d'atouts indéniables qui peuvent en faire un divertissement des plus plaisants... de là à dire "mieux" que Gundam...
En premier lieu, il convient d'aborder la question de l'animation, et comme on peut s'en rendre compte dès le premier épisode, ça poutre. C'est fluide, coloré et à noter surtout une 3D absolument mémorable, d'une qualité que même Gundam n'a à mon goût pas réussi à égaler (C'est dire...). Que ce soit pour les extraterrestres ou les mythiques Valkyries, la série exécute de ce côté là un sans faute... ou pas. Effectivement, la malédiction des trois épisodes n'épargnant personne, la qualité technique des épisodes de milieux de série démontrent quelques faiblesses, néanmoins rien de bien cataclysmique. Par rapport à la plus récente série Gundam, soit Gundam 00... il m'a semblé que Gundam restait un poil plus beau (Mais vraiment d'un chouïa).




Le seul véritable point sur lequel Macross reste absolument inattaquable, c'est sans conteste la musique. Que ce soit pour ses excellents opening et ending, pour ses insert songs qui poutrent ou plus globalement pour les concerts rythmant les combats spatiaux, les seyuus remplissent largement leur part du contrat, et plus encore. Cette marque de fabrique de la saga aura en tout cas réussi à me convaincre d'achever de regarder la série...
Même Gundam et ses divers opening/ending/insert songs ne parvient pas au plaisir auditif d'un Macross... c'est après que ça se corse...

Scénaristiquement, c'est là que ça coince... et même que ça coince sévère, genre doigt coincé dans une porte. Ce qui commence comme une histoire ambitieuse avec une invasion extraterrestre surprise sur fond de voyages interstellaires accompagné d'une romance intéressante se termine en pseudo-complot foireux relativement chiant accompagné d'un triangle amoureux qui stagne atrocement et dont une des participante est con comme une meule... c'est tranché, certes, mais grand dieu que ça fait du bien.
Mettant de côté le fait que je déteste les triangles amoureux qui stagnent, il apparaît que la série manque sensiblement d'ambition (Le format 24 épisodes jouant peut-être dans la question), survolant la psychologie du héros, oubliant complètement la psychologie de la green-haired, n'exploitant qu'à moitié (et encore) l'ensemble des possibilité offertes par le Macross Quarter, l'un des seuls personnages intéressant se retrouvant réduit au rang de retraité au bout de quelques épisodes...




Il ressort de tout ce mic-mac une véritable impression de hachage. Alors certes, Macross est moins WTF que Gundam (Quoi que, on aurait moyen d'en parler des WTF de Frontier...), certes, Macross est peut-être moins bourrin que Gundam (Et encore, y a des fois on se demande...), Macross fait peut-être moins "joujou" que Gundam (Bien que comparer un Gundam avec une Valkyrie manquerait cruellement de finesse... hey, c'est pas ce que je suis en train de faire?), mais Macross manque franchement d'approfondissement là où Gundam profite pleinement de ses 50 épisodes (Un peu trop parfois... mais je vous ferais pas l'affront de vous ressortir le dicton du trop et du pas assez).

Loin d'être dénué d'intérêt ou de qualités, Macross Frontier sensé fêter les 25 ans de la saga offre au novice que je suis l'image d'une bonne série, voir une très bonne série (Klan Klein!!). Néanmoins, il subsiste un arrière-goût de... "limité", avec une fin quelque peu frustrante sur plusieurs plans et le manque agaçant de charisme de la part des méchants de service, ce genre de petits détails qui comptent.
Loin de moi l'idée de nier les innombrables défauts de Gundam (Avec entre autres toutes ces ressuscitations en chaîne...), mais considérer Macross comme "nettement mieux" me paraît tout simplement exagéré (Surtout que le visionnage récent de Macross Zero n'a franchement rien arrangé...)


samedi 3 janvier 2009

And Happy New Year!

Rien à faire, quand votre ordi décide de vous faire la gueule, faut savoir prendre des mesures un peu draconiennes...
C'est donc suite à une nuit blanche ponctuée d'un formatage et d'une réinstallation en règle que je reviens vers vous (En cet instant décisif!) pour vous souhaiter une bonne année 2009 (Un tantinet à la bourre, mais bon...)

Au programme de cette année qui s'annonce douteuse : continuer de tenir le blog aussi rigoureusement que possible, des animes en pagaille, du ecchi, des mangas, des news, des articles (Dont en prévision quelques trucs sur Macross Frontier, Kurokami, Bakuman, l'anime amateur Touhou, ...) du stupre, de la luxure, du ecchi, Touhou, encore du ecchi, et pourquoi pas encore un peu d'animes, pour finir sur une touche de ecchi... allez, ça s'annonce plutôt bien, non?
Vous l'aurez compris, cette année se place sous le signe du... bœuf (de par le fait).

Comme je ne vois pas de raisons de s'éterniser, on va couper court...



(Je trouve que ça résume assez bien le programme de cette année, non?)