lundi 20 juillet 2009

L'instant glauque #1 ; A billhook is fine too

S'il y a bien une chose dont je raffole au sein de mes lectures nipponnes et de leurs pendants animés, c'est l'aspect parfois décomplexé de certaines situations ou de certains personnages moralement et politiquement très incorrectes. Sans déconner, voir une fillette déguisée en chaperon rouge qui dégomme du lolicon à coup de machette et de fusil à pompe en implorant le grand méchant loup de venir lui faire des trucs tordus fait partit de mon top 10 des trucs les plus jouissifs que j'ai eu l'occasion de faire dans ma vie (vous serez gentils en évitant de me demander la nature des 9 autres places du classement). C'est d'autant plus délectable lorsque, pour un cinéphile tel que moi, on passe un certain temps devant le cinéma américain et sa bienséance dégoulinante par tous les pores de la pellicule. Alors sans pour autant cracher dans la soupe, je ne rechigne jamais à savourer pleinement un petit instant glauque de derrière les fagots, gracieusement offert par je ne sais quel esprit tordu ou simplement plus libéré de cet autre côté du monde que nous apprécions tellement.
Mais quelle est la définition exacte du glauque? D'après Wikipéd... quoi? Ah merde, on peut bien faire confiance à Wikipédia juste pour cette fois! Braif, à l'origine, le glauque est une nuance de vert, à mi-chemin entre le vert et le gris. Mais depuis le milieu des années 80, ce mot est employé pour définir une chose donnant une impression lugubre et sordide, un sentiment de désagréable, de malaise ou simplement louche. Pour résumer, quelque chose de simplement dérangeant dans son sens le plus psychique.
Et ils sont nombreux à nous avoir dérangé au sein du décor otake : Higurashi, Goth, ce bon vieux Alucard ou la joyeuse bande de Battle Royal pour ne citer qu'eux, tant de noms dont l'écoute nous fait pousser de petits ricanements nerveux, souvenirs de nuits d'ivresses passées à guetter la prochaine grimace, le prochain éclat de rire et la prochaine giclure de sang.
C'est donc dans l'optique de faire un petit récapitulatif non exhaustif (et parfaitement subjectif) de tous ces morceaux de bonheur disséminés dans le paysage japanimesque, et pourquoi pas d'en découvrir de nouveaux sur les bons conseils de lecteurs avisés, que j'entame ce premier instant glauque, dans la joie et les rires sadiques.

L'instant glauque vous est présenté par quelqu'un qui vous veut du bien (si, si...)

(Et celui qui trouve d'où vient cette image qui n'a rien à voir avec l'article gagne une sucette)



Higurashi no Naku Koro ni


A tout seigneur, tout honneur. En effet, faire l'apologie du glauque sans parler d'Higurashi no Naku Koro ni serait pure folie. Bien que j'en parle plus précisément ici-même, il est toujours bon de s'attarder sur l'œuvre qui a donné ses lettres de noblesse à la race des Killer-loli.
Avec le scénario infaillible qu'on lui connaît, la série est une mine de détails tous plus tordus les uns que les autres Rien d'étonnant à cela puisque la série en elle-même joue sur tous les principaux clichés relatifs aus films d'horreur : meurtres en série, malédiction, paranormale, extraterrestres, torture mentale et physique, double maléfique, petites filles machiavéliques, cliffhangers pessimistes, j'en passe des meilleurs et des bien pires.
Si en tant que spectateur on a bien du mal à savoir à qui faire confiance, on ne peut que savourer pleinement l'ambiance très prenante de la série, notamment durant le premier arc, dont l'effet de surprise vous prend aux tripes tout du long.
Si le sang gicle bien comme il faut, si les ongles sont si méthodiquement arrachés, si les rires de tarés résonnent agréablement à nos oreilles et que les grimaces caractéristiques de la série sont devenues cultes, il est peut-être regrettable que la série se soit assagie par la suite, avec une saison 2 d'un haut niveau bien que nettement plus soft (pis je peux pas m'empêcher d'avoir été un peu déçu par le final...) et des OAV pas franchement à la hauteur du mythe, jouissant toutefois d'un fan-service abusif.

Une marque de fabrique dont on ne se lasse pas.


Ajouter au jeu dont est tiré la série et à l'anime en lui-même, Higurashi dispose d'un joli panel de produits dérivés, dont plusieurs mangas aux scénarios signés par Ryokishi07 en personne (ais lu Yoigoshi-hen, ça bute), de quoi prolonger un peu plus ce bel été de juin 1983, garni de couperet affutés, d'aiguilles à coudres et de vieux clous rouillés toujours près à rendre service.

A Hinamizawa, personne ne vous entendra crier...

Tu ne le sais pas encore, mais d'ici 2 minutes tu vas agoniser dans tes glaires.



Battle Royal


Battle royal a une petite connotation sentimentale pour moi, que ce soit pour le manga constituant l'une de mes premières séries régulières ou pour le film comme l'un de mes premiers films japonais (Entendez par la "premiers films de boucherie avec des ados psychotiques", un peu réducteur certes mais ce n'est pas le bon moment pour faire dans la finesse). Cependant nous nous attarderons ici simplement sur le manga (Gaffe, ça risque de gicler un peu).


Je me souviens encore que lorsqu'on est pas habitué au monde tortueux de la japanime, tombé sur un concept tel que Battle Royal, ça fout un peu les foies. Rappel du topo pour les ignares : une classe de troisième choisie au hasard dans un simili-Japon totalitariste est emmenée sur une île déserte, là-bas, ils devront s'entretuer jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un gagnant.
A l'époque ou j'ai découvert ce manga, je me trompais sur deux points :
1) Il était impossible de trouver un concept plus tordu (fallait-il que je sois si naïf...)
2) Il n'y a que les japonais pour inventer une histoire comme celle-là (Le hasard de mes recherches me donnera tord).
Quoique, concernant le deuxième point, depuis que King a cessé d'écrire il n'y a plus personne pour relever le défi (Saw, à la rigueur, mais bon... si quelqu'un trouve mieux qu'il me prévienne, je suis preneur).
Pour en revenir au manga BR, une fois le scénario digéré, il faut faire face à la deuxième fournée : le gore, et autant dire qu'à ce niveau ça torche sec. Plus que du sang, on a ici des glaires, des intestins, toute une panoplie de boyaux et d'os pilés qui explosent en gros plan version HD, le tout servit sur un chara-design franchement immonde par une collection de calibres allant du fusil à pompe au fusil mitrailleur, en passant par l'arbalète et la faucille. A ce niveau ça ne gicle plus, ça s'ablationne. Ajoutez une pelletée de WTF à chaque chapitre et une pause hentaï histoire de fignoler le tableau et vous obtenez un truc assez étrange, qui reste un peu coincé dans la gorge la première fois. Néanmoins, le malaise que l'on peut ressentir en début de parcours a bien tendance à se dissiper devant l'énormité de ce qui se passe sous vos yeux arrivé au dernier quart du manga.

Si tu savais ce qui va te tomber sur la gueule...

Il m'est arrivé de me demander pourquoi les américains n'avaient encore jamais cherché à faire un remake d'une licence aussi juteuse chez les japonais (Un film suffisamment célèbre pour parvenir de notre côté du globe, une suite à ce film (qu'on oubliera) et le manga, qui aura également une suite (qu'on oubliera pas mais dont on va bien se moquer par contre). Mais j'imagine que des élèves qui se charcutent au sein d'un régime totalitaire est un trip purement japonais, encore que...



Petite pause pour se pencher plus en détail sur un élément indispensable à une bonne atmosphère glauque : le psychopathe.
Facilement reconnaissable à son sourire figé un peu béas et au filet de sang coulant de la commissure de ses lèvres, le psychopathe incarne un rôle des plus importants au sein de son histoire : si le psycho est réussi, cela s'en ressentira dans l'œuvre, et si le psycho est raté...
Franchement, que serait Hellsing si Alucard n'était pas aussi timbré? Battle Royal aurait-il le même intérêt s'il n'y avait pas Kiriyama? Higurashi aurait-il le même punch si Rena n'était pas aussi rousse? A méditer...
Lorsqu'une grimace prononcée ne suffit plus à lui donner une personnalité marquée, le psycho se voit doter d'une arme propre, de préférence très tranchante ou très bourrinne, suffisante pour le reconnaitre entre milles sourires sadiques. Parmi les plus connues, on peut trouver le stun gun, la machette, le cutter, le fusil à pompe, le pistolet mitrailleur ou même la scie ("sifflement").
Le psychopathe se caractérise aussi plus généralement par son incapacité à crever rapidement. Il est en effet bien souvent nécessaire de s'y reprendre à deux ou trois fois pour espérer achever un taré de première devenu insensible à la douleur et ayant de toute façon fait sauter les derniers ponts le reliant au monde des bisounours. Pour quelques cas isolés, il est simplement impossible d'espérer s'en débarrasser, à moins d'avoir un cachot et une chaîne très solide à portée de main. Mais alors vraiment très solide.

Ku Ku Ku...



Tokyo Akazukin


Bon les gens, à partir de maintenant vous pouvez considérer que tout ce que vous avez vu jusqu'à présent, c'est Dora explore Franklin. Maintenant, on attaque le raide, le dégeu, la saleté régurgitante et régurgitée. L'ignoble, le genre de truc qui traîne au fond du net et dont tout ceux qui l'ont approché nie l'existence, assurant avec véhémence que si ce truc s'est trouvé sur leur PC, c'était tout à fait par hasard et de toute façon, ils vont le supprimer sur le champs tiens.
J'en ais fais une discrète référence plus haut, mais je suppose que tout le monde dans la salle n'a pas tilté, alors je reprend:
Dans les recoins sombre d'une ville crasseuse, une fillette qui s'est elle-même appelée le petit chaperon rouge ("Akazukin", donc) occupe ses nuits à espérer se faire "------" par celui qu'elle appelle le grand méchant loup. Elle passe donc de pervers en pervers, espérant trouver celui qui saura la déchiqueter comme elle le souhaite. Sauf que comme elle ne tombe que sur des lolicon standard, gras et velus, elle déglingue tous ceux qui la déçoivent avec une bonne décharge de fusil à pompe dans le nez. Ceci n'est pas sans attirer sur elle les foudres d'un inspecteur de police dérangé, avant que l'on apprenne qu'elle est en fait une immortelle au passé trouble, qui va attirer des trucs encore plus gores qu'un inspecteur de police borderline, alcoolique et à la rancune tenace. Alors entre un diablotin adepte du sleep-raep transformé en chat, une mutante quadri-antèrieuremembranée ou un patron de restau miteux avec des cornes, le planning est tendu... et le bestiaire est large, j'aime autant vous prévenir.


TA est de loin le truc le plus glaireux que j'ai eu l'occasion d'approcher durant mes pérégrinations au fin-fond du net, et j'aime autant vous dire que je commence à avoir du métier. Ce manga en 4 volumes est un parfait regroupement de tous les éléments glauques dont on puisse rêver : les graphismes volontairement brouillon filent la gerbe, l'ambiance étouffante et crasseuse n'aide en rien à faire passer la pilule et la petite Aka a un charisme à vous étouffer avec une cuisse de porc. Avec juste la peau sur les os, ses intestins qui volent et son sourire nerveux toujours casé dans un coin de sa bouche, son immortalité n'est qu'un prétexte à lui faire subir les trucs les plus immondes, allant de l'éventration en règle à toutes sortes de sévices peu ragoûtants.

Voilà

Le scénario (oui, oui, le scénario), s'il commence le plus simplement du monde se paye le luxe d'avoir quelques phases plutôt surprenantes, bien que cela se fasse parfois au détriment du glauque originel (M'enfin ça reste hachement chtarbé tout du long, z'en faites pas), l'occasion par ailleurs de renouer avec cette bonne vieille maxime : "a cat is fine too".
Je reparlais peut-être plus en détail de Tokyo Akazukin prochainement, parce qu'il y a pas mal d'autres choses à dire mais là on a fait le tour de l'essentiel.

Qu'est-ce que je disais déjà... ah oui! On parlait de tes glaires...




Voilà qui conclut ce premier instant glauque, à la découverte de trucs les plus tordus jamais pondus par la japanime. Mais ne vous en faite pas, j'ai encore plein de jolies choses en réserve pour la prochaine fois, c'est pas ça qui manque...
Faites de beaux rêves, les enfants!

(Et maintenant, un petit jeu : je vous mets au défi de me trouver un truc plus barré que Tokyo Akazukin, pour m'occuper durant les longues et chaudes journées d'été à venir...)

dimanche 12 juillet 2009

The World God Only Knows... Amen.

Endossant sa fidèle veste rouge dépourvue du moindre pli, ajustant son écharpe avec des gestes sobres et calculés, il se lève. L'œil vif, la truffe au vent, rehaussant avec un dédain scintillant la jointure de ses lunettes, sa PSP bien en main, il incarne l'élégance, impose son charisme et irradie le bas peuple de sa classe.
Il est d'une race supérieur, celle des conquérants. La race de ceux qui ont su s'élever au-delà de leur condition, toujours plus haut, toujours plus grand...
Et pendant que d'autres célèbres le retour de leur idole hyperactive, je me suis trouvé un nouveau Dieu.


The World God Only Knows

Auteur :Wakaki Tamiki


Est-ce que 2D>3D?
De tout temps (et en espérant que mon prof de philo ne tombe jamais sur cette accroche), cette question s'est posée au sein des milieux intellectuels, partageant les avis, divisant les communautés et entraînant des guerres idéologiques à l'échelle mondiale. Pourtant, du point de vue de Keima Katsuragi, la vérité est simple et tout ce qu'il y a de plus logique...

Surnommé péjorativement Otamegane par ses camarades de classes, à cause de sa manie de rester constamment le nez plongé dans ses jeux vidéo au point de se couper du reste du monde, il n'en reste pas moins que ce cher Keima possède un autre surnom. Dans le milieux digitale, on le connait sous le modeste pseudonyme de Dieu des Conquêtes. En effet, il n'existe pas un avatar virtuellement féminin qui ne soit jamais tombé dans ses filets. Il connaît tous les trucs, pratiques toutes les tactiques et achève chacune des "routes" de galge et autres visual-novel qui croisent son chemin.
Son raisonnement est sans faille, sa logique, imparable. Pour lui, seuls les êtres faits de pixels méritent son attention et il règne sur le monde souterrain des geeks à l'échelle mondiale, telle une divinité respectée et pleine de bons conseils.

Kami-sama a parlé, écoutez sa voix.


C'est cette réputation qui lui vaudra de recevoir un jour un email suspect, lui demandant de l'aide en tant que Dieu des conquêtes. Y allant de son honneur, Keima accepte, sans réaliser que sa petite vie faite de plaisirs simples et de longues heures passées dans le monde féérique des héroïnes de jeux vidéos se retrouvera alors complètement chamboulée.
En effet, le contrat qu'il vient de conclure vient de faire de lui le partenaire officiel d'Elsee, démone novice chargée de la récupération des esprits maléfiques répandus dans le monde des humains... et plus précisément à l'intérieur du cœur des jeunes filles. Esprits maléfiques qui ne peuvent être capturés qu'en gagnant le cœur de la demoiselle à exorciser.
Keima va donc se retrouver forcé de faire équipe avec Elsee, forcé d'user de l'ensemble de ses talents pour gagner le coeur de jeunes filles bien en 3D, faites de chair et de sang, sous peine de se faire exploser la cervelle par un collier spéciale.

C'est pas gagné


TWGOK a cela de jouissif que sous couvert d'un scénario loufoque, l'auteur use et abuse avec plaisir de tous les clichés relatifs aux jeux de dragues, que Keima maîtrise comme personne. Véritable arme de séduction massive, Dieu (ou Kami nii-sama, pour les démone admiratives) se montre tout d'abord réticent à l'idée de mettre en pratique ses techniques au sein du monde réel, mais la force des choses le poussera à faire étalage de sa toute puissance sur les demoiselles de son entourage. La sportive, la coodere, la tsundere, l'idole, la yandere, la loli, ... absolument tous les genres, classes ou types y passent, et ceux qui n'y sont pas encore passés ne tarderont sans doute pas. Pourtant, même si l'emploi aussi prononcé des archétypes japanimesques pourrait faire craindre des personnages particulièrement ternes, il n'en est rien.
Effectivement, bien qu'une grande partie de l'œuvre ne repose sur les frêles épaules de Keima, jeune et digne garçon à l'esprit vif surfant sur la vague des tacticiens au charisme dévastateur tels que Light, Lelouch et autres Kurosawa, le reste du casting quasi-intégralement féminin se montre tout à fait à la hauteur, personnalisant chaque fois un cliché en y ajoutant une petite touche qui la rend unique. Ajouté à celà le coup de crayon de l'artiste qui donne un ton franchement attachant à l'ensemble, avec souvent un concentré de moe à vous pendre par les yeux.

Toute résistance est futile.


Et puisqu'on parle de moe, parlons d'Elsee.
Alliée indéfectible de celui qu'elle appelle Kami-sama, la petite démone de bonne volonté mais à la maladresse toute traditionnelle sert en quelque sorte de détecteur à démon. C'est donc à elle qu'incombe la tâche de repérer et de désigner à Keima sa prochaine cible. Par ailleurs, en plus de s'offrir la première scène de fan-service du manga (lequel est par ailleurs d'autant plus rare puisque réduit au strict minimum) elle cumule le poste de la petite sœur attentionnée débordante de moe possédant quelques pouvoirs et objets magiques ramenés des enfers (je suis bien resté une minute à me marrer devant sa poupée spéciale remplacements improvisés).


Découpés en arcs durant chacun desquels Keima doit lutter corps et âmes pour exorciser à sa manière les jeunes filles possédées, le manga suit un rythme relativement bien ficelé. Entre chaque arc, on se concentre plus particulièrement sur la vie quotidienne de Keima, et sa philosophie sur le monde, les jeux et le God's Mode. Le chapitre 6 est à ce sujet une vraie tuerie dans le plus pur style WTF (vous avez déjà essayé de jouer à 6 jeux en même temps? Kami-sama l'a fait). C'est lors de ces petits arcs que l'on mesure tout l'amour et la PASSION de Keima pour les jeux, faisant de lui l'incarnation suprême du geek, le vrai, le dur, le tatoué.


Parsemé de petits gags qui font mouches, de quelques références savoureuses et de répliques de toute beauté, The World God Only Knows, au-delà de son titre à rallonge, se pose comme un hymne au geekisme, aux jeux de drague et à la polygamie. Se voyant renforcé au cours de sa progression par la venue de persos tous plus attachants les uns que les autres, enchaînant les situations loufoques et les tactiques ingénieuses pour enfin entrevoir la fin de la route qui s'offre au tout-puissant Kami-sama.
Pour peu que vous soyez réceptif à la beauté de la 2D, vous pouvez prétendre aux sains enseignements de Keima Katsuragi, saint patron des geeks de ce monde.

Et souvenez-vous que tant qu'il y a des points de sauvegarde, il y a de l'espoir!


lundi 6 juillet 2009

I am back

Ça faisait déjà un petit moment que je prévoyais de remettre ce blog à flot après une longue période de léthargie, néanmoins les révisions imposées par 3 années de glandage acharné et les épreuves du bac m'ont forcé à repousser ce projet. Or, maintenant que les vacances me tendent les bras, j'ai tout le temps libre nécessaire pour reprendre les affaires, et quelle meilleure occasion que la fin de la Japan Expo pour cela?
Voici donc le récit passionné de trois jours passés au centre de la plus grande congrégation otake d'Europe... autant dire un beau bordel.



Vendredi.

Ma précédente et première JE ayant été une loose organisationnel, il s'agissait cette année de rectifier le tir. Notre groupe avait donc réservé le même hôtel que l'année passée (Nous évitant du coup de passer 2 heures à trouver le bon chemin) vers lequel nous nous dirigeâmes après avoir passé quelques minutes à guetter la sortie de la JE, histoire de voir si le cru cosplay 2009 allait être de bonne qualité. Même si je m'y attendais, trouver une petite dizaine de bons cosplay (Dont une Rikku en bonne et due forme) noyée au centre des Itachi, Luffy et autres Shinigami ne fut pas spécialement annonciateur de bonne nouvelles.

A la fois frustrés de ne pas avoir profité de la JE ce jour ci mais ragaillardis par le nombre raisonnable de mini-jupe qui venaient de nous passer devant, nous rejoignons l'hôtel pour une nuit calme bien qu'étouffante, passée à quatre dans une chambre de trois. Tiens, et sur la route je suis tombé sur deux marque-pages promotionnels du manga Bamboo Blade... je n'imaginais pas l'importance que cette trouvaille prendrait par la suite...



Samedi.

Les festivités commencent pour nous! Après une grosse demi-heure de queue facilement comblée par la DS et le fidèle PictoChat, nous pénètrons l'antre de la bête après avoir soigneusement détourné les yeux à la vue des immenses affiches Naruto couvrant les façades. Le chemin jusqu'à l'entrer fut d'ailleurs l'occasion de me rappeler que Doubt avait été licencié par Ki-oon, oh joie!
A l'intérieur, une fois habitué au tintamarre ambiant, direction le stand de la Brigade SOS avec pour objectif le fanzine de la brigade sur lequel j'ai bossé en temps que dessinateur et rédacteur. On commence alors le premier tour d'ensemble du bazar, avec la scène cosplay pour le moment envahie par l'Akatsuki, l'allée des jeux et des sports près duquel je sais que je ne viendrais pas souvent, le coin revendeur et HK, le grand coin fanzine, les stands de fringues, et tout un tas de trucs variés dont le stand de Cofesta (Si je ne me goure pas, j'ai un sens de l'orientation un peu aléatoire des fois) sur lequel j'ai pu tester avec émotion Kingdom Hearts 358/2 tandis que mon collègue Groumf (Un nekomimi constituant l'élément moe du groupe) s'essayait avec bonheur à Idolmaster avec plus ou moins de réussite. Au vue de la foule habituelle du samedi, les allées et venues au travers des stands furent un peu laborieuses mais qu'à cela ne tienne, il en fallait plus pour nous décourager. Nous avons donc enchaîné un concours de cosplay féminin (Enfin, ça dépendait des fois), avec des épreuves alliant le débile au honteux avec la pose kawaï, le discours maléfique ou la "danse biiatch" pour narutardés en chaleur. Un vrai bonheur quoi, d'autant que c'est ma favorite qui a gagné (par contre j'ai aucune idée d'où elle a tiré son déguisement). Là-dessus, on poursuit avec un tour du côté du WCS, et inutile de dire que la transition avec la petite scène cosplay fut un coup de matraque dans ma gueule. Une salle immense, facilement un ou deux milliers de spectateurs, autre chose que le troisième opening de Naruto en fond sonore et une vraie scène avec spot et tout le bordel technique. Inutile de dire que ça en jette sévèrement.

En parlant de cosplay, si les narutards se sont encore octroyés la part du lion, j'eus la bonne surprise de voir quelques déguisements plus originaux provenant de séries moins populaire de notre côté du monde : une ou deux Rena, deux C.C., un Zero pas trop mal foutu, quelques Hatsune Miku, Reimu, une fillette Pedobear... si si, une fillette Pedobear trainée par son père qui arborait la tête de quelqu'un qui a réussi son coup. Ah, et bien entendu, j'ai pu apercevoir Shuxx de la Brigade SOS déguisée en Yui de K-on.

Un petit détour par le stand SOS pour dire bonjour au patriarche, assister aux répétions de Hare Hare Yukai, prendre un badge au passage et on repart vers de nouvelles aventures.
Décidant d'aller voir ce qui se trame du côté jeux vidéo et tout en esquivant les free-huggers voraces et pleins de poux, nous atterrissant sans trop savoir comment à la fin de la conférence "Adaptation du manga à l'anime", avec Square-Enix et le big-boss du studio Bones. Tout aussi à l'improviste, le brave homme commence une séance de dédicace tandis que le staff de la JE distribue des posters FMA : Brotherhood à la dizaine de personnes encore présente. Pour quelqu'un qui a apprécié les adaptation de FMA et Eureka Seven, ça ne se refuse pas. Nous repartons donc tout sourire, moi parce que j'ai ma dédicace et Groumf parce qu'il a en plus eu droit à un compliment sur ses oreilles de chat par le patron de Bones. Ce fut l'instant Epic Win de la journée.

Et puisque qu'on parle du loot, celui de Samedi, le poster signé mis à part, ne casse pas trois pattes à un canard mais reste satisfaisant : le tome 1 de Bamboo Blade, le tome rituel de Übel Blatt, ma mise à jour niveau Love & Collage, le fanzine de la Brigadse SOS... ah si! Pendant que je cherchais ardemment le tome 1 de Highschool of the Dead au milieu des étalages Glénat (Puisque j'avais honteusement oublié que c'est Pika qui avait raflé la licence (A mon grand désespoir par ailleurs)), j'ai eu le plaisir orgasmique d'y trouver le tome 1 de la réédition de Naru Taru, que je me suis empressé de rafler. De toute façon, j'avais fait quelques repérages chez les revendeurs pour les plus gros achats, les choses sérieuses allaient donc se jouer le lendemain.

Retour à l'hôtel, le groupe se scinde en deux : les partisans des chips-saucisson, et les affamés résignés à débourser leur précieux pognon dans un repas un peu plus fourni... direction donc le Courtepaille à côté de l'hôtel (Et je peux vous dire qu'à 3€ la bouteille de flotte, vous prenez le temps de sentir l'eau couler)



Dimanche.

Si la journée d'hier fut un peu en demie-teinte, le dimanche se devait de rattraper le coup. Après une queue nettement moins longue (Même pas besoin de sortir le PictoChat), un passage par le SEGA Museum et vu que l'après-midi sera pas mal encombré par les concerts que nous avons décidé de voir, le groupe s'en va traquer le loot. Entres autres choses : le tant recherché tome 1 de HotD, celui du manga Haruhi (à ce sujet, ayant pu jeter un coup d'œil au tome 1, j'ai vraiment eu l'impression de suivre une histoire différente de l'anime et de ce que j'ai pu lire du roman, avec entre autre une Yuki complètement en décalage avec le personnage d'origine. C'est sans doute pour ça que je ne l'ai finalement pas acheté) et la collection complète des marque-page. Oui, ces marques-page Bamboo Blade suscités comprenant 5 versions avec une héroïne différente sur chacune d'elles. Car si j'avais moi-même fini par obtenir la collection complète la veille, mes compagnons de voyages s'étaient mis en tête de faire de même allant jusqu'à faire plusieurs fois le déplacement jusqu'au stand Ki-oon pour toper la ou les pièces manquantes. A noter qu'il a tout de même fallu attendre dimanche pour que je pige enfin que Doubt ne sortirait que d'ici fin août, youpi...

De notre côté, moi et Groumf arpentions le coin fanzine jusqu'au stand de Kawa-Soft, près duquel j'ai passé un sympathique moment à discuter avec un responsable (C'est la première fois que je discute tsundere, "uguu" et loli avec un type barbu de plus de 20 ans, je peux vous dire que ça déstabilise un peu au début). Là, nous apprenons que le kinetic-novel (Un visual-novel sans choix possibles) Narcissu est bel et bien achevé de traduire en français et téléchargeable gratuitement sur leur site (téléchargement que je me suis d'ailleurs empressé d'effectuer dès mon retour chez moi), où j'ai d'ailleurs appris qu'un nouveau projet était en cours. Toute mes félicitations donc à ce groupe de passionnés qui nous font là un bien beau cadeau.

L'après-midi se plaça comme prévu sous le signe de la musique, c'est du moins dans cet esprit que je me dirigeais le pas léger vers le concert de Suns Owl, sans savoir exactement à quoi m'attendre. J'appris quelques minutes avant le début qu'il s'agissait de Heavy Metal, genre que je n'apprécie pas vraiment, mais comme je n'avais pas spécialement l'intention de mourir idiot, je décidais de rester. Verdict? Je n'aime pas plus le metal, mais j'ai vu des gens secouer la tête dans tous les sens, d'autres portés par un public en délire et le chanteur dire quelques phrases en français. Sympa. Enchaînement avec le concert de Aoi, j'ai mieux aimé mais ce que je retiendrais surtout, c'est que je veux son manteau.

Pause avant le concert attendu de Kanon wakeshima, durant laquelle ne groupe s'éparpille pour dénicher ses derniers loots. Mes recherches acharnées du côté fanzine et artistes ne me permettant pas de trouver quoi que ce soit de vraiment satisfaisant pour retapisser ma chambre (le seul poster intéressant à mes yeux n'étant pas à vendre), je décidais de me rabattre du côté revendeur, la carte boostée du raton bien en main sur mon portable pour esquiver le HK, ce que je crois avoir pas trop mal réussi. Raton que j'ai d'ailleurs aperçu en pleine action près du stand de Cospa (enfin y me semble que c'était là) en train de parler de je ne sais quoi avec une Yoko.

Malgré ma détermination, je n'ai réussi à mettre la main sur le moindre goodie estampillé Touhou, ce qui fut une grande déception, je ne le cache pas (surtout quand des gens avec un sourire insolent vous passe devant avec une peluche de Yukkuri sous le bras, arf). Un tour du côté DVD me permet d'acquérir l'intégrale de Gunbuster 2 pour 5€, depuis le temps que je voulais voir la série, j'ai maintenant une bonne excuse pour commencer. Néanmoins, je restais partiellement insatisfait de ma tournée, mon sac à dos me paraissant toujours désespérément trop léger et mes recherches de goodies estampillés Rei Ayanami et Higurashi faisant choux blanc. J'étais bien tenté de me procurer les figurines des jumelles de Futakoi Alternative (nourrissant à l'égard de cette série un coup de cœur qui reste à ce jour intact) mais il me fallait bien avouer que ces figurines ne m'ont jamais parus de toute première beauté, d'où mon hésitation. J'ai finalement trouvé mon bonheur grâce à cette passion des jumelles, qui m'a fait opter pour la figurine de Shion Sonozaki en uniforme de serveuse du "Angel Mort", avec en prime la coupe de cheveux interchangeable pour mettre Mion à la place (C'est du moins comme cela que je la préfère). Enfin satisfait de mon loot, et résistant à la tentation d'aller fouiller dans les doujins H pour préserver mon innocence de mineur (et ma dignité par la même occasion), j'ai tout juste le temps d'arriver à la JE Live House pour le concert de Kanon Wakeshima, qui restera sans doute un de mes meilleurs souvenirs (Sans rire, un tel déploiement de Moe en une si petite demie-heure ça fait des frissons, avec la robe rouge en prime).

Un ultime tour de rayon (JE VEUX MON PUTAIN DE GOODIE TOUHOU!!) ne me permet pas d'arriver à mes fins (Par contre, c'est normal qu'un stand HK oblige ses vendeuses à servir les clients en haut de bikini ou je suis juste trop impressionnable?), mais m'offre une bref rencontre avec QCTX (j'en profite pour saluer le boulot de l'ensemble de la Brigade SOS présente à la JE, qui a su monter son affaire jusqu'à un point assez incroyable). Le temps d'échanger 3 mots et c'est déjà la fin de la convention pour moi. Il faut encore passer le fail des mauvais tickets de RER achetés deux jours avant et nous nous dirigeons enfin vers la gare, avec le Macdo dans le collimateur, avant d'entamer le retour vers ma Normandie natale (un coin pas si paumé que ça puisque j'ai croisé une Haruhi encore toute habillée dans le train de retour, et ça ça fait plaisir)



La conclusion de cette Japan Expo est que comparé à tout ce que j'ai pu faire cette année, j'ai vraiment l'impression de n'avoir rien glandé l'année précédente... c'est pt'être pas si faux que ça d'ailleurs. M'enfin, loot sympa, un ou deux Epic Win, ... à part un karaoké franchement décevant (putain mais ils vont sur coucoucircus les mecs?!) mon seul regret aura peut-être été de ne pas voir prit le temps de côtoyer un peu plus les gens de la SOS-Dan, mais ce n'est que partie remise.

Ah, et la prochaine fois faudra pas que j'oublie ma caméra chez moi avant de partir, ça me permettra d'égayer un peu ce genre d'article...




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Maintenant, quelques indications pour la suite des opérations. Je compte reprendre sous peu ma fanfiction sur Haruhi (dont le prologue a trouvé sa place au sein des pages du fanzine susnommé), bien que j'attende un peu de voir la progression de la saison 2 en cours de diffusion pour aviser. Pour le blog en lui-même, ça devrait revenir à un rythme de parution nettement plus régulier, et avec les diffusions de cet été, c'est pas le taff qui va manquer.


Les affaires reprennent, les enfants!