samedi 1 août 2009

Kana?.............................................Memo!

Dans la lignée des animes pas franchement glorieux (au sens digne du terme) de cet été 2009, outre un Princess lover bien sympathique et un Fight Ippatsu! Juuden-chan!! dont je n'ai entendu que du mal, on trouve le très classique et en même temps pas bien orthodoxe Kanamemo.

Le topo : Kana (la brunette au centre avec un air bête), vient tout juste de perdre sa grand-mère et seule famille, la laissant seule au monde. Après avoir fuit une horde de déménageurs à l'air sournois (du moins pour son petit esprit hermétique à toute réflexion), elle entreprend de chercher un travail, ce qu'elle réussit plus ou moins à trouver au sein d'une petite entreprise de livraison de journaux...
Dirigée d'une main de fer par une gérante diabolique haute comme trois pommes, cette modeste agence regroupe en son sein une jolie brochette de demoiselles (puisqu'il est entendu que vous ne verrez pas une once significative de testostérone avant la saint-glinglin, un peu comme du K-on ou Lucky Star en plus casse-pied) dont le statut d'étudiante ne semble pas les empêcher de passer leur vie à glander en attendant la prochaine session de livraison.

Si le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, soyez rassurés, le reste non plus. Surtout avec l'éternelle héroïne gaffeuse, prolétaire, orpheline, timide, globalement inapte et toujours désireuse de bien faire jusqu'à vous inspirer une nausée récalcitrante. Heureusement, elle reste la plus insupportable du groupe. A côté d'elle, même la loli Rie Kugimiyesque est attachante, c'est dire (je pense que vous n'aurez pas trop de mal à la localiser sur l'image suspostée). Ajouté à cela une loli manipulatrice et implacable en affaire, une alcoolique à la poitrine opulente adepte du loli-raep ("Que de loli" diront certains avec ravissement tandis que d'autres jetteront des regards suspicieux), une green-green qui n'intéresse personne et surtout, un duo yuri qui s'assume parfaitement (and this is obviously good).

Vous l'aurez compris, ce qui compte dans Kanamemo, ce n'est pas l'aspect documentaire du dur labeur des livreurs de journaux en situation urbaine, ce dont tout le monde se fout, à commencer par celui qui a réalisé l'anime (un certain Shigehito Takayanagi, qui a bossé sur la série TV de Cardcaptor Sakura (oh?) ainsi que ses deux films, de même que sur Galaxy Angel et Shikabane Hime (arf, ça fallait pas le dire)). Ce qui compte, c'est bien ce fucking fan-service, avec une succession de pantsu-shot, maillots de bain, loli-mod, yuri et autres artifices dégradants pour la condition humaine, servis sur des scénarios parfaitement improbables dégoulinants d'une mièvrerie à faire pâlir de jalousie les scénaristes de Dawson (y avait des scénaristes, j'ai vérifié).

En clair : si vous avez un jour eu un penchant malsain pour un des nombreux critères cités au-dessus,que ce soit l'oppaï, le DFC, les loli en générale, le yuri assumé mais pas gore, l'alcool ou les piscines gonflables, ruez-vous dessus, vous allez passer un très bon moment à vous lobotomiser volontairement la matière grise sans rien y gagner en retour. J'ai essayé, c'est cool!




Pour tout ceux que ça n'intéresse pas, et pis, que le yuri dégoûte (tss tss), passez sans regret votre chemin, vous ne louperez rien (en plus de ça y a le septième Endless Eight qu'est arrivé depuis quelques jours, ce serait dommage de louper ça, hein? Arf Arf Arf...)

1 commentaire:

mt-i a dit…

L'épisode 4 de Kanamemo compte certainement parmi les tout meilleurs épisodes d'anime que j'aie vu cette année. C'est frais, intelligent, drôle, émouvant et ça regorge d'ingéniosité narrative. Zut, j'ai dû manquer les passages « dégradants pour la condition humaine », mes excuses.