dimanche 20 septembre 2009

Promouvoir Touhou sur le net vidéoludique francophone... envisageable? (Ou comment tenter de filer du caviar à des cochons)

A mes débuts en tant qu'internaute (j'vous raconte ça, je devais avoir près de neuf ou dix ans), jeuxvidéo.com était mon site de prédilection, sur lequel je passais chacune de mes soirées à me forger un début de culture vidéoludique, à guetter les news et à traquer les soluces de mes jeux du moment (et j'assume pleinement). Heureusement pour moi, je ne ne me suis jamais intéressé en profondeur aux débats intellectuellement élevés que l'on peut toujours rencontrer au détour de leurs forums, m'évitant la disgrâce future d'être un jour associé à la masse de kikoolols analphabètes pullulant sur le réseau (sauf une fois où j'ai créé un compte spécialement pour pouvoir engueuler un résidu de pâté de canard avarié qui s'était mit à poster une fanfiction de ma création en se faisant passer pour son auteur, débile en tube, va...).
Mais malgré tout ce qui peut se dire sur ce site, ses proprio, ses hordes de boulets multigénérationnels et ses autres polémiques dont je préfère me tenir éloigné l'espace d'un billet, force est de constater que jv.com reste une référence pour nombre de passionnés de jeux vidéo qui ne sont pas tous fatalement dépourvus d'intelligence.
Une référence qu'on ne rechignerait cependant pas à voir étoffée à l'occasion.

Et l'occasion, elle nous est offerte par la section boîte à idée de jv.com. Cette section, par le biais d'idées déposées puis soumises aux votes des visiteurs, permet de proposer des sujets d'articles que le site se fera un plaisir de concrétiser. Ainsi, à la fin du mois, l'idée d'article qui aura obtenu le plus de votes sera réalisée par l'équipe et postée sur le site.
Justement, l'une des idées en lice consiste en un dossier ou un Gaming live dédié à la série Touhou (je ne sais pas qui est ce khaoos_2009 à l'origine de cette proposition mais il avait pas froid aux yeux le gars). Là où ça devient intéressant, c'est que cette idée a déjà réuni plus de 1100 votes, se classant 19ème sur plus de 1600 idées. Le chemin vers la première place est encore bien long (surtout comparé à l'article Pokémon et ses 10 000 voix à l'heure actuelle...) mais l'espoir n'est pas vain, et le bénéfice à en tirer plutôt alléchant.

Je me permet tout de même de rappeler rapidement pour les retardataires le principe de Touhou, consistant en une série de shoot'em up en 2D type danmaku (comprenez le genre de shoot'em up où il ne s'agit plus de buter le boss de fin de niveau mais simplement de survivre plus de dix secondes face au barrage de projectiles) catégorie scrolling verticale (z'êtes en bas et faut aller en haut).
Je schématise mais l'idée est là.

Non non, c'est pas un nouveau Fantasia.

En plus d'avoir une fanbase mondiale assez conséquente compte tenu de son statut de jeu amateur, Touhou est pour moi une lueur d'espoir dans un monde dominé dans tous les domaines par les blockbusters où l'on ne jure que par la HD sans vraiment se préoccuper du scénario, ou même de ce petit quelque chose d'insignifiant qu'on appelait jadis le gameplay.
Alors s'il existe même une maigre possibilité de faire connaître Touhou - jeu sans prétention, addictif au possible et terriblement attachant - aux hordes de soi-disant gamers qui mouillent leurs froc à la vue d'un screen de MGS4 sans jamais avoir touché aux trois premiers opus, je fais appel à tous ceux qui affectionne de près ou de loin ces jeux au challenge réel et au plaisir simple (ou même simplement tous ceux qui se sont un jour fapé sur un fanart de Yuyuko) pour venir apporter leur pierre au noble édifice de la reconnaissance national.
Amis, votez Touhou!

Je ne sais pas si cet article verra jamais le jour, mais la simple idée de rappeler que 3D n'est pas synonyme de qualité à une horde de kikoolols me motive personnellement à un point orgasmique.
Et si en plus ça peut permettre à quelques personnes un peu plus ouvertes d'esprit de découvrir le petit monde de Gensokyo, son casting étirable à l'infini et le mode lunatic tueur d'épileptique, c'est pas plus mal.
Et puis ça reste le premier objectif de la manœuvre, hein?


Compris?



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En sus :

- Je suis tombé là-dessus, je me suis bien marré.

- Le tournoi des sailorfuku a débuté sur Meido-Rando, et je me rend compte que j'ai nettement plus de mal à faire des choix que lors du concours de tsundere. M'enfin pour la semaine qui vient, je pense que mon choix va se porter sur... euh... rien d'intéressant dans la première poule, et dans la deuxième... erf, si ça continue je vais en être réduit à voter du Vampire Knight. Et j'ai cru remarquer que l'uniforme de Lucky Star n'avait pas été retenu... ça c'est du fail de compèt'.

mercredi 2 septembre 2009

Hajimete no Aku : ça me rappelle pourquoi j'aime aussi le DFC.

Tout commence par une de mes banales pérégrinations au sein du net, à la recherche d'un quelconque artwork de bonne qualité sur Ga-rei. Oui, pasque je viens de recevoir mon tome 1 par commande premium sur Amazon, ce qui m'a occasionné un regain de passion intempestif, commande qui me fut d'ailleurs apportée par un livreur à un moment où j'étais tranquillement en train de pioncer (Aucun intérêt me direz-vous, mais puisque je ne cause pas assez de ma vie sur mon blog j'ai décidé de disséminer un peu de 3615 My Life un peu n'importe où, ça évite de faire des articles dédiés potentiellement chiants et en sus ça fait du volume. Tac!). Toujours z'est-il qu'en cherchant ledit artwork sur la fonction image de google (si vous avez l'occasion, ne le faite pas, ça mène à rien) je rencontre une autre image qui ne manque pas d'attiser ma curiosité (une image dont j'ai mis pas mal de temps à comprendre ce qu'elle foutait dans une sélection dont les mots-clés étaient "Ga-Rei" et "Kyoko")

Menottes, bien ça. Pyjama, yep. Short hair, nice. Confirmation qu'on a pas affaire à un trap, nickel. Raep time éventuel, ça se défend. DFC... ? Pourquoi pas.
Et hop! 30 chapitres plus tard, je me trouve sans conteste en présence du sujet de mon prochain article (celui-ci, donc). Pourquoi?
Mais voyons chers amis, parce que flat chest is fine too!



Hajimete no Aku


Auteur : Syun Fujiki
Série en cours



Synopsis :

Le jour se lève, le soleil brille, les oiseaux chantent, le ciel est bleu et Watari Kyouko se rend compte en se réveillant qu'elle est menottée à son lit. Là-dessus, un individu masqué armé de scalpels et autres outils chirurgicaux entend bien la disséquer sur place, elle et son petit corps. Échappant in extrémis à l'ablation programmée, Kyouko apprendra par la suite que l'individu en question n'est autre que son cousin, un savant fou appartenant à une organisation machiavélique dont le seul but est de détruire la paix dans le monde, et que celui-ci va venir s'installer chez elle avec sa grande soeur.
Si Kyouko apprécie énormément sa cousine, qu'elle considère comme sa propre sœur, il en est une toute autre paire de manche de Jiro, le scientifique aux cheveux rouges finalement pas si dangereux que ça, mais dont la principale préoccupation va être de faire de Kyouko son sujet d'expérience préféré. Car entre un cousin machiavélique transféré dans son école, un fan-club à gérer, des inventions tordues et une augmentation mammaire que Jiro aimerait décidément bien effectuer sur sa chère cousine, celle-ci va devoir faire des pieds et des mains pour ne pas finir transformée en neko-girl.



Vous l'aurez compris, la principale attraction de Hajimete no Aku ("My First Devil" en bon japanglais) c'est son héroïne flat et ô combien kawaï : Kyouko. Car sous ses airs de garçon manqué trappesque, Kyouko se révèle un trésor de fan-service DFCien (dingue le nombre de mots qu'on peut inventer avec presque rien...). Tous les subterfuges et excuses sont employés pour vous faire AIMER le flat chest : scène de vestiaire, chutes intempestives, maillots de bain, ...
Ajoutez-y du nekomimi, du meganekko ('savez, ce culte des lunettes), des pyjamas, sommeil, sailorfuku, loli, zettai ryouiki, shy, blushing, ... braif, Kyouko-chan est à deux doigts de remplir à elle toute seul l'intégralité des moe-modes recensés par le saint-père.
Avec un accent tsundere qui ne se néglige absolument pas, Kyouko est l'archétype du protagoniste qui se retrouve prit au milieux d'un bronx dantesque et qui serait prête à tout pour qu'on lui foute la paix, quitte à se laisser opérer la poitrine par son cousin perfectionniste.
Inutile de rajouter que J'AIME.

Hell Yeah!


Pour un peu, on en oublierait presque tout le reste, et pourtant, en se penchant légèrement on peut trouver deux-trois autres trucs bien sympa.
Au hasard, cet empaffé de Jiro, sa coupe de cheveux dans le vent et sa cape multifonction qu'on aimerait bien avoir la même. Non content de brailler à qui veut l'entendre que le corps de Kyouko est sa propriété exclusive, il passe son temps à encaisser les coups de battes, à user de ses inventions loufoques et à exhiber sa dentition en parfaite santé en attendant de pouvoir dominer le monde. Bien entendu, il mettra peu de temps à se rendre compte que la flat attitude de sa cousine ne le laisse pas indifférent.

Les graphismes tout à fait honorables conviennent parfaitement à l'ambiance du récit : c'est soft, clair, et Kyouko en mode cheveux raides, c'est juste Epic.
Point.

Parsemé de gags ma foi pas désagréables, agrémenté de quelques seconds rôles rafraichissants tel qu'un fan-club un peu moins boulet que la moyenne ou la traditionnelle panoplie d'entremetteurs acharnés, la série parvient sans trop bouleverser les codes du genre à nous faire prendre en affection cette héroïne au caractère bien trempé et au loli-power transcendant (avec ce je-ne-sais-quoi de kyonkoiste...), dont on attend la prochaine scène fan-servistique avec une étonnante impatience.
Plus encore si l'on ne se croyait pas automatiquement friand du genre.



Si l'on peut accuser une petite baisse de régime aux environs du vingtième chapitre, Hajimete no Aku reste une série qu'on aime à suivre. Résolument classique dans ses fondements le manga se montre néanmoins étonnamment attachant dans sa conception.
Un petit succès à mettre à 75% sur le compte de son héroïne, à 50% sur Jiro et à 47% à se partager sur tout le reste. Les bons comptes font les bons amis.

Et puis zut, un peu de DFC soft dans ce bas monde rempli de dangereux pervers, ça fait pas de mal. Groumf m'en parlait encore récemment... mais impossible de remettre la main sur ce doujin ou une iichou déguisée en pirate prend du plaisir avec son sous-fifre, ça fait deux jours que je cherche mais j'en ai marre de retarder cet article.
C'est bien là le malheur de 4chan, éphémère...

(Si ça dit quelque chose à quelqu'un, et que ce quelqu'un a un lien, je suis preneur!)



A fait pas de mal, j'vous dit.