jeudi 24 décembre 2009

Houkago Play : Do you wanna play with me?

L'expérience m'a appris que noël, c'était bien surtout quand on savait quoi se faire offrir, que ce soit par soi-même ou par les autres (et je zut tous ceux qui viendront me parler de l'aspect convivial, famille, gueleton et tutti quanti). Seulement voilà, la seule et unique chose que je souhaiterais vraiment trouver sous mon sapin le soir du réveillon se trouve planqué dans un recoin du japon, loin, très loin de toute boutique en ligne exerçant la vente à l'étranger. Du coup, je me demande sérieusement si je n'aurais pas plus vite fait d'aller chercher la chose en question moi-même...
Mayrde, stune idée, ça...

Blablateries mises à part, le Grimanoir reprend du service après une petite période dédiée à la confection d'une fanfiction en vue d'un concours organisé par la très-haute, j'espère pouvoir vous la faire partager une fois que les juges (im)partiaux auront rendu leur sentence.
Sur ce, et comme ça commence à devenir un peu la routine dans les environs, je m'en vais vous causer d'un petit manga plutôt atypique que j'ai récemment découvert lors d'une de mes nombreuses soirées passées au coin du feu, laissant mon esprit dériver au gré de visions suaves et poétiques...

Hougako Play


Petit manga sans prétention (ce qui ne l'a pas empêché d'obtenir un succès suffisant pour donner naissance à quelques produits dérivés forts sympathiques et toute une pléthore de doujin H...), Houkago Play ou "After School Play" nous narre le quotidien un brin geekesque d'un couple de gamer (Comme quoi HP se poserait en preuve qu'on peut être otake et en couple, cela dit ça reste à confirmer) qui tenteront occasionnellement de faire évoluer leur relation jusqu'à un point plus... physique (désolé de péter immédiatement l'ambiance mais non, pas de H dans HP (et promis, j'arrête avec les parenthèses à répétitions)) le tout sous forme de 4koma.



On touche donc ici à du slice of life pur jus, l'actio... euh, le récit se déroulant presque exclusivement dans la chambre du petit copain (petit de corps et d'esprit) recevant la visite de sa tsundere de petite amie (Qui n'est pas petite du tout, par contre, question tsundere... (j'avais pas dit que j'arrêtais avec les parenthèses?)). Au programme : de passionnantes discussions philosophiques soutenues par de solides argumentations ayant pour objet la nécessité d'acheter Met¤l Gear, d'excitantes parties de jeu de course à vous en décoller les mirettes, des talons hauts, de la domination, des lattages en règle (beaucoup) dans la plus ancienne et respectueuses tradition tsundere avec pour épicer des instants dere à vous en frapper la gueule sur une mine de crayon, les amateurs de blush vont baver.



Certains d'entre vous pourront me dire : "Le trait est tout de même un peu bizarre", ce à quoi je leur répondrais d'un ton incisif : "C'est pas faux, ça plaira pas à tout le monde". L'ensemble dégage une vague impression de prémisses burtoniennes, avec nos deux persos tirant des tronches assez improbables tout du long (les scènes de blush constituant une certaine forme d'apothéose). Pour autant, si l'on parvient à accrocher aux graphismes, on se prendra vite à apprécier ce duo pour le moins original, même si ne démontrant pas une diversité transcendante dans leurs activités quotidiennes (ce n'est certes pas ce que l'on attend d'un 4koma slice of life, mais l'impression de répétition a tendance à se faire très présente).

Le principale intérêt que je retiendrais de ce one-shot, c'est bien entendu la relation entre les deux persos, qui subiras tout du long une progression en dents de scie. Mais commencer une histoire avec un couple tout ce qu'il y a de plus amoureux (même si se gardant bien d'en faire trop étalage), ça a un petit quelque chose d'aussi rare que plaisant.
La petite amie fait des pieds et des mains (surtout des pieds, en fait) pour se "rapprocher" de son petit copain et enfin lui dérober un sacro-saint baiser... seulement ça, c'est jusqu'à ce que sa nature de tsundere ne vienne immanquablement tout faire foirer. De son côté, le petit copain ne fait pas montre d'un besoin excessif de chaleur humaine, mais saura prendre les devants devant l'adversité.



Braif, si l'on excepte un design tout ce qu'il y a de plus conceptuel et une possible lenteur en milieux de parcours (largement compensée par la partie finale), Houkago Play saura raviver l'espoir qui sommeil en certains d'entre nous, celui de croire que l'on peut être un gamer et avoir une tsundere qui passe vous voir tous les jours pour faire des parties de bomberman avant d'essayer désespérément de vous embrasser. J'ajoute qu'en l'espace de 130 pages, j'ai fait des progrès considérables en argot anglais... mais ça ne concerne peut-être que moi.

Vous pouvez tester, ça claque.




Ah, j'oubliais, puisque maintenant quand on bloggue il faut être philosophe et proposer une argumentation béton, je prend soin de préciser que cet article a été approuvé par Mark Gormley.
Si ça c'est pas de l'argument qui claque...

Aucun commentaire: