mardi 4 mai 2010

Une pelletée pour la route.


En ce moment, j'ai beaucoup de temps libre. Enfin, façon de parler parce qu'avec toutes les choses que j'ai prévu de faire durant mon temps libre, j'ai plus une seconde pour souffler. Et parmi toutes ces choses, il y a la sortie de léthargie de ce blog qui, mine de rien, commencerais vaguement à prendre la poussière.
Donc, comme j'ai découvert pas mal de mangas intéressant ces derniers mois, je vais gagner du temps et des articles en vous concoctant un petit listing accompagné d'impressions, vous en ferez ce que vous voulez.

Let's LagoonPar Okazaki Takeshi

Yamada est un de ces bons vieux lycéens standards, blasé de tout, indifférent à son avenir et affublé d'une coupe de cheveux improbablement hérissée. Son seul soucis dans la vie, c'est de s'être réveillé sur île déserte avec une solide amnésie. Infoutu de se souvenir comment il a atterris dans ce pétrin, il déduit des objets qu'il trouve autour de lui qu'il faisait parti d'un voyage scolaire qui a vraisemblablement mal tourné. Qu'à cela ne tienne, subsistant grâce à des rations de survies, il entreprend de construire un bateau avec les troncs d'arbres qui jonchent son île. Quatre jours après son réveil, il surprend une jeune fille occupée à piller sa nourriture...

A
vec 9 chapitres de sortis au jour où j'écris cet article, difficile de croire que la trame a beaucoup bougé depuis son départ, et cela même si on parle ici de chapitres mensuels. Que nenni! Il s'en est passé des choses en 9 chapitres. Car si tout commence agréablement comme le récit de la vie de tous les jours sur une île déserte entre deux adolescents dans la fleur de l'âge (le temps de s'attacher aux personnages), une suite d'évènement viendra orienter l'histoire dans une toute autre direction, pour le moins surprenante et assez soudaine. Sans trop en dire, j'ajouterais simplement que tout amateur de Lost ne manquera pas d'esquisser un sourire amusé. Y a du mystère, et pas du petit (Le genre qui vous fait dire : "Mais...! Mais merde! Mais... zut, 'tain, mais quoi?", à peu de choses près).

En ce qui me concerne je suivrais assidument la suite, pour savoir de quelle manière l'auteur viendra démêler ses paradoxes. J'en profite pour préciser qu'il s'agit d'un seinen. Ce qui peut avoir son importance concernant le signe sous lequel sera placé la fin...




Sankarea
Par Hattori Mitsuru

Oui, oui, c'est bien le même mec qui a fait Umisho.
Maintenant qu'on a enfoncé la porte ouverte de Captain Obvious, lorgnons le topo :
Furuya est un de ces bons vieux lycéens standards, blasé de tout, indifférent à son avenir et affublé d'une coupe de cheveux improbablement hérissée. Sa seule passion dans la vie, c'est les zombies.
Les zombies...
Boarf, ça ou autre chose...
Sévèrement parti dans son trip, Furuya passe donc son temps entre les films de zombie, la concoction de mixtures déconseillées et le rêve de rencontrer un jour une jolie fille zombie avec laquelle il pourra couler des jours heureux et décomposés. C'est une nuit où il tente de mettre au point une potion de résurrection pour son chat momentanément décédé que Furuya rencontre la belle Sankarea, lycéenne de son état qui fait battre bien des cœurs. De cette rencontre naîtra une relation s'annonçant sous les meilleurs hospices, jusqu'au jour où...

Le point fort de ce manga, c'est sans doute son pitch parfaitement improbable qui attise immanquablement la curiosité, et cela même si la trame est prévisible à cent-lieux (une petite amie zombie, sans déconner, fallait la creuser celle-là...) 4 chapitres à ce jour, c'est encore très peu, mais ça rempli bien son rôle : je continuerais à suivre.




Deus ex Machina
Par Wataru Karasuma

Non, rien à voir avec le corniaud de Miraï Nikki.
Machina est une de ces bonnes vieilles lycéennes standards, blasée de tout, indifférente à son avenir et affublée d'une coupe de chev... Ah non, merde.
Je recommence :

Les "Mécanismes", des androïdes de combat crées par les hommes, sont devenus une menace depuis la fin de la guerre qu'ils ont eu à mener. Certains sont entre les mains d'opportunistes qui se servent d'eux comme gardes du corps ou assassins, d'autres errent sur les terres arides, attaquant tout voyageur.
Afin de remédier à ce chaos, une organisation, l'AMC, envoie différents agents sur le terrain pour éliminer les Mécanismes renégats. L'un d'entre eux, Machina, une jeune fille au caractère exécrable, s'aventure ainsi dans différents villages accompagnée de son Mécanisme, Deus.

Prenez une copie conforme de la princesse vampire de Dance in the Vampire bund, virez le côté fleur bleu et ajoutez-lui une surdose de sadisme et d'égoïsme, mélangez à un arrière-goût de Fullmetal Alchemist, saupoudrez de quelques seconds rôles plaisants et servez avec une identité propre qui se dégage lentement mais sûrement.
La seule chose qui fait suer c'est le gosse pleurnichard qui s'est mit en tête de coller aux basques de Machina, m'enfin c'est bien peu de chose.



Sinon pour les retardataires qui comme moi n'avaient pas calculé que la publication de Gantz avait reprit depuis belle lurette, vous avez 15 chapitres transcendants à rattraper. Sans déconner, en matière de guerre totale on touche au paroxysme.

Sur ce, je m'en retourne dessiner.

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