mercredi 27 juillet 2011

Pourquoi personne n'a le droit de vivre sans avoir lu The Lucifer and Biscuit Hammer... Bordel!







On le sait tous, l’un des plus grands plaisirs du geek est le partage. 
Oui, oui.

Discuter d'une série, débattre de son contenu, s'en émerveiller ou troller dessus comme un porc sont de ces activités qui comme les orgies ne peuvent s'effectuer qu'à plusieurs et peu de choses sont aussi gratifiantes que de d’aiguiller par la force un proche vers une œuvre appréciée pour alors procéder à un échange d’avis. Il conviendra ensuite de s'en féliciter si votre engouement est identique, ou bien de salader ledit proche à coups de pelle si celui-ci émettait un avis négatif sur l'œuvre si généreusement proposé.
En effet, il arrive que l’on se trouve marqué par un manga, un anime, un film, une recette de cuisine ou une position du Kamasutra dont on n’avait pas ou peu entendu parler auparavant et qui atteint à nos yeux le statut de perle. Mais lorsque l'on réalise être le seul quidam parmi son cercle de connaissances à avoir jamais posé les yeux sur cette fameuse perle, c’est le drame. Vos proches sont alors condamnez à vous apparaître comme de malheureux incultes tandis que vous vous retrouvez à ruminer des critiques mentales enthousiastes dont personne ne profitera jamais.
C’est ce qui m’est arrivé (et continue de m’arriver) avec un manga de haute qualitay qui demeure inconnu d’une trop grande portion de l’otakisme français… et ça me fait chier.

Pourquoi ça me fait chier ?

Parce que le manga en question est juste BIEN.
Pas juste bien.
Juste BIEN.

LE BIEN.

THE BIEN.

DAH SCHON, MERDE !

Et que les gens autour de vous ne soient pas au courant… enfin, vous savez ce que c’est quoi. Cet intense, lancinant, hauuuuutement désagréable sentiment de supériorité que votre modestie naturelle vous pousse à détester. Cette impression de savoir quelque chose d’extraordinaire qui vous octroie à coup sûr une longueur d’avance sur le reste de l’humanité... c'est si pesant.
Vous n’avez alors qu’une seule pensée en tête, qui vous obsède, vous taraude sans répits…

« Ce manga est BIEN. Il faut le faire savoir… »


… Heureusement pour nous, j’ai un blog.

Et comme diraient mes amis imaginaires : « Si tu veux éduquer les masses, écris un article, bordel ! ».
Par ailleurs, depuis les sorties dans nos contrées de The World God Only Knows, Deadman Wonderland et Kara no Kyoukai, preuve est faite que l’ensemble des éditeurs français sont des lecteurs assidus du Grimanoir qui n’attendent qu’un mot de ma part pour déceler les perles que la japanime a à nous offrir !
En plus, l’air de rien, ce sera mon premier article publié sur Nanami. S’agit de mettre les bouchées doubles !
Je vais donc de ce pas et sous vos yeux accomplir mon devoir de blogogeek en distillant la bonne parole… mais en y mettant les formes.
Car à tout seigneur, tout honneur et quitte à vouloir transmettre l’intégralité de sa PASSION, autant y aller FRANCO.
Je n’ai qu’un objectif : vous CONVAINCRE. Une seule ligne éditoriale : vous VENDRE DU RÊVE. Alors OUBLIEZ tout ce que vous avez bien pu lire de pertinent sur l’art de la critique ou l’objectivité en dix leçons.
La joie va transpirer, la PASSION couler à flot et les superlatifs tomber aussi drus qu’une pluie normande un jour d’automne toute l’année.
A partir de TOUT DE SUITE, c’est le fanboy qui parle et ça va CHIER, alors...




Oh ouais.






"Un matin, quand je me suis réveillé, il y avait un lézard sur mon lit.
Nous nous sommes regardés lui et moi, et le premier à briser le silence...
... fut lui.

 Je suis le chevalier Sir Noi Crezant. La Princesse protège cette planète, toutefois un grand nombre de sorciers maléfiques est apparu. Je suis venu solliciter vos nobles services dans l'espoir de sauver le monde de la destruction.


... Dehors, il faisait beau."

Et ce n'est qu'un début.





Titre  qui déglingue : THE LUCIFER AND BISCUIT HAMMER
Titre original moins clinquant mais qui poutre quand même : Hoshi no Samidare
Support : Manga uniquement (Mais que fait Gainax ?!)
Genre : Comédie/aventure/romance/perfection !
Publication : 10 tomes de pure awesomeness, série finie avec classe et style fin 2010.
Auteur charismatique : MIZUKAMI Satoshi



The Lucifer and Biscuit Hammer, donc, que j’appellerais THE LUCIFER tout au long de l’article par commodité et surtout parce que ça suinte le RESPECT.
Selon l’un des trop rares articles français sur le manga, écrit par Sirius, celui-ci indique que le « Biscuit Hammer » aurait un rapport avec la chanson éponyme du groupe The Pillows.
Je veux bien le croire, la chanson déboîte.

Ce détail réglé, penchons-nous maintenant sur…





DAH STORY ! 

Si les premières lignes du récit rapportées au-dessus ne vous ont pas suffit, voici l’AWESOME résumé de l’AWESOME histoire qui vous attend dans l’AWESOME THE LUCIFER.

Yuuhi Amamiya, avisé et pragmatique étudiant de 18 balais, se réveil un matin avec un visiteur écailleux sur ses draps. Lorsque ce dernier lui confie une mission de la plus haute importance impliquant la survie de la planète elle-même, Yuuhi n’hésite pas.



Parce que Yuuhi, la survie du monde, c’est pas qu’il s’en branle des deux mains, mais un peu quand même.
La faute à un passé pas simple qui en a fait un garçon un tantinet amer.



Seulement voilà, ces raclures de forces du mal ne lui demandent pas son avis et ce n’est que de justesse que Yuuhi échappe à une mort certaine, grâce à l’intervention d’une charmante jeune fille d’un prototype de la surpuissance : Samidare « Sami » Asahina, 16 ans et fameuse princesse à la tête des défenseurs de la Terre.

Tu la sens ma surpuissance?

Ainsi, Yuuhi, Sami, Noi et les autres chevaliers – les Beast Knights – aidés de leurs animaux respectifs vont devoir se sortir les doigts du cul et unir leurs forces pour sauver la Terre des hordes de Golems, du mage maléfique et de son terrrrrifiant Biscuit Hammer prêt à défoncer la planète d’un seul coup !

DAH BISCUIT HAMMER, on vous dit!

Si le pitch vous semble déjà raisonnablement barré… c’est que vous êtes facilement impressionnable et un rien crédule.
Un jeune héros qui se range du côté de la justice ? Une princesse déterminée à protéger la Terre ? Et pourquoi pas une troupe de chevaliers dévoués à leur cause possédant chacun un animal totem, avec éventuellement une armure qui brille et une tendance à l’homo-érotisme freudien ?






ER-REEUUUUUUUUUUUUR !


Malgré l’envie, je m’abstiendrais de spoiler les véritables motivations de Sami et la réaction de Yuuhi qui font là une grosse partie du sel de la série, et permet de progresser dans l’histoire avec constamment un deuxième niveau d’intrigue. L’auteur cumule ainsi détournements sur détournements des codes du genre et fait monter la sauce jusqu’au dénouement parfaitement EPIQUE.
Pas moyen de s’ennuyer. TOUT est intéressant et rondement mené de A à Z (et pas sur un AZERTY) au fil des dix tomes, qui paraît avec le recul un excellent format. On sent que l’auteur a conduit son histoire là où il voulait en suivant les meilleurs chemins. C’est clair, net et concis tout en prenant son temps, qualités qu’on ne trouvera généralement jamais dans un grand shōnen populaire pour d’évidentes raisons (que Bakuman nous a récemment expliqué de manière très lolesque, au passage). Notez que je ne me fais pas d’illusions, monsieur Mizukami n’a sans doute pas fait son manga libre de toutes contraintes… sauf que ça se voit carrément pas~. Le mec s’est fait plaisir et nous aussi.

Bref, la personnalité du duo principal, leur relation, leur évolution et plus généralement celle de chacun des personnages de la série est indéniablement le point fort de THE LUCIFER, ce qui m’amène à embrailler de suite sur…



LES GOD DAMN PERSONNAGES !!

C’est simple : pas UN perso n’est à jeté dans l’ensemble du casting (Plus d’une trentaine si on compte les animaux), un pur sans faute de PGM, un perfect de warrior, un chuck-norrisme à l’état brut.
Entre le charismatique martialiste de la justice, le rival sympa mais glauque… mais sympa, le jeune-vieux pas très à cheval qui aimerait bien l’être, le fameux mage démoniaque ou même toute la clique des Beast Knights, on ne tape que dans la qualitay. Sans être approfondis outre-mesure, chaque personnage dispose d’une personnalité notable et attachante. On trouve bien sûr des stéréotypes, mais ceux-ci sont maniés avec adresse, pour donner des caractères à la fois familiers, crédibles et, d’une certaine façon, vivants.

Tu vas le sentir passer, mon gros charisme.

Pour faire bonne mesure, les Beast Knights disposent tous d’une habilité spéciale dérivée de leur pouvoir, le « Domain Control ». C’est un peu casse-couille à décrire, alors vous vous ferez votre idée. Une habilité souvent très basique qui demande à son utilisateur de faire preuve d’astuce s’il veut se sortir d’une embûche en moins de deux morceaux. Ce qui permet des scènes d’une badasserie décapante. Il est d’ailleurs amusant de constater que dans un manga, plus le pouvoir de base obtenu au début par le héros est pourri, plus celui-ci sera amené à devenir un Dieu (si t’en est que l’auteur soit un minimum doué), Luffy témoignera, je pense.

Le background, l’évolution, la caractérisation de chaque personnage est dosée en fonction de son degré d’implication dans l’histoire. On en sait toujours assez, pas tout, mais suffisamment pour apprécier les interventions de tout le monde. Une fois de plus, l’auteur a géré sa mère.


A côté de ça, THE LUCIFER et ses personnages savent porter fièrement le statut de comédie de la série, donnant de leur personne pour accomplir des gags misant sur l’humour à froid et les comportements un rien décalé (Yuuhi est sans doute l’un des pervers les plus DIGNES de la création).

Non, je n'ai pas trafiqué cette image (et non, ce n'est pas Yuuhi).


Mais ne croyez pas que tout ce petit monde va se contenter de rigoler pendant dix volumes.
C’est une guerre.
Et la guerre, c’est moche, c’est sale et ça tue.
Il y aura des morts, du sang, des larmes, des cris, des genoux écorchés, des chemises chiffonnées, des gros mots et même des bobos au doigt.
Vous êtes prévenus, venez pas pleurer.

Semée d’embûches, la route de ces Beast Knights sera l’occasion pour eux d’évoluer. L’exemple le plus éloquent étant bien sûr Yuuhi, qui se trouvera complètement métamorphosé par cette aventure parfois dure mais chaque fois enrichissante.



DI GROSSEUH CONCLUZIONNE ! ACH!

Je vous avais prévenu et ça ne vous aura de toute façon pas échappé, j’ai laissé l’objectivité au placard pour cet article. Cela m’a par exemple permit d’éluder la question des graphismes parfois inégaux… parce que c’est pas qu’on s’en branle, mais beaucoup quand même. D’autant que récemment, surtout en sortie de ciné, j’ai trop souvent eu des pensées connes du genre « Le scénario pêche mais c’est vrai que graphiquement c’est très joli ! Haha~ »… Alors je dis FUCK ! Et je dis VENGEANCE !


J’ai également pris grand soin de ne finalement presque rien dévoiler du scénario. Je pense que THE LUCIFER ne peut se savourer pleinement que si l’on découvre soi-même toute l’aventure en allant de surprises en surprises.
Et des surprises, il y en a.

Je vous certifie donc sur l’honneur que THE LUCIFER vous fera passer un excellentAWESOME moment de lecture. Armé de ses réflexions adultes et de son ton résolument décomplexé, envahi de personnages tous plus dégoulinants de JOUISSIVITUDE (et là on part sur les termes qui veulent rien dire) les uns que les autres et apothéosé par un final qui vous fera vous sentir INVINCIBLE, vous surkifferez.



Oui mes amis, comme moi, vous surkifferez.




Parce que ce manga est BIEN.












Comme point final, je comptais mettre un joli fanart pour exprimer en une image (vous savez, le truc qui vaut plus que mille mots) tout le bien que je pense de THE LUCIFER. Mais je n’en ai pas trouvé une qui me satisfasse vraiment.
Alors j’ai écouté mes amis imaginaires :
« Si t’es pas content, fais un fanart toi-même, bordel ! »

Donc voilà :



 Oui, je suis dessineux à mes heures et non, il n'y a pas de petit profit. 
En tout cas je pense que ça transmet assez bien le fond de ma pensée et l'ampleur de ma PASSION.



Une prochaine fois, je vous dirais pourquoi personne ne devrait être autorisé à mourir avant d’avoir lu DOROHEDORO.
Bien à vous!

mercredi 16 mars 2011

Comic Live in Paris : Bienvenue au Comipa!

*Passe un coup de balais*
...Voilà, voilà. On vire la poussière et on s'y met, dans la joie et la bonne humeur!


Elle pète pas la classe cette typo, sans déconner? Vive la France, mouahahaha!!


L'air de rien, les conventions en rapport ou dédiées à la japanime ont le vent en poupe dans notre hexagone. Alors certes, le succès n'est pas nécessairement au rendez-vous mais il fait néanmoins plaisir de voir des petits évènements se créer et grandir ci et dans le pays.

Le dernier en date (en vrai j'ai aucune idée de si c'est le dernier en date mais je vais pas me priver d'un petit effet de style) n'est pas des moindres. Il s'agit en effet de l'évènement Comic Live, un des plus grands salons du fanzine au Japon qui débarque le 26 mars à Paris.
Vu que le fanzina, c'est le BIEN, ça fait plaisir de voir un tel event arriver jusque chez nous. Car si le milieu amateur n'est pas tellement mit en valeur dans nos plus massives conventions, il sait se doter de bons coups de pied aux fesses pour redresser le niveau.

Donc pour résumer : de bô fanzines fançais et japonais, des dédicaces, une expo, une conférence sur le dessin manga, des goodies en vrac, du matos de dessin pour dessineux et surtout, de la PASSION!





Et puisque j'ai l'occasion de faire un peu de pub, je vous annonce que je serais moi-même à cet évènement pour y présenter un recueil d'illustrations réalisé en collaboration avec Sedeto et Baka-saru, avec le soutien de la Brigade SOS francophone.
Ce recueil baptisé "SwapZone" sera dédié au Genderswap. Avec une quasi-intégralité d'illustrations en couleur, fleurant bon la classe, le moe et les filles sexy! (Parce qu'il n'est pas question de laisser les yaoïstes se tailler la part du lion, hein les mecs! (et même certaines filles...)).
Alors viola, ça pèse une trentaine de pages, ça va de Mushishi à Umineko en passant par Code Geass, c'est fait avec PASSION et ça n'attend plus que vous!






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Concernant l'avenir du Grimanoir, cet article n'est pas là pour annoncer une grosse reprise des activités dans l'immédiat, mais pour confirmer que le coin est loin d'être laissé à l'abandon. Il se pourrait en effet que j'ai besoin de la place comme avant-poste dans quelques temps.
Car il se passe des choses en coulisse. Des choses dont vous n'avez pas idée...



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J'en profite pour adresser tout mon soutien au peuple japonais face à la situation qu'il doit affronter.
Tenez le coup, les gens!